Livret A et autres livrets : les taux de rémunération applicables au 1er mai

Livret A, Livret de développement durable (LDD), Livret bleu, Livret d’épargne populaire (LEP),… Les taux de rémunération des livrets dits “réglementés” baissent au 1er mai 2009, à l’exception notable de celui du plan d’épargne logement (PEL), qui du coup, redevient attractif. Retrouvez tous les nouveaux rendements.
Livret A, Livret de développement durable (LDD), Livret bleu, Livret d’épargne populaire (LEP),… Les taux de rémunération des livrets dits “réglementés” baissent au 1er mai 2009, à l’exception notable de celui du plan d’épargne logement (PEL), qui du coup, redevient attractif. Retrouvez tous les nouveaux rendements.
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Dans le sillage du Livret A, on le sait, c’est la rémunération de toute l’épargne réglementée qui baisse. Au 1er mai 2009, le taux du Livret vedette passera à 1,75% net, contre 2,50% depuis le 1er février et même 4% précédemment. Celui du Livret de développement durable (LDD, ex-Codevi) et celui du Livret Bleu (le Livret A du Crédit Mutuel) suivent le même mouvement avec une rémunération également ramenée de 2,50% à 1,75%. Ce n’est pas tout. Les autres Livrets dits “réglementés” (ceux pour lesquels l’Etat fixe les conditions et notamment le taux de rendement) n’échappent pas non plus à la baisse, selon les informations exclusives recueillies par lesechos.fr auprès du Ministère de l’Économie et des Finances (voir tableau ci-dessous).

Le livret A est un produit d’épargne défiscalisé détenu par 46 millions de Français. Depuis le 1er janvier, les banques sont autorisées à distribuer ce produit, jusque-là apanage de la Banque Postale et des Caisses d’épargne.
La rémunération de l’épargne réglementée au 1er mai 2009

Taux net                                                                                                       au 1er mai 2009                                                                                                Taux net précédent
Livret A                                                                                                             1,75%                                                                                                                            2,50%
Livret de développement durable (LDD, ex-Codevi)                     1,75%                                                                                                                            2,50%
Livret Bleu (Crédit Mutuel)                                                                       1,75%                                                                                                                            2,50%
Livret d’épargne populaire (LEP)                                                            2,25%                                                                                                                            3,00%
Plan d’épargne logement (PEL)                                                                2,50% (1)                                                                                                                     2,50% (1)
Compte d’épargne logement (CEL)                                                         1,25% (1)                                                                                                                      1,75% (1)
Livret d’épargne entreprise (LEE)                                                           1,25%                                                                                                                             1,75%

(1) hors prime d’état.

Source : Ministère de l’Economie et des Finances.
Le Livret Jeune et le Livret d’épargne populaire font mieux que le Livret A

Les foyers modestes doivent préférer le Livret d’épargne populaire (LEP) au Livret A. Mieux rémunéré, à 2,25%, il offre les mêmes avantages en terme de disponibilité de l’épargne et de fiscalité.

De même pour les épargnants de moins de 25 ans, qui doivent, eux, se tourner en priorité vers le Livret Jeune, toujours mieux rémunéré que le Livret A  _ les taux du Livret Jeune ne sont pas fixés par l’Etat, chaque banque en détermine librement la rémunération, généralement au-dessus de celle du Livret A. A la Caisse d’Épargne par exemple, le taux du Livret Jeune va passer à 2,75% net au 1er mai, contre 3,50% précédemment.
L’épargne logement retrouve des couleurs

Le seul produit réglementé dont la rémunération n’a pas été revu à la baisse au 1er mai 2009 ? Le bon vieux Plan d’épargne logement (PEL). Déjà en février 2009, sa rémunération était restée étale. Rémunéré à 2,50% ou à 3,50% sur quatre ans, selon que l’on utilise ou pas ses droits à prêt, PEL est donc redevenu attractif. Les souscriptions actuelles ouvrent droit à un prêt immobilier au taux de 4,20%, hors assurance.
MIREILLE WEINBERG,

http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300345491.htm?xtor=RSS-2066

Grippe porcine : notre dossier complet sur la mobilisation

La maladie, qui touche des adultes en bonne santé, est sérieuse et imprévisible. Obama décrète la mobilisation aux Etats-Unis. Le Mexique annonce 20 morts avérés et l’Organisation mondiale de la santé a recensé 79 personnes atteintes dans le monde, dont trois cas en Europe, un en Espagne et deux en Grande-Bretagne.

L’Organisation mondiale de la santé a connaissance d’un total de 79 cas confirmés de grippe porcine dans le monde, a indiqué mardi le numéro deux de l’organisation, le Dr Keiji Fukuda, sans préciser le nombre de morts. Les Etats-Unis comptent 64 cas avérés, le Mexique 26 et le Canada six. Trois cas confirmés ont été diagnostiqués en Nouvelle-Zélande et deux cas au Royaume Uni et un cas en Espagne. Seul le Mexique fait état de morts dus à la grippe porcine (20 personnes).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est déclarée, dimanche 26 avril, très inquiète sur l’expansion du virus de la grippe porcine, révélé vendredi soir. Il a “clairement un potentiel pandémique”. La situation est “sérieuse” et “imprévisible”. Ce virus se transmet d’homme à homme” et sa mutation est inédite, “dans des gênes jamais rencontrés auparavant” selon l’OMS. La maladie touche “des jeunes adultes en bonne santé”. “A une époque où les gens voyagent en avion très rapidement à travers le monde, il n’y a aucune région où le virus pourrait ne pas s’étendre”, a expliqué le numéro deux de l’Organisation mondiale de la santé, Keiji Fukuda, lundi.

Face à l’urgence, l’OMS a tenu lundi une réunion de son comité d’urgence  ; l’organisation a décidé de relever son niveau d’alerte de 3 à 4 sur une échelle de 6, signifiant “une montée en puissance significative” du risque de pandémie. Une confirmation de contaminations locales aux Etats-Unis pourrait conduire l’OMS à “passer à la phase 5″, a expliqué son porte-parole, Gregory Hartl mardi. Un passage à la phase 5, avant-dernier niveau avant la déclaration de la pandémie, signifie que celle-ci est non seulement imminente mais surtout inévitable.

Les ministres de la Santé de l’Union européenne tiendront jeudi une réunion extraordinaire. Mardi matin, la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou a indiqué vouloir tenir une réunion avec les principaux groupes pharmaceutiques pour faire le point sur les possibilités de riposte à la grippe porcine. Elle a également annoncé qu’il était “prématuré” de limiter ces déplacements. Nombre de pays européens - la France, la Belgique, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, les Pays-Bas - ont cependant déconseillé les voyages au Mexique.

Au Mexique, foyer de la grippe, le président Felipe Calderon a lancé dimanche un appel au “calme” et au respect des mesures de prévention. Le bilan de mardi matin faisait état de 152 morts présumés (seulement 20 morts avérés) et 1.614 malades traités, dont 400 encore hospitalisés. A la frontière entre Tijuana côté mexicain et San Diego côté américain, l’affluence a diminué de 40% entre dimanche et lundi, ont déclaré à l’AFP (Agence France Presse) des gardes des deux pays.

Le Mexique a suspendu ses activités publiques prévues dimanche et prévoit une réserve de 450 millions de dollars (340 millions d’euros) pour affronter la pandémie. La Banque mondiale a annoncé un crédit immédiat de 25 millions de dollars pour le Mexique, et en a approuvé un autre de 180 millions à moyen terme. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a proposé mardi au Mexique une “aide extraordinaire” de son pays sans donner de précisions sur la nature ou le montant de cette aide.

Les Etats-Unis, où 64 cas ont été décelés jusqu’ici dans cinq états différents, sans aucun décès, ont été les premiers à déclarer dimanche “l’état d’urgence sanitaire”. Ils ont annoncé des dépistages sur les personnes qui se présenteraient aux frontières en provenance de pays touchés par le virus.  “Il s’agit évidemment d’un sujet d’inquiétude qui justifie que nous élevions le niveau d’alerte [...] mais il n’y a pas de raison de s’inquiéter”, a déclaré le président Barack Obama. La secrétaire à la Sécurité intérieure Janet Napolitano a souligné que les Etats-Unis “agissaient comme s’ils se préparaient à une pandémie”. Les autorités américaines ont annoncé qu’ils allaient distribuer 11 millions de traitements antiviraux issus des stocks fédéraux.

En France, mardi, 20 cas étaient “en cours d’investigation” pour “des symptômes de grippe non graves”, a annoncé mardi Françoise Weber, directrice de l’Institut de veille sanitaire (InVS), lors du point de presse quotidien sur la maladie au ministère de la Santé. Le président Nicolas Sarkozy a affirmé mardi à Madrid que la France faisait preuve de “vigilance” et de “lucidité” face à la grippe porcine, et qu’il ne s’agissait “ni de dramatiser, ni de minimiser” le problème.

Le renforcement des contrôles un peu partout dans le monde

Les Etats-Unis ont renforcé leurs contrôles aux frontières ou dans leurs aéroports internationaux. A Hong Kong, chaque passager arrivant en avion ou en bateau voit sa température testée par infra-rouge. Des scanners thermiques - que l’OMS jugent inefficaces - ont été installés à l’aéroport de Bangkok, au Japon, en Indonésie. En Australie, les capitaines des avions arrivant d’Amérique du Nord doivent faire un point de l’état de santé des passagers avant de pouvoir atterrir. La Russie a décidé d’inspecter tous les avions en provenance du continent américain. Le Japon a durci les conditions d’octroi des visas aux Mexicains. Quant au Canada, il va imposer des contrôles médicaux aux quelque 15.000 Mexicains immigrant temporairement pour des travaux agricoles saisonniers. En Colombie, les autorités portuaires de Carthagène et de Barranquilla ont annoncé que les navires en provenance de sites où la grippe porcine a été détectée seraient placés en quarantaine. Des contrôles sont organisés au Venezuela et en Bolivie pour les voyageurs en provenance du Mexique et des Etats-Unis.

Par ailleurs, en dépit des assurances que l’absorption de porc cuit ne fait courir aucun risque, plusieurs pays ont suspendu tout ou partie de leurs importations de porc, comme la Chine, la Russie, l’Ukraine, la Thaïlande, l’Indonésie et le Liban, visant pour la plupart la viande en provenance du Mexique ou des Etats-Unis.

Mardi, le représentant américain pour le Commerce, Ron Kirk a ainsi appelé les partenaires commerciaux des Etats-Unis à ne pas suspendre leurs importations de porc sans preuve scientifique, au risque de provoquer “de sérieuses perturbations commerciales”.

La grippe porcine ne s’attrape en effet pas en mangeant de la viande de porc mais par voie aérienne. C’est une maladie respiratoire des élevages de porcs ; ces derniers sont considérés comme des creusets idéals pour le virus, pouvant donner naissance à une souche très virulente pour l’homme.

latribune.fr

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090426trib000370531/grippe-porcine-notre-dossier-complet-sur-la-mobilisation.html

Réduction d’ISF : de nouvelles sociétés holding au banc d’essai

Grâce aux sociétés holdings défiscalisantes, les contribuables assujettis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) bénéficient d’une réduction d’impôt qui peut atteindre 50.000 euros par an.

Les contribuables passibles de l’ISF peuvent bénéficier d’une réduction de leur impôt en investissant dans les PME via une société holding. “Par rapport à un investissement dans un FIP ou FCPI, participer au capital d’une société holding ISF autorise une meilleure réduction fiscale et un plafond de réduction plus élevé. Une société holding répartit aussi les investissements et donc est moins risquée qu’un investissement en direct dans des PME”, souligne Fabrice Courault, conseil en gestion de patrimoine au cabinet Fleuret Associés. Parmi les différentes solutions qui s’offrent pour réduire votre facture d’ISF, souscrire par l’intermédiaire d’une holding permet une réduction d’ISF qui peut aller jusqu’à 75% et jusqu’à 50.000 euros.
Les holdings, plutôt réservés aux contribuables fortunés

Contrairement aux FCPI, FIP et FCPR qui peuvent être accessibles à partir de 1.000 euros, les holdings exigent généralement un investissement minimal plus important. Les sociétés holdings sont donc plutôt destinées à des personnes qui paient un ISF plus important que ceux qui investissent dans des FCPI ou FIP.

“Soulignons qu’il existe deux types de sociétés holdings : d’une part, la holding passive qui doit investir les capitaux avant le 15 juin 2009 et, d’autre part, la holding animatrice qui participe à des investissements dans des sociétés et à l’animation de celles-ci avec un poste au conseil de surveillance de chaque PME, un contrôle de gestion et une validation des axes de développement et qui peut étaler ses investissements sur plusieurs années”, précise Fabrice Courault.

L’investissement dans une société holding ISF apporte un fort levier fiscal puisque, pour diminuer son ISF de 1.000 euros, il faut investir 1.333,33 euros si la holding apporte une réduction d’ISF de 75%. Autrement dit, en mettant 66.666 euros dans une société holding ISF, ce qui vous donne une réduction de 75% du montant de votre investissement, vous obtiendrez 50.000 euros de réduction d’ISF. “Une telle réduction d’ISF n’est pas négligeable. Elle concerne un patrimoine de plus de 5,6 millions d’euros”, rappelle Hedios, société spécialisée en défiscalisation sur Internet.

Par exemple, si le montant de l’ISF dû au 15 juin 2009 est de 20.000 euros. Vous effectuez dans une société holding ISF un investissement de 26.666 euros avant la date limite de souscription prévue par cette société holding. Du coup, vous ne paierez pas d’ISF au titre de l’année 2009.

50.000 euros de réduction d’ISF au maximum par an
Au total, la réduction d’ISF ne peut pas dépasser 50.000 euros par an, tous investissements confondus. Sont à prendre en compte pour calculer cette limite : les investissements réalisés en direct dans les PME éligibles, ceux réalisés par l’intermédiaire d’un holding, d’un FIP, d’un FCPI ou d’un FCPR.
Un particulier passible de l’ISF pourra par exemple obtenir une réduction de 20.000 euros au titre de l’investissement dans un ou plusieurs fonds (FIP, FCPI ou FCPR), de 15.000 euros au titre de la souscription à une ou plusieurs sociétés holdings et de 15.000 euros pour ses investissements directs dans une ou plusieurs PME. Le tout pour le montant maximal de 50.000 euros.

BERNARD LE COURT, LesEchos.fr

http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/300341815.htm?xtor=RSS-2066

Immobilier : acheter à moitié prix à Londres ou aux Etats-Unis

Baisse des prix, taux de change favorables, stocks importants à écouler : la conjoncture a suscité des opportunités d’investissement. A Londres et aux Etats-Unis, il est désormais possible d’acheter chic à moitié prix.

Londres moins cher que Paris, on y vient ! Ces douze derniers mois, le nombre de transactions s’est effondré de 59 % et les prix ont dégringolé de 20 à 40 % selon la qualité des logements et leur localisation. A cela, il faut ajouter une baisse de 30 % en deux ans de la livre sterling. ” Ces éléments combinés permettent désormais d’acquérir un bien de qualité dans un bon quartier de Londres pour un prix légèrement inférieur à celui d’un bien de qualité dans un bon quartier de Paris “, précise-t-on chez Barnes International . Pour les mêmes raisons de taux de change, les Européens ont également intérêt à regarder outre-Atlantique (lire ci-dessous quatre exemples de programmes à New York et Miami). Là-bas, la crise immobilière a fait chuter les prix de 25 à 40 % dans la plupart des grandes villes.
Manhattan fait encore exception

Certes, New York et Manhattan, en particulier, font encore figure d’exception. Dans l’ancien, les prix ne se sont repliés ” que ” de 10 % depuis l’été dernier, malgré l’accroissement de l’inquiétude chez les vendeurs, qui rend ces derniers plus ouverts à la négociation. En revanche le marché du neuf s’en sort mieux. ” Le premier trimestre a confirmé une reprise de l’activité au sud de Manhattan [Downtown], analyse Christophe Bourreau, responsable du marché new-yorkais chez Barnes. Les prix augmentent de manière significative, poursuit-il, alors que le marché de la revente continue de baisser. ” A cela, une raison principale. ” Manhattan étant une île, les promoteurs ne peuvent y construire comme ils le souhaiteraient, contrairement à Los Angeles ou Miami, les nouvelles constructions ne représentent que 20 % des biens disponibles. ”

Le profil des acheteurs ? Ceux qui ont un projet d’installation bien sûr. Mais pas seulement. Il y a aussi une clientèle fortunée qui cherche à se faire plaisir en s’offrant un pied à terre pour quelques séjours dans l’année et les investisseurs attirés par des rendements attractifs, de l’ordre de 5 à 6 % net sur les meilleurs emplacements de Manhattan. ” Ici, les baux sont courts, les loyers élevés et si le locataire ne paie pas, on frappe tout simplement à sa porte pour obtenir le chèque. ”

A Miami, les opportunités ne manquent pas non plus. ” La chance des Français est d’avoir en face d’eux une clientèle américaine qui, à 99 % ne peut plus acheter “, indique Mathias Debois Frogé, le responsable de ce marché chez Barnes. En outre, ” les prix ont baissé de moitié par rapport à l’année dernière. Avec 250.000 dollars, on peut devenir propriétaire à Miami contre 500.000 dollars l’année dernière “. A Miami Beach, dans la presqu’île privée de Normandy Shore Golf, on peut s’offrir une villa contemporaine de 320 mètres carrés avec piscine et ponton privé pour bateau pour 1,7 million d’euros. Impossible de dénicher l’équivalent sur la Côte d’Azur !

Reste qu’il faut être prudent car le choix est important. ” A l’heure actuelle, il y a 10.000 logements neufs déjà construits à vendre “, précise le spécialiste de chez Barnes. Cette offre surabondante devrait être absorbée dans les deux à trois ans. En attendant, inutile de dire que les promoteurs font tout pour déstocker… Des remises de 20 % sont actuellement possibles alors qu’elles ne dépassent pas 10 % dans une situation normale.

http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/300345177.htm?xtor=RSS-2066

Mobilisation mondiale contre l’épidémine de grippe porcine -

La maladie, qui touche des adultes en bonne santé, est sérieuse et imprévisible. Déjà plus de 100 décès probables ont été comptabilisés, principalement au Mexique, mais aussi aux Etats-Unis et à Londres. Paris a mis en place un numéro vert d’information.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est déclarée, dimanche 26 avril, très inquiète sur l’expansion du virus de la grippe porcine, révélé  vendredi soir. Il a “clairement un potentiel pandémique”. L’OMS parle d’une situation “sérieuse” et “imprévisible”. Ce virus, qui a déjà causé plus de 100 décès “probables”, “se transmet d’homme à homme”. La maladie touche “des jeunes adultes en bonne santé”, et la mutation du virus est inédite, “dans des gênes jamais rencontrés auparavant” selon l’OMS. Ce nouveau virus s’étend et ne peut pas être contenu, ont renchéri les autorités sanitaires américaines.

Le président mexicain Felipe Calderon a lancé dimanche un appel au “calme” et au respect des mesures de prévention face à l’épidémie de grippe porcine .
Son ministre de la Santé a cité dimanche soir un bilan aggravé, à 103 morts et 1.614 malades traités, dont 400 encore hospitalisés. Il n’a pas précisé si tous les décès étaient des cas confirmés, et son porte-parole s’est borné à évoquer des morts d’origine “virale”. Le nombre des morts avérés était maintenu à 20Les Etats-Unis, où vingt cas ont été décelés jusqu’ici, sans aucun décès, ont déclaré dimanche “l’état d’urgence sanitaire”. Ils ont annoncé des dépistages sur les personnes qui se présenteraient aux frontières en provenance de pays touchés par le virus. Les autorités s’attendent à déceler de nouveaux cas. Le Canada est touché, avec six cas confirmés, et plusieurs pays, dont la Nouvelle-Zélande, l’Australie la France, Israël, l’Espagne et le Brésil ont fait état de cas suspects. Un centre de crise a été mis en place en France avec un numéro vert (01 45 50 34 60).

En Asie, de nombreux pays ont commencé à prendre des mesures de précaution, comme le Japon et Hong Kong, tandis que la Chine étudie les mesures d’inspection et de quarantaine. La Russie a mis en place une commission de prévention contre la propagation de la grippe et vérifie tous les vols provenant du Mexique et des Etats-Unis. Plusieurs pays latino-américains ont décrété l’alerte sanitaire ou annoncé des mesures préventives.

La grippe porcine est une maladie respiratoire des élevages de porcs qui peut se répandre rapidement et passe chez l’homme. Elle ne s’attrape pas en mangeant de la viande de porc mais par voie aérienne. Les porcs sont considérés comme des creusets idéals pouvant donner naissance à une souche très virulente pour l’homme. Aucun vaccin n’existe contre cette maladie pour l’homme mais le Tamiflu, un vaccin contre la grippe aviaire, serait efficace contre la grippe porcine.

Le Mexique a suspendu ses activités publiques prévues dimanche et prévoit une réserve de 450 millions de dollars (340 millions d’euros) pour affronter la pandémie. La Banque mondiale a annoncé un crédit immédiat de 25 millions de dollars pour le Mexique, et en a approuvé un autre de 180 millions à moyen terme.

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20090426trib000370531/mobilisation-mondiale-contre-lepidemine-de-grippe-porcine-.html

latribune.fr

Le sucre attire de plus en plus d’investisseurs

Cette denrée alimentaire devient une valeur refuge avec des perspectivesde rendement élevées.

A contre-courant. Le marché du sucre a totalement changé depuis trois ans. «Nous sommes passés d’une situation de surplus mondial à un déficit qui selon les estimations atteindra cette année entre 4 à 8 millions de tonnes», explique Vincent Geiger, spécialiste des matières premières agricoles chez Newedge, société de courtage détenue à parité par la Société générale et le Crédit agricole.

La production de cette année devrait être dans l’incapacité de répondre à une demande en hausse. Déficit annoncé : 4 à 8 millions de tonnes. Crédit photo : Uwe Hermann.
La production de cette année devrait être dans l’incapacité de répondre à une demande en hausse. Déficit annoncé : 4 à 8 millions de tonnes. Crédit photo : Uwe Hermann.

L’organisation mondiale du sucre anticipe une baisse de 3,8 % de la production mondiale en 2009 alors que la demande est attendue en hausse de 2,4 %. Résultat : alors que les prix d’une majorité de matières premières comme le blé peinent à retrouver une hausse durable, ceux du sucre affichent une santé insolente. Depuis le début de l’année, le sucre blanc coté à Londres a gagné 30 %, à plus de 407 dollars la tonne. La hausse pour le sucre roux à New York est plus modeste. Les cours ont progressé d’un peu plus de 7 % sur la même période à 295 dollars la tonne. Une croissance qui n’est pas prête de s’inverser. Et ceci pour trois raisons.

Tout d’abord, le deuxième producteur mondial de sucre, l’Inde, vient de lever ses droits de douane sur ses importations de sucre blanc jusqu’au 30 juin. Ses stocks ont fondu après une mauvaise récolte l’an dernier, où la production a chuté de 20 %, à 21 millions de tonnes. Aussi le pays est-il actuellement à la recherche de 300 000 tonnes de cette denrée de base pour satisfaire son marché intérieur.

Autre facteur de tension : l’Europe. L’Union a baissé volontairement sa production d’un tiers depuis 2006 après l’entrée en vigueur des accords d’ouverture de son marché aux pays moins avancés de la zone ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Désormais, le Vieux Continent, où chacun des pays, y compris la France (numéro un en Europe), a réduit sa production, ne produit plus que 12 millions de tonnes à partir de la betterave. Il importe le quart de ses besoins alors qu’il était exportateur net auparavant.

35 millions de tonnes de sucre

Enfin, l’autre source d’incertitude est l’attitude qu’adoptera cette année le leader mondial : le Brésil. «Ce pays, qui produit 35 millions de tonnes de sucre à partir de la canne, joue le rôle de tampon sur le marché mondial, explique Bruno Hot, président du SNFSF (Syndicat national des fabricants de sucre de France) . Quelle va être la répartition de la production entre l’éthanol et l’alimentation ?» , s’interroge-t-il. Dans ce pays où 90 % des nouvelles voitures roulent au flexifiuel, c’est-à-dire qu’elles peuvent fonctionner indifféremment au pétrole ou à l’éthanol, les producteurs de cannes à sucre vendent au plus offrant.

Compte tenu de la division par trois des cours du brut, la répartition joue moins en faveur de l’éthanol. Sa part risque de diminuer légèrement mais devrait rester majoritaire autour de 55 % des débouchés de la canne à sucre contre 45 % pour l’alimentation. Face à de telles perspectives, les fonds d’investissement spécialisés dans les matières premières se mobilisent. Ils s’intéressent de plus en plus à cette denrée alimentaire de base, qu’ils considèrent à tort ou à raison comme n’importe quel autre produit financier. «C’est une valeur indispensable à détenir dans un portefeuille, souligne Vincent Geiger. Le sucre offre une protection contre les risques inflationnistes avec des rendements plus élevés que ne peuvent représenter actuellement les bons du trésor.»

http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2009/04/24/04012-20090424ARTFIG00290-le-sucre-attire-de-plus-en-plus-d-investisseurs-.php

Paradis fiscaux : Bercy propose la régularisation aux fraudeurs

Les particuliers qui ont placé de l’argent à l’étranger, sans l’avoir déclaré au fisc n’encoureront pas forcément de poursuites pénales et les pénalités pourraient, selon les cas, être allégées. La durée de la période de régularisation n’a cependant pas été précisée…      
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“Faute avouée à moitié pardonnée”. Le ministre du Budget, Eric Woerth, aurait pu faire sien cet adage populaire, quand il a annoncé, ce matin, la création d’un guichet spécialement dédié aux personnes qui ont soustrait certains de leurs avoirs ou revenus à la barbe du fisc français, pour les loger dans des paradis fiscaux.

“La direction générale des Finances publiques met en place une cellule administrative d’accueil pour les résidents français désireux de régulariser leur situation fiscale auprès de l’administration française, à raison des avoirs non déclarés détenus dans des paradis fiscaux”, explique-t-on à Bercy.  Cette régularisation, “qui n’est en rien une amnistie fiscale”, permettra aux contribuables concernés de se mettre en conformité avec les règles fiscales et d’éviter ainsi d’éventuelles poursuites pénales.
Quels sont les contribuables concernés ?

Il s’agit des résidents français détenant des avoirs (comptes bancaires, placements divers, titres ou actifs divers, …) dans les paradis fiscaux, non déclarés auprès de l’administration fiscale française.

A qui s’adresser ?
A la cellule de régularisation mise en place au sein de la sous-direction du contrôle fiscal de la direction générale des Finances publiques. cellule-regularisation@dgfip.finances.gouv.fr ou 01 53 18 05 62.
Pas de recours aux poursuites pénales

Les régularisations s’effectueront sous réserve du paiement immédiat des impôts dus à raison de ces avoirs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune, droits de succession) dans la limite de la prescription légale et de l’application des intérêts de retard et de pénalités. Rappelons que l’intérêt de retard est actuellement de 0,40% par mois et que les pénalités sont de 10%, 40% ou même 80%, selon la gravité de l’infraction fiscale. “Nous éviterons de recourir aux poursuites pénales et les pénalités notamment de 80% pourraient être réduites selon les sitiations”, a précisé Eric Woerth, lors de la conférence de presse de lancement de la campagne impôt sur le revenu 2009.
La durée de la période de régularisation n’est pas précisée

Pour que la régularisation soit envisagée il faut bien sûr que les fonds aient une origine licite (les sommes ne doivent pas provenir d’activités illégales, criminelles, terroristes,…) et que les demandes soient faites “avant l’expiration de l’offre”, le ministre n’ayant pas donné de calendrier précis… “la proposition peut ne pas durer dans le temps, et il faut venir en parler rapidement”, a-t-il seulement expliqué. Au-delà, la situation fiscale des personnes détenant des avoirs et des biens à l’étranger non déclarés à l’administration fiscale française sera examinée avec moins de bienveillance, dans le cadre d’opérations … de contrôle fiscal.
MIREILLE WEINBERG, Les Echos

http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/300344214.htm?xtor=RSS-2066

ISF et bouclier fiscal : Bercy va mesurer l’impact de leur suppression

Président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis va demander à Eric Woerth de simuler les effets financiers d’une suppression de l’impôt sur la fortune et du bouclier fiscal, ainsi que l’instauration d’une cinquième tranche d’impôt sur le revenu, pour les revenus supérieurs à 100.000 euros annuels.

Simplifier la taxation des hauts revenus, sans dégrader les comptes de l’Etat : c’est l’objectif que poursuit le président de la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis, qui défend une suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et du bouclier fiscal, en même temps que l’instauration d’une cinquième tranche d’impôt sur le revenu pour les foyers les plus aisés. Le sénateur centriste de la Mayenne s’apprête à envoyer un courrier à Eric Woerth, ministre du Budget et des Comptes publics, pour savoir de quelle manière la réforme pourrait être mise en oeuvre sans coûter un seul centime à l’Etat. La direction de la législation fiscale va produire des simulations, avant l’été, qui permettront d’alimenter le débat sur le budget 2010, cet automne.

Eric Woerth, qui a repoussé le débat lors du dernier collectif budgétaire, a bien conscience qu’il ne pourra pas y échapper lors de la prochaine loi de Finances. Gilles Carrez, rapporteur de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, y est d’ailleurs lui aussi favorable.
Taux d’imposition à 48 %

Le schéma proposé par Jean Arthuis est relativement simple : il propose une nouvelle tranche d’impôt sur le revenu pour tous les foyers déclarant un revenu imposable supérieur à 100.000 euros par part. Leur taux d’imposition se situerait à 48 %, voire à 50 %, au lieu de 40 % aujourd’hui. ” Nous devons trouver les bons curseurs pour parvenir à un jeu à somme nulle “, défend Jean Arthuis. Avec cette nouvelle tranche, il espère compenser la suppression de l’ISF, qui rapporte 3,8 milliards de recettes. La perspective de deux tranches supplémentaires est également envisagée, si besoin. L’extinction du bouclier fiscal, qui permet de plafonner tous ses impôts directs (CSG et CRDS comprises) à 50 % de ses revenus, rapporterait, quant à elle, un peu moins de 500 millions d’euros.

Le débat n’est pas nouveau. L’an dernier, lors du projet de loi de Finances 2009, Jean Arthuis avait déjà défendu son ” triptyque “. Mais la crise financière et les interrogations suscitées par la contribution limitée des plus hauts revenus ont fait avancer le débat. Les chiffrages de Bercy ajouteront des bases solides à un argumentaire qui était, jusqu’alors, essentiellement théorique. Si la réforme peut être neutre pour l’Etat, elle ne le sera pas pour les contribuables : les foyers disposant d’un patrimoine important gagneraient beaucoup à la suppression de l’ISF, sans forcément pâtir du relèvement de l’impôt sur le revenu. Les contribuables aux hauts revenus, mais sans patrimoine, seraient les plus pénalisés. Pour certains parlementaires de l’opposition, la réforme ne serait, ainsi, pas forcément conforme à l’esprit du ” travailler plus pour gagner plus “.

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Réduction d’ISF : quels fonds choisir pour alléger la note ?

Les fonds communs de placement Innovation (FCPI), les fonds d’investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement à risques (FCPR)  permettent de profiter d’une réduction d’ISF tout en investissant dans les PME dynamiques. Retrouvez nos tableaux comparatifs.

Les fonds communs de placement Innovation (FCPI), les fonds d’investissement de proximité (FIP) et les fonds communs de placement à risques (FCPR) donnent droit à une réduction d’impôt sur la fortune dans la limite de 20.000 euros par an.
Réduire ou annuler son ISF

Les FCPI et FIP permettent une double réduction d’impôt :

- une réduction de l’impôt sur la fortune dans la limite de 20.000 euros par foyer fiscal,

- une réduction de l’impôt sur le revenu dans la limite de 3.000 euros pour une personne seule et 6.000 euros pour un couple.

Les FCPI et FIP “ISF” disposent de 2 ans pour investir les fonds récoltés, ce qui laisse le choix des investissements. A l’inverse, la plupart des holdings “ISF” qui offrent des réductions d’impôts supérieures aux FCPI et FIP doivent investir les capitaux récoltés avant le 15 juin 2009.

Côté “risques”, les deux types de fonds défiscalisants sont différents. ” Nous préférons le FIP au FCPI car le FIP ne doit posséder que 20% d’entreprises de moins de 5 ans alors que le FCPI possède au moins 40% de jeunes entreprises de moins de 5 ans “, explique Olivier Goy, Président de 123 Venture.

Investir dans un FCPI ou FIP spécial ISF permet de bénéficier d’une réduction ISF correspondant à 50% du montant éligible investi, dans la limite de 20.000 euros. Mais attention, la réduction d’ISF dépend de la part investie par le FCPI ou le FIP dans des PME éligibles.

Plus le seuil d’investissement dans les PME éligibles est élevé, plus la réduction d’ISF est importante : un taux d’investissement en PME éligibles de 80% donne une réduction ISF de 40% (50% x 80%), contre 30% de réduction pour un taux d’investissement en PME éligibles de 60%.

Le solde du fonds non investi dans les PME éligibles à la réduction ISF ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu (IR) de 25%. Ainsi, un FCPI ayant un taux d’investissement en PME éligibles à la réduction ISF de 70% bénéficiera d’un solde de 30% ouvrant droit à une réduction d’IR de 25%, soit une réduction d’impôt sur le revenu effective de 7,5% (30% x 25%).

Attention ! L’avantage fiscal - même double, pour l’ISF et l’IR -  ne doit représenter qu’un plus dans une décision de placement. Sinon gare aux mauvaises surprises.

Réduire son ISF en même temps que son impôt sur le revenu
Prenons l’exemple d’un FCPI dont le taux d’investissement dans les PME éligibles ouvrant droit à la réduction d’ISF s’élève à 70 %. Pour une souscription (hors droits d’entrée) de 20.000 euros, un particulier obtiendra une réduction d’ISF de 7.000 euros correspondant à 50 % du montant éligible de 70 %. Cela permet donc d’obtenir une réduction de 35% de la somme investie dans le fonds.
Quant à la réduction d’impôt sur le revenu liée à cette souscription, elle correspond à 25 % des 30 % de la souscription restante, soit 1.500 euros  c’est-à-dire une réduction de 7,5%.
Au total, l’investissement réalisé par le souscripteur lui aura permis de bénéficier d’une réduction d’impôt totale de 42,5% ( 35% au titre de l’ISF et 7,5% vis à vis de l’IR).
Un investissement bloqué pendant plusieurs années

Le souscripteur doit conserver ses parts de FCPI, FIP ou FCPR pendant une durée minimale de cinq ans. En pratique, la durée minimale de détention est souvent plus longue et correspond à la durée de vie du fonds. Autrement dit, il faut compter une durée d’indisponibilité entre 7 et 9 ans dans la plupart des cas.
FCPI ISF : notre banc d’essai

Nom du fonds    Souscription minimale    Réduction ISF    Réduction IR    Réduction totale (ISF+ IR)    Date limite de souscription
FCPI GenCap Avenir     2.000 euros     30%     10%     40%     30 mai 2009
FCPI Spécial Durée Limitée 2     1.000 euros     40%     5%     45%     29 mai 2009
FCPI A Plus Finance     2.000 euros     35%     7,5%     42,5%     25 mai 2009
FIP ISF : notre banc d’essai

Nom du fonds    Souscription minimale    Réduction ISF    Réduction IR    Réduction totale (ISF+ IR)    Date limite de souscription
FIP GenCap Croissance     2.000 euros     30%     10%     40%     30 mai 2009
FIP OTC Régions     1.000 euros     35%     7,5%     42,5%     15 mai 2009
FIP Nova PME     1.500 euros     %     %     %    26 mai 2009
FIP Avantage ISF     500 euros     35%     7,5%     42,5%     26 mai 2009
FIP Nestadio Croissance VII     500 euros     30%     10%     40%     17 mai 2009
FIP Nestadio Croissance VIII     500 euros     30%     10%     40%     17 mai 2009
FIP INOCAP FIP 9.2     1.000 euros     35%     7,5%     42,5%     29 mai 2009
FIP 123 Capital PME 2     1.500 euros    35%    7,5%    42,5%    22 mai 2009
FIP Spécial Luxe     1.000 euros     35%     7,5%     42,5%    15 mai 2009
FIP A Plus Développement    2.000 euros    35%    7,5%    42,5%    25 mai 2009
Peu de FCPR ISF sur le marché

Fiscalement parlant, les FCPR sont les moins intéressants. Olivier Goy, Président de 123 Venture, rappelle d’ailleurs que ” l’investissement dans des FCPR n’apporte qu’un avantage fiscal au niveau de l’ISF, mais pas d’avantage vis à vis de l’impôt sur le revenu”. C’est la raison pour laquelle les offres de placement se font via des FCPI ou des FIP.
BERNARD LE COURT, Les Echos.fr

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Savoir investir dans les obligations d’entreprises

Depuis le début de l’année, les investisseurs professionnels se sont précipités sur les obligations émises par les entreprises. Du coup, les particuliers n’y ont guère accès. Mais ces derniers ont-ils leur place sur ce marché ?
Des rendements de 5 % à 8 % : dans la conjoncture de ces derniers mois, de telles performances ne sont évidemment pas passées inaperçues. Elles émanaient des obligations émises par de grands groupes industriels cotés. C’est la raison pour laquelle elles sont aussi appelées ” corporate “. De là à décréter 2009 ” l’année du marché du crédit “, le pas fut vite franchi.

” L’occasion est historique “, s’enflammait en début d’année Martine Simon-Claudel, directeur général délégué de l’Union financière de France (UFF). A l’instar de cet établissement, de nombreuses sociétés de gestion ou banques privées ont fait de ce thème d’investissement un axe essentiel de leur stratégie. C’est le cas de Rothschild & Cie, de Natixis Asset Management, de La Française des Placements ou bien encore de Quilvest. Les nouveaux produits ” Obli Context 2014 “, ” LFP Oasis obligataire 2013 et 2011 ” et ” Obligations privées 2012 ” témoignent de la vitalité de l’offre. Cependant, un tel engouement est-il durable ? Il ne s’agirait pas de reproduire avec les obligations les conditions pour former une bulle !

Le retour en grâce de la dette privée trouve son origine dans la frilosité des banques à prêter de l’argent aux entreprises. Dès lors, ces dernières ont été contraintes de trouver d’autres moyens de refinancement. Elles ont donc fait appel au marché obligataire. Une pratique qui n’a rien d’exceptionnel en soi. Simplement, pour que leur papier trouve preneur dans ces circonstances aussi peu banales, les sociétés ont dû assortir leur offre de taux particulièrement attractifs. Il fallait en effet récompenser la prise de risque. Cependant, à ce niveau-là de rendement, c’est comme si le marché s’attendait à une faillite de l’entreprise émettrice.

” Pseudo danger ”
Ainsi, en janvier, un emprunt de 1 milliard d’euros, remboursable en cinq ans et demi, a été lancé par Saint-Gobain, avec un coupon annuel à 8,25 %. Il a vite été entièrement souscrit. Mais pas uniquement en raison de son rendement. Comme l’explique Pascal Gilbert, gérant à La Française des Placements, ” comparée à la rémunération en baisse des emprunts d’Etat, celle de l’emprunt Saint-Gobain est bien sûr apparue attractive. Pour autant, elle n’explique pas à elle seule la rapidité de sa souscription. Celle-ci est aussi due à la confiance des investisseurs vis-à-vis du risque d’insolvabilité de cet émetteur “.

Autrement dit, les souscripteurs ne croyaient pas au pire. Ils ont acheté un ” pseudo danger ” particulièrement bien rémunéré. Mais si, au fil des mois, le spectre de la faillite s’éloigne, les taux d’intérêt auront-ils toujours des raisons d’être aussi élevés ? Pas sûr. Autre question : si la confiance revient dans les banques, celles-ci se remettront à consentir des prêts. Le recours à la dette obligataire ne revêtira plus le même caractère d’urgence. Sa pertinence comme placement sera-t-elle alors toujours aussi évidente ?

En attendant, tout le monde veut de ces produits. Cependant, les particuliers qui souhaitent se joindre au mouvement doivent savoir qu’acheter une obligation d’entreprise en direct relève de l’exploit. Le marché secondaire est peu liquide, le marché primaire est encombré. Les investisseurs professionnels en achètent pour des quantités qui disqualifient l’écrasante majorité des particuliers. D’autant que ces derniers subissent des frais de transaction et des droits de garde coûteux.

Des critères à vérifier
Et puis, les investisseurs individuels doivent prendre en compte toutes sortes de critères comme la qualité de l’émetteur, la liquidité du titre ou l’évolution des taux d’intérêt. Vérifier la solidité de l’entreprise est indispensable pour être assuré du paiement du coupon et du remboursement de l’obligation à sa valeur nominale. Or si la tentation est grande de choisir des emprunts bien rémunérés, rappelons qu’une obligation n’est pas dénuée de risques. Souvenons-nous que jusqu’à la veille de sa mise en faillite, le 15 septembre dernier, Lehman Brothers bénéficiait d’une notation ” investment grade ” : le top en matière de notation !

BLANDINE BLANC-DURAND

http://www.lesechos.fr/patrimoine/sicav/300343897.htm?xtor=RSS-2066

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