Il y a un an, le pétrole faisait trembler le monde
Le 11 juillet 2008, l’or noir rentrait dans l’histoire avec un prix record de 147,50 dollars. Or aujourd’hui, l’intensification de la crise économique est passée par là , brouillant les cartes, et plaçant la demande pétrolière au centre du jeu.
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11 juillet 2008. Ce jour-là , marchés financiers, pays consommateurs et automobilistes restaient sans voix face au nouveau pic atteint par les prix du pétrole : 147,50 dollars. Le point d’orgue d’une ascension entamée quelques mois plus tôt suite à la combinaison de plusieurs facteurs qui atteignirent un pic à ce moment : tensions géopolitiques, dollar à un niveau historiquement faible, envolée de la demande dans les pays émergents et boulimie des investisseurs pour les matières premières. Un an et deux jours après ces records historiques, la situation a radicalement changé. La crise financière et économique a eu le temps de s’amplifier et de remettre à plat une situation que certains analystes jugeaient inaltérable. Pourtant, les faits sont là , le pétrole a perdu plus de 60% de sa valeur d’antan, sous le coup d’une faible demande en raison de la conjoncture économique et du niveau relativement élevé des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis. Lundi 13 juillet, le baril de «light sweet crude» côte à New York s’échangeait à 59,30 dollars, soit presque 90 dollars de moins.
En un an, c’est également la psychologie du marché qui a changé. A l’époque, la moindre tension géopolitique dans les pays producteurs (Nigéria, Iran) pouvait faire monter en une seule séance les prix du pétrole de deux ou trois dollars. Aujourd’hui, cela n’est plus d’actualité, en tout pas comme avant. Autre changement, majeur celui-là : la crainte d’une pénurie a laissé place à la crainte d’une faible demande. La reprise économique tarde toujours à montrer le bout de son nez, et la demande en hydrocarbures s’en ressent. A ce titre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la consommation d’or noir devrait atteindre 83,8 millions de barils par jour (mbj) en 2009, soit 2,4 millions de moins que l’an dernier. Selon l’agence, cela s’explique par des données économiques «plus ¬faibles que prévu» dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), «en dépit des plans de relance massifs» engagés dans le monde. Selon Barclays Capital, «un pessismisme croissant sur l’économie et l’évanouissement de la confiance en une reprise subsistent, maintenant une bride étroite sur les prix».
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/07/13/04015-20090713ARTFIG00393-il-y-a-un-an-le-petrole-faisait-trembler-le-monde-.php



