« Les unitĂ©s de compte restent la clĂ© du succès de l’Ă©pargne vie patrimoniale »

 
 
 
Le cabinet Facts&Figures a élaboré une photographie inédite du marché selon les segments de clientèle Ses résultats sont riches d’enseignements dans une optique de positionnement concurrentiel des acteurs 
L’Agefi Actifs. - Votre étude segmente le marché français de l’assurance vie en trois parties : l’épargne vie standard, l’épargne vie patrimoniale et l’épargne vie gestion privée. Quels critères retenez-vous pour opérer cette stratification ?
Cyrille Chartier-Kastler. -Notre travail est bâti à partir des données de l’enquête annuelle de l’Insee sur la richesse des ménages. Celles-ci déterminent le seuil patrimonial à 450.000 euros, c’est-à-dire le seuil à partir duquel on peut considérer qu’un ménage détient un patrimoine. 24,2 millions de ménages se situent en dessous de ce seuil et un peu moins de 2,8 millions au-dessus. On notera que la clientèle qui intéresse les professions du patrimoine se limite à 10 % des ménages détenant 54 % de l’ensemble des actifs patrimoniaux et percevant des revenus annuels supérieurs à 70.000 ou 80.000 euros.
C’est sur ces 2,8 millions de ménages que nous avons fixé nos propres critères de détention d’épargne vie. Ainsi, l’épargne vie patrimoniale va correspondre à la clientèle appelée aussi « affluent »détenant des patrimoines compris entre 450.000 et 2,5 millions d’euros. Environ 2,73 millions de ménages sont concernés, dont 2,3 sont en dessous du seuil de l’ISF de 750.000 euros. Au-delà de 2,5 millions d’actifs patrimoniaux, on bascule dans l’épargne vie gestion privée accessible pour la clientèle fortunée ayant des actifs compris entre 2,5 et 10 millions d’euros, et la clientèle dite « family office » composée des très grandes fortunes dont le patrimoine dépasse les 10 millions d’euros. 57.000 et 11.000 ménages sont respectivement concernés à ce niveau.
Pour revenir sur notre définition de l’épargne vie, celle-ci se limite à l’assurance vie individuelle, hors contrat de retraite Madelin, collective ou contrats en points. Quant à nos estimations, elles sont établies par croisement des différentes sources : rapports annuels, flux par produits et par réseaux. J’ajoute que nous disposons d’une parfaite traçabilité de tous les éléments.

 

En 2008, les effets de la crise se sont-ils ressentis différemment selon les segments ?
- Certains ont plus souffert que d’autres. 2008 a été une année particulièrement difficile pour les assureurs qui ont enregistré, selon nos critères de comptabilisation, une baisse de 12 % de leur collecte. L’épargne vie standard, avec une baisse de 10 %, et l’épargne vie gestion privée, avec une baisse de 9 %, ont surperformé le marché. A contrario, l’épargne vie patrimoniale, très axée depuis une dizaine d’années sur le développement des unités de compte, a été plus sensible aux aléas de la Bourse en marquant une baisse de 15 %.
Avec moins d’unités de compte, l’épargne vie patrimoniale, dont le modèle de développement économique repose pour l’essentiel sur les rétrocessions de frais de gestion sur encours d’OPCVM aux réseaux, connaîtra quelques difficultés en termes de développement et de rentabilité. A contrario, l’épargne vie standard, qui continue de supporter des frais sur versements et qui sert des rendements plus faibles sur les fonds en euros par rapport aux contrats destinés à la clientèle privée et à la clientèle gestion de fortune, reste profitable, en particulier pour les bancassureurs.
Nos chiffres montrent que la clientèle épargne vie gestion privée a moins d’appétence pour les unités de compte que la clientèle épargne patrimoniale. L’épargne privée est souvent entre les mains de particuliers, ex-chefs d’entreprise, ayant pris des risques durant leur vie professionnelle et recherchant avant tout la sécurité du fonds en euros. Ce dernier leur sera proposé le plus souvent avec un taux attractif payé par la collectivité des épargnants. C’est sur ce segment de marché et par le biais de cette approche à base de taux majoré que beaucoup d’assureurs vont chercher en fin d’année de gros tickets d’entrée pour améliorer leur collecte annuelle.

 

Comment se traduisent ces résultats sur les réseaux ?
- Les bancassureurs ont le plus décroché par rapport à la moyenne du marché avec des baisses respectives de 15,9 %, 20,7 % et 14,6 % en épargne standard, patrimoniale et gestion privée. Pour autant, leurs parts de marché sont significatives : 53,1 % en épargne vie standard, 46,2 % en épargne vie patrimoniale et près de 56 % en épargne vie gestion privée. Les CGPI et partenariats vie, c’est-à-dire les plates-formes et groupements d’indépendants, résistent mieux dans l’environnement difficile de 2008 avec une baisse de 11,7 % de l’activité en épargne patrimoniale et une production équivalente en vie gestion privée à celle de 2007. CGPI et partenariats pèsent 33,1 % de l’épargne vie patrimoniale et 30,8 % de l’épargne vie privée.
Concernant les autres réseaux, il est intéressant de souligner la monté en puissance des courtiers de proximité généralistes et des agents généraux d’assurance en épargne vie patrimoniale et gestion privée. En 2008, les premiers ont enregistré un très faible recul sur le premier segment de 1,3 % et une hausse remarquable en épargne vie gestion privée de près de 9 %, soit une surperformance de 17 % sur ce marché. Les seconds ont progressé en épargne patrimoniale de 1,6 %. Ils surperforment ainsi le marché de près de 17 %.
Ces résultats montrent que les efforts consentis par les compagnies en termes de formation mais aussi de rémunération sur les encours commencent à porter leurs fruits. Pour mémoire, les agents ne percevaient rien auparavant sur les encours. Agents et courtiers vie, beaucoup ayant les deux casquettes, sont donc des acteurs à surveiller. Côté réseaux salariés, les indicateurs montrent un net recul en épargne vie patrimoniale de près de 20 %. Plus de 57 % de leur activité reste centrée sur l’épargne vie standard. Ces réseaux sont rentables mais ils ont du mal à monter en gamme, globalement, sur le créneau de la gestion de patrimoine.
Un mot pour terminer sur les mutuelles sans intermédiaires, championnes de l’épargne standard. Avec une collecte 2008 inférieure de 4 % à celle de 2007, alors que le marché recule de 10 %, elles consolident leur position de numéro 2 sur ce segment en vendant des contrats simples, majoritairement en euros, avec de bons rapports qualité/prix. Leurs taux de rendement sont d’ailleurs en 2009 supérieurs à ceux des bancassureurs sur les contrats d’épargne standards. Elles commencent à s’organiser pour capter la clientèle patrimoniale. Ce sera long mais elles ont la capacité de séduire les classes supérieures en jouant sur leur approche mutualiste.
http://www.agefi.fr/articles/-Les-unites-compte-restent-cle-succes-lepargne-vie-patrimoniale-1123090.html

Patrimoine : tous les moyens pour mieux protéger son conjoint

 

Donation entre Ă©poux, testament, assurance-vie… Tous les moyens de protĂ©ger son conjoint, avec maĂ®tre Arlette Darmon, notaire chez Monassier Ă  Paris.   
Quel rĂ©gime matrimonial choisir ? Dans quelles circonstances faut-il en changer ? Qu’apportent les donations entre Ă©poux ? Quels sont les droits du conjoint survivant au moment du dĂ©cès ? Peut-on lui lĂ©guer davantage que ce Ă  quoi il a droit ? Faut-il rĂ©diger un testament ? Combien ça coĂ»te ? MaĂ®tre Arlette Darmon, notaire associĂ©e au cabinet Monassier Ă  Paris a rĂ©pondu Ă  vos questions en direct, le vendredi 29 janvier. Extraits (pour lire le compte-rendu intĂ©gral, cliquez sur ce lien).

DUBOIS: Est il vrai que les droits de succession entre époux ont été supprimés ?
adarmon: Oui depuis la loi TEPA du mois d’aoĂ»t 2007, le conjoint survivant ou le partenaire de PACS ne paye plus de droit de succession

Kalt: Quel est le rĂ©gime matrimonial le plus protecteur pour le conjoint survivant dans le cas d’une famille classique non recomposĂ©e ?
adarmon: Le rĂ©gime permettant une protection absolue est le rĂ©gime de la communautĂ© universelle avec clause d’attribution intĂ©grale au conjoint survivant en cas de dĂ©cès. Avec un tel contrat, tous les biens sont communs et le conjoint conservera tous les biens au dĂ©cès du 1er Ă©poux.

MN: quel est l’intĂ©rĂŞt d’une donation entre Ă©poux pour des conjoints mariĂ©s sous le rĂ©gime de la sĂ©paration de biens ?
adarmon: La donation entre Ă©poux est indĂ©pendante du rĂ©gime matrimonial. Elle permet d’augmenter les droits qu’aura votre conjoint sur votre succession..

Adam Francoise: Nous sommes sous le régime de la séparation de biens. Nous avons fait une donation entre époux. Peut-on léguer davantage ? Faire un testament apporte-t-il quelque chose de plus dans notre cas ? Un changement de régime pour la communauté universelle, est-ce une bonne idée ?
adarmon: La donation entre Ă©poux permet en gĂ©nĂ©ral au conjoint d’opter pour la part la plus importante qu’autorise la loi. Si vous avez des enfants, la part du conjoint sera effectivement limitĂ©e car les enfants sont des hĂ©ritiers rĂ©servataires (ils doivent recevoir une part minimum dans votre succession). Un changement de rĂ©gime matrimonial peut vous permettre d’assurer une meilleure protection du conjoint. Vous n’ĂŞtes pas oblige de passer par une communautĂ© universelle avec clause d’attribution intĂ©grale au conjoint, d’autres amĂ©nagements sont possibles. Parlez en Ă  votre notaire.

pateve: avec mon mari nous avons fait une donation au dernier vivant. Comment ĂŞtre surs que que ni l’un ni l’autre ne changera le contrat ?
adarmon: En gĂ©nĂ©ral la donation entre Ă©poux est signĂ©e par les deux Ă©poux en mĂŞme temps Chacun des Ă©poux consent une donation Ă  l’autre. Mais il s’agit bien de deux donations et chacun peut donc la rĂ©voquer librement sans informer son conjoint. Aucune garantie ne peut vous ĂŞtre donnĂ© sur le fait que votre Ă©poux ou Ă©pouse ne la rĂ©voquera pas. C’est une question de confiance. La donation entre Ă©poux vise l’ensemble des biens de votre patrimoine.

jicede35: J’ai citĂ©e mon Ă©pouse comme hĂ©ritière de mon assurance-vie. Ceci peut-il, Ă  mon dĂ©cès ĂŞtre contestĂ© par ma fille d’un premier mariage ? Elle hĂ©riterait, par ailleurs de 50°/° du reste de mes biens.
adarmon: L’assurance vie est hors succession et ne peut donc pas ĂŞtre attaquĂ©e sur la base d’une atteinte Ă  la rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire tout au plus votre fille pourrait attaquer pour primes manifestement exagĂ©rĂ©es. Toutefois pour Ă©viter tout souci il est toujours prĂ©fĂ©rable de respecter les règles de rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire.

gigi: Le conjoint peut-il hĂ©riter complètement d’une somme dĂ©posĂ©e dans une assurance vie sans partage avec enfant premier lit ?
adarmon: L’assurance vie est hors succession c’est Ă  dire que le contrat ne pourra pas ĂŞtre attaquĂ© pour atteinte Ă  la rĂ©serve hĂ©rĂ©ditaire des enfants. Toutefois les enfants pourront agir en justice si les primes versĂ©es sur l’assurance sont manifestement excessives.

ROROBOXI: Lors du dĂ©cès d’un des Ă©poux, les comptes bancaires sont soi-disant bloquĂ©s alors que le survivant a besoin d’argent pour pallier Ă  tous les problèmes qu’il rencontre Ă  ce moment-lĂ , y a t-il un moyen d’Ă©viter cette “idiotie”. Cela est-il vrai dans le cas oĂą les conjoints se sont donnĂ©s au dernier vivant et qu’ils avaient un compte joint au nom de M. ou Mme? Je dis bien “ou” et non “et”.
adarmon: Effectivement au dĂ©cès tous les comptes du dĂ©funt sont bloquĂ©s. Seuls les comptes joints continuent Ă  fonctionner et ce qu’il y ait ou non une donation entre Ă©poux.

FREDERICG: Auprès de qui faut-il s’adresser pour la rĂ©daction et la conservation d’un testament ? Combien faut-il compter Ă  la rĂ©daction et pour chaque rĂ©vision ?
adarmon: Pour vous aider à rédiger votre testament prenez contact avec votre notaire. il étudiera avec vous la forme du testament la plus adaptée à votre situation et en assurera ensuite la conservation. Comptez moins de 200 euros pour un testament authentique.

aizenay: Mon mari a fait un testament manuscrit me lĂ©guant ses biens. Nous avons 1 enfant ensemble et il a eu un enfant d’un prĂ©cĂ©dent mariage. Ce testament est il valable ?
adarmon: Ce testament reste valable mais s’il vous lègue tous ses biens votre legs sera rĂ©duit. En effet, les enfants sont des hĂ©ritiers rĂ©servataires et doivent recevoir une part minimum dans la succession de leurs parents (en prĂ©sence de deux enfants la part de rĂ©serve reprĂ©sente les 2/3 du patrimoine).

La Chambre des notaires de Paris organise une semaine d’information, avec des consultations gratuites, sur le droit de la famille, du 15 au 19 fĂ©vrier (pour tout renseignement sur cette manifestation : http://www.notairesetfamilles.fr). En attendant, rendez-vous vendredi prochain Ă  la mĂŞme heure (11h Ă  12h), pour un ch@t consacrĂ© aux prĂŞts immobiliers, avec Geoffroy de Bragadir, fondateur d’empruntis.com.
http://www.lesechos.fr/patrimoine/famille/300406932.htm?xtor=RSS-2066

MATCH Assurance-vie en France ou au Luxembourg ?

 

Les contrats d’assurance-vie haut de gamme relevant du droit luxembourgeois prĂ©sentent des atouts par rapport aux contrats français, notamment en terme de gestion financière et de fiscalitĂ©. Étude comparĂ©e.                                
Pour les contrats d’assurance vie s’adressant aux Ă©pargnants, la France fait bonne figure. Peu chargĂ©s, ses produits sont relativement performants comme l’illustre les rendements pour 2009. Mais dès qu’il s’agit de solutions haut de gamme destinĂ©es Ă  une clientèle soucieuse de gĂ©rer sa fortune et/ou de transmettre son patrimoine, les contrats de droit luxembourgeois constituent de sĂ©rieux concurrents.

Une gestion financière plus fine
Le Commissariat aux assurances luxembourgeois distingue trois types de contrats sur la base des capitaux investis :

- Ceux Ă  moins de 250.000 euros : possibilitĂ© d’investir dans un choix important de fonds. Par exemple des fonds monĂ©taires, obligataires, convertibles, des fonds investis en actions, des fonds assortis ou non d’un capital garanti.

- De 250.000 Ă  2.500.000 euros : le souscripteur peut investir dans les fonds Ă©numĂ©rĂ©s ci-dessus. De plus, il a la possibilitĂ© de transfĂ©rer un portefeuille titres cotĂ©s, Ă  condition de prendre la prĂ©caution de vendre dans un premier temps ses titres, puis de les racheter. Dans ce cas de figure, il loge son portefeuille titres dans l’enveloppe de l’assurance-vie luxembourgeoise. Quitte Ă  donner un mandat de gestion au gĂ©rant d’actifs de son choix, implantĂ© en France ou ailleurs, qui deviendra la banque dĂ©positaire du contrat dĂ©diĂ©. La rĂ©glementation française, elle, n’autorise pas de dissocier le dĂ©positaire du contrat, de la compagnie d’assurance.

- Plus de 2.500.000 euros : le souscripteur dispose bien sĂ»r des possibilitĂ©s dĂ©taillĂ©es ci-dessous. De plus, il peut intĂ©grer des titres non cotĂ©s dans son contrat. ” Au Grand DuchĂ©, la philosophie est simple : plus le souscripteur dispose de moyens financiers significatifs, moins il a besoin de protection, analyse Philippe Baillot, directeur de la Banque PrivĂ©e Ă  la Bred. Cette souplesse peut constituer une opportunitĂ© par exemple pour les actionnaires de sociĂ©tĂ© dans le cadre d’une opĂ©ration de rachat par les cadres “. En France, pas question d’intĂ©grer des titres non cotĂ©s dans un fonds dĂ©diĂ©.

Des avantages fiscaux pour les non résidents
A ce stade, il convient de distinguer si le souscripteur du contrat d’assurance vie de droit luxembourgeois rĂ©side en France ou non. ” Si le souscripteur rĂ©side en France, un contrat d’assurance vie de droit luxembourgeois ne lui procure aucun avantage fiscal spĂ©cifique, poursuit Philippe Baillot. Comme pour un contrat français, il doit acquitter les prĂ©lèvements majorĂ©s des retenues sociales en cas de rachats ultĂ©rieurs, et en cas de dĂ©cès, le contrat sera soumis Ă  la fiscalitĂ© française “. Rappelons que ces ponctions se chiffrent Ă  25% + 12,1% pour tout rachat effectuĂ© avant 4 ans, Ă  15% + 12,1% pour tout rachat rĂ©alisĂ© entre 4 et 8 ans, et Ă  7,5% + 12,1% pour les rachats opĂ©rĂ©s après 8 ans.

En revanche, si un contribuable français souscrit un contrat de droit luxembourgeois et devient non rĂ©sident (il paie ses impĂ´ts ailleurs qu’en France), il profite Ă  plein des conventions fiscales entre les deux pays, sachant qu’au Grand DuchĂ©, il n’existe pas de retenue Ă  la source. Qu’il s’installe par exemple au Maroc ou en Grande- Bretagne, il pourra effectuer des rachats sur son contrat sans avoir Ă  acquitter les prĂ©lèvements majorĂ©s des retenus sociales. Autre avantage : en tant qu’expatriĂ©, le souscripteur n’a pas besoin de faire figurer l’actif de son contrat dans sa dĂ©claration ISF.

Le match France-Luxembourg
http://www.lesechos.fr/patrimoine/assurance/300406516.htm?xtor=RSS-2066

Bourse : les raisons de croire aux actions

 

Dans quel Ă©tat se trouveront les portefeuilles au 31 dĂ©cembre prochain ? Pour la première fois, nous avons rĂ©uni les avis de seize sociĂ©tĂ©s de gestion. A toutes, nous avons posĂ© les mĂŞmes questions : quelle orientation gĂ©nĂ©rale aux indices des marchĂ©s actions ; quelles perspectives d’Ă©volution des taux pour les obligations, quel niveau d’inflation, la tendance pour le dollar et le prix du bail. Les trois quarts des investisseurs professionnels ont placĂ© les actions en tĂŞte de leurs actifs prĂ©fĂ©rĂ©s. Certes, ils n’excluent pas des parcours chaotiques, voire des consolidations Ă  court terme. Mais ils prĂ©fèrent quand mĂŞme les titres d’entreprises aux obligations d’Etat. Dans la mĂŞme logique, ils privilĂ©gient les titres d’emprunts privĂ©s. C’est l’enseignement majeur de ce dĂ©but d’annĂ©e : les entreprises inspirent dĂ©sormais plus confiance que les pays. Extraits choisis parmi les analyses des stratĂ©gistes.    
” Si on espère une performance Ă  2 chiffres, c’est sur les actions qu’il convient d’investir. ”
Rachid Medjaoui,adjoint au directeur de la gestion (La Banque Postale AM)

” La tendance sur les marchĂ©s actions ne sera pas aussi spectaculaire qu’en 2009, mais si on espère une performance Ă  2 chiffres, c’est sur les actions qu’il convient d’investir. Enfin, compte tenu de leur prix actuel, les obligations indexĂ©es sur l’inflation offrent une protection intĂ©ressante. Car, si nous n’envisageons pas une reprise Ă  court terme de l’inflation, nous ne pouvons pas l’exclure Ă  moyen terme. ”

” Les Français restent trop peu exposĂ©s aux actions. ”
Jean-Patrice Prudhomme, directeur de la gestion sous mandat (Barclays Wealth Managers)

” L’amĂ©lioration de la conjoncture devrait ĂŞtre plus modĂ©rĂ©e de part et d’autre de l’Atlantique alors que la croissance restera forte dans les pays Ă©mergents. Après avoir massivement placĂ© leurs Ă©conomies en produits monĂ©taires et en obligations du fait de la crise, les particuliers restent trop peu exposĂ©s aux actions, alors que ce placement est l’un des plus rentables sur longue pĂ©riode. Nous surpondĂ©rons donc les actions. ”

” Le marchĂ© boursier directeur n’est plus Wall Street, mais Shanghai. ”
Eric Le Coz, membre du comitĂ© d’investissements (Carmignac)

” Le rééquilibrage Ă©conomique global a dĂ©placĂ© irrĂ©versiblement les foyers de croissance vers les pays Ă©mergents dont la force de traction est dĂ©sormais telle que le marchĂ© boursier directeur n’est plus Wall Street, mais Shanghai. La reprise des pays dĂ©veloppĂ©s va rĂ©duire leur dĂ©ficit d’activitĂ© par rapport aux Ă©mergents. Y aura-t-il pour autant une surperformance de leurs Bourses ? Pas sĂ»r. Car l’inĂ©vitable ponction Ă  venir des excès de liquiditĂ©s va inciter les investisseurs Ă  plus de discernement. ”

” Les valorisations rendent possible un retour des OPA. ”
Julien Vincenti, gĂ©rant allocation d’actifs (CCR AM)

” Les facteurs de soutien Ă  une poursuite de la hausse des indices semblent plus forts que les risques identifiĂ©s. Les conditions de financement sont meilleures et les valorisations rendent possible un retour des OPA. Enfin, l’effet retard de certaines analyses peut laisser la place Ă  de bonnes surprises sur les rĂ©sultats. Ces perspectives justifient un optimisme raisonnable. Mais la discrimination entre les supports et secteurs sera prĂ©pondĂ©rante. ”

” Les actions pourraient d’abord s’apprĂ©cier de 5 Ă  10 %. ”
Vincent Guenzi, stratégiste (Cholet Dupont)

” Pour l’instant, la conjoncture Ă©conomique reste bien orientĂ©e et les discours des grandes banques centrales sont plutĂ´t apaisants. Les actions pourraient d’abord s’apprĂ©cier de 5 Ă  10 %, puis ĂŞtre contrariĂ©es par une incertitude croissante (Ă©volution des taux, rythme de la croissance, dĂ©ceptions sur des rĂ©sultats). Sur l’annĂ©e, les indices devraient progresser modĂ©rĂ©ment… La sĂ©lectivitĂ© reste de rigueur. ”

” Les marchĂ©s sont au mĂŞme niveau qu’en 2003. ”
Frédéric Buzaré, responsable de la gestion actions (Dexia AM)

” Les actions sont la seule classe d’actifs Ă  ne pas avoir retrouvĂ© leur niveau de l’Ă©tĂ© 2008. Les marchĂ©s europĂ©ens sont au mĂŞme niveau que 2003 (actif net) alors qu’une hausse de 20 % des bĂ©nĂ©fices est possible. Les actions peuvent ainsi progresser sans que leur PER s’enflamme. La stratĂ©gie des haltères qui consiste Ă  concilier actions de croissance de qualitĂ© et titres plus cycliques semble ĂŞtre la meilleure pour profiter de la hausse des marchĂ©s, tout en restant prudent. ”

” Le moment est venu de sortir des emprunts d’Etat. ”
Bill O’Neill, responsable de la stratĂ©gie (Merrill Lynch Wealth Management)

” Bonne annĂ©e pour les actions, en particulier pour celles exposĂ©es Ă  la Chine, l’Inde, la Malaisie, l’IndonĂ©sie et la CorĂ©e et pour les titres cycliques, industriels et les matières premières. Les Ă©ventuels resserrements monĂ©taires au second semestre pourraient apporter un risque de choc brusque, mais de courte durĂ©e. Aussi, le moment est-il venu de sortir des emprunts d’Etat oĂą les risques semblent particulièrement patents sur les courbes de taux amĂ©ricains et britanniques. ”

” Le potentiel de performance des actions est encore important en particulier au Japon. ”
Matthieu Grouès, responsable stratégie et allocation (Lazard Frères Gestion)

” Les autoritĂ©s resteront prudentes alors que certains risques demeurent. Dans un contexte globalement favorable, les actifs risquĂ©s et les actions sont Ă  privilĂ©gier. Certes, ces dernières ont beaucoup progressĂ© depuis leur plus bas, mais les niveaux Ă©taient aberrants ! Avec la poursuite de l’amĂ©lioration Ă©conomique, le potentiel de performance des actions est encore très important, en particulier au Japon. ”

” Les actions continuent d’offrir d’intĂ©ressants points d’entrĂ©e. ”
Gerhard Aigner, directeur gĂ©nĂ©ral en charge de la gestion d’actifs (Raiffeisen)

” Les actions continuent d’offrir d’intĂ©ressants points d’entrĂ©e. On peut s’attendre Ă  une hausse mais il est plus prudent d’Ă©taler les investissements et de profiter des phases de baisse. A l’Ă©chelle mondiale, les investisseurs disposent de liquiditĂ©s considĂ©rables. Dans un contexte marquĂ© par une faiblesse durable des taux d’intĂ©rĂŞt, la demande pour des formes d’investissements plus rentables ne va cesser de s’intensifier au cours des prochains mois. ”

” De bien meilleurs rendements pour les actions. ”
Daniel C. Peirce, ” senior global strategist ” (State Street GA)

” En valeur absolue, les rendements sur bĂ©nĂ©fice estimĂ©s pour 2010 sont autour de 5 % pour le Japon, de 6 Ă  7 % pour les Etats-Unis et 8 % pour Europe. Ces rĂ©munĂ©rations sont bien au-dessus de celles des obligations gouvernementales ou d’entreprises dont la moyenne des rendements tourne autour de 2 % pour le Japon et les Etats-Unis, et de 3 % Ă  4 % pour l’Europe. Ces niveaux sont donc suffisants pour soutenir les actions aussi longtemps que les perspectives de profits reste saines. ”

http://www.lesechos.fr/patrimoine/sicav/300406940.htm?xtor=RSS-2066

AVIS D’EXPERT. “Le CAC 40 atteindra 4.600 points fin 2010″

Les gĂ©rants de Lazard Frères Gestion voient le CAC 40 Ă  4.600 points d’ici la fin de l’annĂ©e, soit une hausse de 15% Ă  20%. Les actions ne sont pas chères et possèdent, selon eux, un potentiel de hausse important. Les secteurs Ă  privilĂ©gier en 2010.                               
Pour 2010, Lazard Frères Gestion dĂ©voile un message positif. Matthieu Grouès, associĂ©-gĂ©rant et RĂ©gis BĂ©guĂ©, directeur de la gestion Actions, voient le CAC 40 Ă  4.600 points, soit une hausse de 15% Ă  20% sur l’annĂ©e. MalgrĂ© leur important rebond, les actions devraient effectuer un beau parcours cette annĂ©e. Interview.

Qu’attendez-vous de la Bourse de Paris en 2010 ?
DRMatthieu Grouès et RĂ©gis BĂ©guĂ© : Nous ne croyons pas Ă  un renversement de la situation par rapport Ă  2009. Les indicateurs Ă©conomiques et les Ă©lĂ©ments de valorisation plaident tous pour une poursuite du mouvement aux Etats-Unis et en Europe. Aux USA, les indices ISM de confiance des affaires qui existent depuis 50 ans et qui ne se sont jamais trompĂ©s retrouvent des niveaux Ă©levĂ©s. Les inscriptions hebdomadaires au chĂ´mage sont nettement orientĂ©es Ă  la baisse. Les entreprises amĂ©ricaines, qui ont beaucoup licenciĂ© dans la rĂ©cession, devraient rapidement augmenter leurs effectifs. Dans les autres pays, oĂą ce sont surtout les heures de travail qui ont Ă©tĂ© rĂ©duites, le retour Ă  des crĂ©ations d’emplois vigoureuses sera sans doute plus lent.

RĂ©gis BĂ©guĂ©, directeur de la gestion Actions - DRD’autres Ă©lĂ©ments peuvent ĂŞtre mis en avant : les prix immobiliers aux USA ne baissent plus, il y a mĂŞme une lĂ©gère progression. La consommation va repartir au niveau global et se maintenir Ă  un rythme soutenu en Chine et tirer ainsi l’Ă©conomie mondiale en 2010. Les actions ne sont pas chères et elles possèdent un potentiel de hausse important. De plus, 2010 sera Ă©galement une annĂ©e oĂą les OPA et les fusions acquisitions animeront le marchĂ©. Nos projections pour l’indice parisien CAC 40 sont de 4.600 points Ă  la fin de l’annĂ©e 2010. Un CAC 40 Ă  5.500 points d’ici trois ans ne serait pas un niveau aberrant. DĂ©but 2009, nous Ă©tions descendus Ă  un niveau de valorisation des actions comparable Ă  celui de la pĂ©riode de guerre 1939/1945.

Quels sont les tailles d’entreprises, les valeurs et les secteurs Ă©conomiques Ă  privilĂ©gier ?
Matthieu Grouès et RĂ©gis BĂ©guĂ© : Il nous paraĂ®t plus important de juger une entreprise par la qualitĂ© de son management, son niveau d’endettement et de rentabilitĂ© ou encore par son appartenance sectorielle que par sa taille. Il y a des entreprises - petites ou grandes - mal gĂ©rĂ©es et d’autres qui crĂ©ent durablement de la richesse. Si les petites valeurs peuvent offrir une certaine dĂ©corrĂ©lation des grandes, nous ne surpondĂ©rerons pas particulièrement ces titres en 2010. Nous prĂ©fĂ©rons oublier la taille de la capitalisation pour Ă©tudier la vraie valeur du titre.

De nombreuses valeurs sont encore Ă  50%, voire 60% de leur plus haut historique d’avant la crise. Par exemple, c’est le cas d’Axa qui est Ă  17 euros environ alors que le titre cotait 30 euros en 2007. Or le paysage dans l’assurance dommages et l’assurance vie, après s’ĂŞtre fortement dĂ©tĂ©riorĂ© en 2009, pourrait ĂŞtre Ă  nouveau très favorable. Pour sa part, BNP Paribas a prouvĂ©, dans un secteur pourtant très affectĂ© par la crise Ă©conomique et financière, qu’il Ă©tait capable d’y rĂ©sister sans endommager le retour aux actionnaires, et mĂŞme apte Ă  profiter de la situation pour rĂ©aliser des opĂ©rations opportunes, comme l’acquisition des actifs de Fortis. Nous sommes donc confiants dans certaines valeurs financières et certaines cycliques. Mais il y a aussi du potentiel dans des secteurs plus dĂ©fensifs.

Et quelle autre zone géographique mettriez-vous en avant ?
Matthieu Grouès et RĂ©gis BĂ©guĂ© : Les principaux risques qui sont avancĂ©s sont les retraits trop rapides des aides publiques et le pĂ©trole trop cher. Le premier risque nous paraĂ®t très faible. Le deuxième, dĂ©pendant d’Ă©lĂ©ments de marchĂ©s, est plus difficilement prĂ©visible mais la relative stabilitĂ© du pĂ©trole depuis le mois de juin est plutĂ´t rassurante. Nous ne croyons pas aux risques inflationnistes, car nous sommes en sous-production partout dans le monde. Europe et Japon pourraient ĂŞtre les marchĂ©s qui tireront le mieux leur Ă©pingle du jeu. Nous observons en effet qu’historiquement les marchĂ©s euro ont tendance Ă  amplifier les hausses du marchĂ© amĂ©ricain. Le marchĂ© japonais est très en retard. Il n’ a pas tirĂ© profit de l’annĂ©e 2009.

PROPOS RECUEILLIS PAR BERNARD LE COURT, Les Echos
A lire Ă©galement en rubrique “Finances personnelles” :
Interview “OĂą placer son argent en 2010″

http://www.lesechos.fr/patrimoine/bourse/300404786.htm?xtor=RSS-2066

Nouvel essor des crédits « subprime » aux Etats-Unis

Selon une étude de la Fed, les crédits immobiliers accordés à des ménages peu solvables atteignent actuellement 20% du total des nouveaux prêts aux Etats-Unis, la même part qu’en 2006, un an avant le début de la crise financière.
Après avoir quasiment disparu en 2008, les prêts immobiliers accordés à des ménages américains présentant un profil financier à risques refont florès. Selon une étude de John Krainer, économiste de la Banque de réserve fédérale de San Francisco, ces prêts «subprime» représentent actuellement 20% du total des nouveaux prêts attribués outre-Atlantique. Cette part équivaut à celle observée en 2006, un avant que la crise financière éclate, et alors que ces prêts étaient massivement alloués.

L’économiste précise toutefois que le nombre d’attributions de prêts hypothécaires s’est considérablement réduit. «L’écriture de nouveaux prêts hypothécaires a considérablement ralenti ces deux dernières années. L’endettement net des ménages adossé à un prêt hypothécaire a reculé à chaque trimestre depuis début 2006, et est maintenant négatif pour la première fois depuis les années 1970».
Un nouveau genre de crédit «subprime»

John Krainer souligne toutefois que les «subprime» actuels sont différents des produits « subprime » accordés avant la crise. Désormais, «les trois organismes de refinancement hypothécaire parapublics apportent un soutien sans précédent au marché immobilier, détenant ou garantissant près de 95% des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels», explique l’économiste de la Fed.

Les banques ne transforment donc plus les prêts risqués en titres échangeables sur le marché tant qu’elles ne bénéficient pas d’une garantie de l’Etat. De ce fait, la qualité des produits titrisés est davantage contrôlée: les organismes parapublics de refinancement hypothécaire que sont Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae y veillent. «Les titrisations réalisées en dehors des organismes parapublics avaient beaucoup plus de probabilité de comprendre des prêts à taux variable et de s’accompagner de renseignements incomplets sur les revenus et actifs de l’emprunteur», assure John Krainer.

Ce contrôle accru réduit donc les risques liés à la titrisation, une pratique qui n’est plus guère utilisée en dehors de ce type de prêts immobiliers. L’économiste souligne toutefois un inconvénient à l’encadrement des pratiques bancaires : cette intermédiation pourrait entraver le retour à la normale du marché immobilier.

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http://www.jdf.com/indices/2009/10/27/02003-20091027ARTJDF00013-nouvel-essor-des-credits-subprime-aux-etats-unis.php

La flambée du «Nasdaq chinois» inquiète

La première journée du Chinext, le marché des valeurs de croissance, s’est soldée par une envolée des 28 valeurs cotées sur ce marché. Certains craignent qu’elles ne viennent concurrencer les marchés de Shanghai et Shenzen.
Première journée en fanfare pour le Chinext, le marché des valeurs de croissance à la chinoise. Toutes les valeurs cotées sur ce marché ont nettement progressé sur la journée, si bien que le marché a dû être interrompu en cours de journée du fait de l’afflux important d’ordres d’achat.

Créé pour répondre aux besoins de financement des petites et moyennes entreprises, le marché regroupe pour l’heure 28 sociétés de taille moyennes, avec toutefois des contraintes moindres sur le plan réglementaire. Lancé ce matin, le succès de ce marché a été tel qu’il a suscité certaines inquiétudes chez les investisseurs.

Le risque, c’est que tout l’argent aille dans le GEM !

«Cela montre l’immaturité du marché chinois» lâchait Francis Lun, l’un des dirigeants de Fulbright Securities, à l’agence Marketwatch. «Tout le monde est pour un profit rapide, sans tenir compte de la valeur réelle de l’entreprise. Le risque, c’est que tout l’argent aille dans le GEM (Chinext) !» s’inquiète-t-il.

Les actions du producteur de cinéma Huayi Brothers Media ont ainsi grimpé à 91,80 yuans au plus haut dans l’après-midi, contre un prix d’introduction fixé à 28.58 yuans. Un peu plus tard, l’action terminera à 70.81 yuans. Même chose pour Beijing Lanxum Technology, qui a plus que doublé en journée par rapport à son prix d’introduction de 18 yuans, avant de terminer la séance à 33.75 yuans.

L’envolée des valorisations du compartiment fait notamment craindre un transfert massif de liquidité des marchés de Shanghai et Shenzen jusqu’au Chinext. Avec bien sûr tout les risques de bulle spéculative qu’une telle situation sous-entend. Dans une note adressée à ses clients, l’analyste Barole Shiu, d’UOB Kay Hian, indiquait que la valorisation moyenne des sociétés, à leur cours d’introduction, dépassait déjà 50 fois les bénéfices. «ChiNext est conçue pour financer l’innovation et la prise de risques. Par conséquent, la surévaluation est un souci».
http://www.jdf.com/indices/2009/10/30/02003-20091030ARTJDF00012-la-flambee-du-nasdaq-chinois-inquiete.php

Or : Analyse technique modifiée

Les moyennes mobiles à 50 et 150 jours respectivement à 1024.9 et 961.88, toutes deux sur une pente ascendante, ont installé la matière première Or dans une tendance haussière durable. Au-dessus du support graphique des 990, tout porte à croire que cette évolution devrait perdurer. On restera donc positif avec 1150, puis 1200 comme prochains seuils techniques.
Support 990 905 867
Résistance 1150 1200 1250
Précédent 1094.5
+ Haut précédent 1101.25
+ Bas précédent 1085.8
+ Haut année 1101.25
+ Bas année 801.62
MM5 1084.2
MM50 1024.9
MM150 961.88
.
Les sĂ©lections de valeurs donnĂ©es dans cette rubrique relèvent exclusivement de l’analyse technique. Cette mĂ©thode cherche Ă  dĂ©celer un consensus de marchĂ© Ă  partir de l’Ă©tude graphique et mathĂ©matique d’un historique de transactions

Les indemnités pour accident du travail taxées, le bouclier fiscal et le Scellier modifiés

En commission des finances, les députés ont voté pour la fiscalisation des indemnités pour accident du travail. Ils ont écorné le bouclier fiscal mais amélioré le Scellier.
 
Les dĂ©putĂ©s de la commission des finances de l’AssemblĂ©e ont adoptĂ© vendredi toute une sĂ©rie d’amendements touchant Ă  la fiscalitĂ© des particuliers. Certes, rien n’est dĂ©finitif car ces mesures doivent ĂŞtre adoptĂ©es en sĂ©ance Ă  l’AssemblĂ©e, puis au SĂ©nat, lors de l’examen du projet de Budget pour 2010. Mais un premier jalon est posĂ©.

• Taxation des indemnitĂ©s pour accident du travail : avec l’amendement adoptĂ© vendredi, les indemnitĂ©s journalières pour accident du travail versĂ©es par la SĂ©cu seront soumises Ă  l’impĂ´t sur le revenu (IR). La taxation s’appliquera Ă  partir des indemnitĂ©s reçues en 2010. Jusqu’Ă  prĂ©sent, elles Ă©taient exonĂ©rĂ©es. Toutefois, la part des indemnitĂ©s reprĂ©sentant la rĂ©paration du prĂ©judice (qui reprĂ©sente environ 10% du salaire) restera exonĂ©rĂ©e d’IR. L’approbation de la commission est une première victoire pour les tenants de la fiscalisation, au rang desquels se trouvent Jean-François CopĂ©, le patron du groupe UMP Ă  l’AssemblĂ©e et Eric Woerth, le ministre du Budget.

• Bouclier fiscal Ă©cornĂ© : l’amendement de Gilles Carrez, le rapporteur gĂ©nĂ©ral UMP de la commission, a Ă©tĂ© adoptĂ©. Dans le calcul du bouclier fiscal, les dividendes seront pris en compte Ă  100%. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas lorsque le contribuable a optĂ© pour la taxation au barème de l’IR. En outre, toujours pour le calcul du bouclier, les revenus ne seront minorĂ©s que des moins-values et des dĂ©ficits relatifs Ă  la mĂŞme annĂ©e. Il ne sera plus possible d’imputer les pertes anciennes. Ces mesures ne concernent toutefois que le calcul du bouclier. Les règles restent les mĂŞmes pour le calcul de l’IR.

• Scellier : la commission a souhaitĂ© modifier le dispositif Scellier, qui favorise l’investissement locatif. Le taux de rĂ©duction d’impĂ´t restera Ă  25% pour les logements acquis en 2010 ne respectant pas la norme « bâtiment basse consommation » (BBC), alors que le texte initial du gouvernement le ramenait Ă  20%. Pour les logements non BBC acquis en 2011, le taux sera de 15%. En outre, la commission a relevĂ© les taux de rĂ©duction pour les logements respectant la norme BBC, Ă  25% pour les acquisitions de 2011 et 2012 (au lieu des 20% prĂ©vus par le gouvernement) et Ă  15% en 2013.

• Madelin : le dispositif, qui devait s’arrĂŞter fin 2010, est prolongĂ© jusqu’au 31 dĂ©cembre 2012. Ce système permet de rĂ©duire son IR en investissant dans le capital de PME.

• Bases locatives : la commission souhaite que la rĂ©vision des bases locatives ait lieu en 2010. En cela, elle rejoint les souhaits du gouvernement. Ces bases sont le prix « administratif » du logement, qui est utilisĂ© pour le calcul des impĂ´ts locaux. Elles sont aujourd’hui obsolètes. La commission se garde toutefois de demander que la rĂ©vision des bases ait un impact dès 2010 sur les impĂ´ts des mĂ©nages.
http://www.lefigaro.fr/impots/2009/11/06/05003-20091106ARTFIG00602-les-indemnites-pour-accident-du-travail-taxees-le-bouclier-fiscal-et-le-scellier-modifies-.php

Les principaux paradis fiscaux sont européens

Le “top ten” des territoires opaques identifiĂ©s par Tax Justice Network concentre l’argent sale et celui de l’Ă©vasion fiscale. Y figurent cinq pays ou juridictions situĂ©s en Europe : le Luxembourg, la Suisse, l’Irlande, la Belgique et Londres. 
Non, les paradis fiscaux ne sont pas morts. ” Preuve en est le classement de 60 pays et territoires que vient de publier le TJN (Tax Justice Network) , rĂ©seau international d’experts et d’associations auquel participe en France la plate-forme paradis fiscaux et judiciaires “, souligne Jean Merckaert, chargĂ© du plaidoyer financement du dĂ©veloppement au CCFD (comitĂ© catholique contre la faim et pour le dĂ©veloppement)

Fruit d’un Ă©norme travail menĂ© sur plusieurs annĂ©es, ce classement est basĂ© sur un indice combinant le degrĂ© d’opacitĂ©, Ă©valuĂ© Ă  partir de 12 critères. Des territoires comme l’Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, les ĂŽles CaĂŻmans ou Jersey, aujourd’hui sur la liste blanche de l’OCDE, constituent pourtant des places financières centrales pour les acteurs en quĂŞte d’opacitĂ©.

Les oublis de l’OCDE
L’indice de TJN Ă©value plusieurs aspects cruciaux non pris en compte par l’OCDE, notamment :

- Le rĂ´le des trusts. En l’absence d’un registre ouvert aux autoritĂ©s de contrĂ´le comme il en existe en France pour les fiducies, ces mĂ©canismes prĂŞte-noms, grande spĂ©cialitĂ© anglo-saxonne permettent de masquer les donneurs d’ordre comme les dĂ©tenteurs de fonds.

- L’exigence d’une coopĂ©ration fiscale automatique et multilatĂ©rale. ” Le critère de l’OCDE - signer douze conventions d’Ă©change de renseignements fiscaux Ă  la demande - constitue une exigence beaucoup trop laxiste, comme en atteste la sortie de Monaco de la liste grise après que ce territoire ait signĂ© des conventions avec une dizaine d’autres paradis fiscaux “, poursuit Jean Merckaert. Actuellement des conventions ont Ă©tĂ© signĂ©es, mais elles ne sont pas encore votĂ©es par les pays signataires. RĂ©sultat : elles ne s’appliquent pas encore. ” Pour que la coopĂ©ration fiscale automatique et multilatĂ©rale bĂ©nĂ©ficie aussi aux pays en dĂ©veloppement, principales victimes de l’Ă©vasion fiscale, une moins une soixantaine de conventions fiscales par pays doivent ĂŞtre signĂ©es “, estime Markus Meinzer, consultant pour le TJN.

- L’importance de la coopĂ©ration judiciaire. Avec la mise en place effective des lois anti-blanchiment, elles permet de traquer efficacement l’argent du crime et de la corruption.

Le top 10 des paradis fiscaux
Le ” top ten ” des territoires opaques identifiĂ©s par Tax Justice Network concentre, Ă  l’Ă©chelle mondiale, l’argent sale et celui de l’Ă©vasion fiscale. Voici par ordre dĂ©croissant, les juridictions visĂ©e s: l’Etat du Delaware aux Etats-Unis, le Luxembourg, la Suisse, les Ă®les Cayman, La CitĂ© de Londres en Grande-Bretagne, l’Irlande, les Bermudes, Singapour, la Belgique et Hong Kong. Comme l’indice d’opacitĂ© tient compte surtout du volume financier de la place “off shore”, l’Ă©tat amĂ©ricain du Delaware apparaĂ®t en tĂŞte compte tenu du nombre de grosses sociĂ©tĂ©s qui y sont enregistrĂ©es. Dans le top 10, figurent cinq pays ou juridictions situĂ©s en Europe : le Luxembourg, la Suisse, la CitĂ© de Londres en Grande-Bretagne, l’Irlande, la Belgique.

Dans ce contexte macroĂ©conomique, on constate que la fraude fiscale rĂ©sulte de dĂ©placements de fonds au sein des grands groupes du CAC 40, voire des multinationales. Et lorsque le gouvernement français met l’accent sur la fraude fiscale des petits Ă©pargnants et la cellule de dĂ©grisement instaurĂ©e pour rĂ©gulariser des actifs dĂ©tenus Ă  l’Ă©tranger, nombre d’observateurs se demandent s’il ne se trompe pas de stratĂ©gie.

MARTINE DENOUNE, les Echos
http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/300388437.htm?xtor=RSS-2066

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