Les Français travaillent plus de la moitié de l’année pour l’Etat

Les Français travaillent 195 jours par an  pour payer les dépenses publiques.        
C’est aujourd’hui le jour de ” libération fiscale “, selon l’association Contribuables associés, qui calcule chaque année le nombre de jours que ” consacrent les Français à travailler pour payer les dépenses des administrations publiques ” (195 en 2009).

Le gouvernement pourra rétorquer que le taux de prélèvements obligatoires devrait à nouveau diminuer sensiblement cette année, à 42 % du PIB, contre 42,8 % en 2008, 43,2 % en 2007 et 43,9 % en 2006. Et ” malgré le contrecoup des mesures fiscales du plan de relance [NDLR : qui jouent à plein en 2009], le taux ne remonterait que de 0,1 point de PIB en 2010 “,souligne le document de Bercy préparatoire au débat d’orientation des finances publiques, qui s’est déjà tenu à l’Assemblée nationale et qui aura lieu demain au Sénat.

Les prélèvements chutent plus vite que le produit intérieur brut, attendu en recul de 3 % cette année.

Faibles recettes de TVA
L’exécutif reste néanmoins discret sur le sujet pour une raison simple : la baisse du taux de prélèvements obligatoires s’explique surtout par l’effondrement des recettes fiscales anticipé pour cette année en raison de la récession. Les moins-values d’impôt sur les sociétés (dont les rentrées devraient être divisées par deux) sont les plus impressionnantes. S’y ajoutent de faibles recettes de TVA et des rentrées de cotisations sociales, elles aussi déprimées (avec une masse salariale prévue en baisse d’au moins 1,25 %).

Outre la conjoncture, les mesures du plan de relance contribuent aussi temporairement à amoindrir les recettes de l’Etat : remboursements anticipés de TVA, de crédit impôt recherche, baisses d’impôt sur le revenu, etc. Sans oublier la baisse de la TVA sur la restauration. Résultat : les prélèvements chutent plus vite que le PIB, attendu en recul de 3 % cette année.

Les limites de l’indicateur
A 42 %, le taux de prélèvements obligatoires reviendrait à son niveau de 1993 (42,2 %). Il était de 41,4 % en 1992. A l’inverse, un pic avait été atteint en 1999 (44,9 %), avec, à l’époque, une forte croissance qui générait des plus-values fiscales importantes. Cela montre d’ailleurs les limites de cet indicateur, dont l’évolution doit surtout être regardée à moyen terme. Au-delà des effets de la crise, la baisse du taux de ” PO ” résulte aussi des allégements fiscaux décidés depuis 2007, qui ont représenté 0,5 point de PIB selon Bercy, dont 0,3 point lié à la loi Tepa (exonérations de charges sur les heures supplémentaires, droits de succession) et le reste lié aux dégrèvements de taxe professionnelle
http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/300363228.htm?xtor=RSS-2066

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