De l’amnistie fiscale Ă  l’augmentation de la TVA,le grand Ă©cart de l’Union

Face Ă  l’envolĂ©e des dĂ©ficits publics, l’Europe rĂ©agit en ordre dispersĂ©.

L’Allemagne songe Ă  relever la TVA

 

Ă€ en croire un document interne de la CDU, rĂ©vĂ©lĂ© par le quotidien Bild, le camp conservateur dirigĂ© par Merkel, donnĂ© ultrafavori aux Ă©lections lĂ©gislatives de septembre, envisagerait d’augmenter la TVA après le scrutin, pour faire face Ă  l’endettement record contractĂ© par l’Allemagne. Bien qu’ils s’en dĂ©fendent officiellement, les conservateurs voudraient augmenter de 7 % Ă  19 % la TVA sur les produits alimentaires et les fleurs coupĂ©es, ce qui pourrait rapporter 14 milliards par an dans les caisses de l’État. La CDU-CSU pourrait aussi choisir de revenir Ă  un taux de TVA unique Ă  18 %. D’après l’Ă©conomiste Udo Ludwig, «les autres possibilitĂ©s de faire des Ă©conomies sont très limitĂ©es et difficiles Ă  mettre en Ĺ“uvre».

 

La Grande-Bretagne veut taxer les plus riches

 

Dès l’annĂ©e prochaine, le taux d’imposition des Britanniques entrant dans la tranche la plus Ă©levĂ©e va passer de 40 % Ă  50 %. Gordon Brown tente ainsi de faire porter sur les plus riches une partie de l’effort engagĂ© pour redresser les finances publiques, plombĂ©es par le sauvetage des banques, l’important plan de relance et la forte rĂ©cession qui frappe le Royaume-Uni. Comme c’Ă©tait dĂ©jĂ  le cas depuis quelques annĂ©es, les taxes sur le tabac, l’alcool et les carburants vont encore augmenter, jusqu’Ă  2 % l’annĂ©e prochaine. En revanche, aucune date n’a Ă©tĂ© donnĂ©e pour revenir en arrière sur la baisse de la TVA, mise en Ĺ“uvre l’automne dernier.

 

L’Irlande alourdit l’impĂ´t sur le revenu

 

Pour tenter de stabiliser les dĂ©ficits qui devraient atteindre 10 % du PIB cette annĂ©e, le gouvernement irlandais n’a eu d’autre choix que d’augmenter fortement les impĂ´ts en mĂŞme temps qu’il taillait dans les dĂ©penses de l’État et divisait par deux certaines allocations sociales. La contribution Ă  l’effort public des revenus les plus modestes sera de 30 euros par mois, alors que les plus riches devront dĂ©bourser jusqu’Ă  1 300 euros d’impĂ´ts en plus par mois. En revanche, le gouvernement a promis que l’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s, l’un des points clĂ©s de l’attractivitĂ© de l’ancien «tigre celtique» restera Ă  12,5 %.

 

L’Espagne accroĂ®t la fiscalitĂ© sur le tabac et l’essence

 

RĂ©cession oblige, JosĂ© Luis Zapatero tourne la page de dix ans de baisses d’impĂ´ts. Alors que le dĂ©ficit public s’envole Ă  10 % du PIB, le chef du gouvernement espagnol a annoncĂ© une hausse prochaine des impĂ´ts. Elle s’appliquera d’abord au tabac et au carburant Ă  usage privĂ©, deux produits qui sont actuellement moins taxĂ©s que dans le reste de l’Europe. L’augmentation devrait atteindre entre 7 et 10 %. Si la consommation rĂ©siste, ces taxes devraient rapporter 2,3 milliards d’euros au budget de l’État. «L’Espagne va ainsi contribuer Ă  promouvoir une Ă©conomie plus Ă©cologique et soucieuse de la santĂ© des contribuables », s’est justifiĂ©e la ministre de l’Économie Elena Salgado. Dans un second temps, le gouvernement envisage d’Ă©liminer la dĂ©duction fiscale de 400 euros sur l’impĂ´t sur le revenu, votĂ©e l’an dernier, rĂ©servant ce cadeau aux plus dĂ©munis.

 

La France refuse d’augmenter les impĂ´ts

 

La France s’en tient Ă  une ligne de conduite stricte sur la fiscalitĂ©. «Je n’augmenterai pas les impĂ´ts parce que l’augmentation des impĂ´ts retarderait longtemps la sortie de crise et parce qu’en augmentant les impĂ´ts quand on est au niveau de prĂ©lèvements oĂą nous nous trouvons, on ne rĂ©duit pas les dĂ©ficits, on les augmente», a rĂ©pĂ©tĂ© Nicolas Sarkozy, Ă  Versailles. Il faut dire qu’impĂ´ts et charges sociales reprĂ©sentent aujourd’hui 43 % du PIB en France. Un des taux les plus Ă©levĂ©s au monde. Raison pour laquelle le chef de l’État avait fait de la baisse des prĂ©lèvements obligatoires l’un de ses thèmes de campagne. Et avait instaurĂ© le bouclier fiscal dès son arrivĂ©e Ă  l’ÉlysĂ©e. Une mesure sur laquelle le gouvernement refuse de revenir aujourd’hui, malgrĂ© les pressions de l’opposition et des centristes.

 

Les pays nordiques renoncent à alourdir leurs prélèvements

 

Championne europĂ©enne des prĂ©lèvements, la Suède peut difficilement jouer de cette arme pour rĂ©duire son dĂ©ficit. D’une part, parce que le gouvernement de centre droit, au pouvoir depuis 2006, a fait de la baisse des impĂ´ts son cheval de bataille. La baisse ciblĂ©e sur les bas salaires est jugĂ©e indispensable pour stimuler l’emploi, afin de concurrencer les aides sociales très gĂ©nĂ©reuses. D’autre part, la Suède, qui a menĂ© plusieurs cures d’austĂ©ritĂ© après la grande crise des annĂ©es 1990, peut taper dans son matelas pour financer la relance. Face Ă  une rĂ©cession historique, les pays Baltes, sont, eux, contraints d’augmenter la TVA.

 

L’Italie songe Ă  une nouvelle amnistie fiscale

 

Le gouvernement envisage une nouvelle amnistie fiscale pour encourager le rapatriement des capitaux exportĂ©s illĂ©galement. Cette mesure pourrait rapporter 10 Ă  12 milliards d’euros. La dĂ©cision sera arrĂŞtĂ©e en juillet lors de l’adoption de la loi d’orientation budgĂ©taire. En attendant, Silvio Berlusconi veut allĂ©ger la pression fiscale sur les entreprises. Il devrait proposer, aujourd’hui, en Conseil des ministres de dĂ©taxer les bĂ©nĂ©fices des sociĂ©tĂ©s lorsqu’ils sont rĂ©investis dans l’achat de biens d’Ă©quipements. Le gouvernement veut Ă©galement octroyer une prime aux sociĂ©tĂ©s qui renoncent Ă  mettre des travailleurs au chĂ´mage technique ou les rĂ©embauchent avant la fin de leur chĂ´mage.

 

http://www.lefigaro.fr/impots/2009/06/26/05003-20090626ARTFIG00255-de-l-amnistie-fiscale-a-l-augmentation-de-la-tva-le-grand-ecart-de-l-union-.php

Un séisme est en cours dans le monde feutré de la gestion privée

Les particuliers fortunés sont devenus plus méfiants. Que ce soit au sujet de leurs placements ou de leurs intermédiaires

Une goutte d’eau de 65 milliards. L’affaire Madoff, arrivant au lendemain d’une crise boursière inĂ©dite depuis les annĂ©es 1930, a Ă©tĂ© cette fameuse goutte d’eau qui a fait dĂ©border le vase. AssommĂ©s par leurs pertes boursières, puis par la dĂ©couverte qu’ils Ă©taient ou auraient pu ĂŞtre exposĂ©s Ă  la gigantesque escroquerie de Bernard Madoff, les clients des banques privĂ©es ont changĂ©. «Entre un gĂ©rant de fortune et son client, tout est affaire de confiance. Cette confiance est durablement atteinte dans plusieurs Ă©tablissements », explique Pierre Reboul, consultant pour le cabinet de conseil en stratĂ©gie Roland Berger. Depuis la crise et Madoff, beaucoup rĂ©partissent davantage leurs avoirs entre plusieurs maisons. Au cas où…

L’affaire Madoff a frappĂ© de plein fouet certaines banques. «La banque suisse UBP Ă©tait très exposĂ©e au risque Madoff», relève Pierre Reboul. Certains Ă©tablissements ont rapidement pris la mesure de ce risque de rĂ©putation et ont pris les devants. En France, Meeschaert a ainsi indemnisĂ© ses clients, et surtout en Espagne Banco Santander a remboursĂ© les siens. Très vite, pour ne pas traĂ®ner le boulet Madoff. UBS, elle, est toujours empĂŞtrĂ©e dans ce dossier via sa sicav Luxalpha.

 

La chute de l’icĂ´ne UBS

 

La banque suisse, qui vient d’annoncer une quatrième augmentation de capital pour faire face aux pertes et sorties de trĂ©sorerie, est mise en cause en tant que dĂ©positaire de Luxalpha. UBS, nom hier magique dans la gestion de fortune, fait aujourd’hui fuir les clients.

L’affaire Madoff et la crise financière sont en train de rebattre les cartes. Les parts de marchĂ© Ă©voluent vite. Il y aura un avant et un après-2009, avec des perdants et des gagnants. « Aujourd’hui, les clients veulent comprendre ce qu’ils achètent, les produits dans lesquels ils investissent. Ils demandent plus de transparence  », explique un banquier. Ils sont aussi devenus plus frileux. Et les clients de gestion très fortunĂ©s ne sont pas les seuls concernĂ©s. La clientèle grand public française serait l’une des plus touchĂ©es en Europe (une centaine de produits financiers a Ă©tĂ© contaminĂ©e dans des proportions souvent rĂ©duites il est vrai).

Effet collatĂ©ral de l’escroquerie, la fameuse «architecture ouverte», qui consiste pour une banque Ă  proposer des produits de la concurrence, en a pris un coup. Tout comme les hedge funds. «Il y a eu des rĂ©actions de panique de la part de clients de la gestion privĂ©e en Europe qui Ă©taient trop exposĂ©s notamment dans des banques suisses aux hedge funds Ă  hauteur de 20 à 25 %», explique Massimo Tosato, vice-prĂ©sident de Schroders.

ÉbranlĂ©s, certains banquiers se consolent ces temps-ci autour d’un bon mot : Madoff se serait inspirĂ© des rĂ©gimes de retraite par rĂ©partition pour faire payer par les nouveaux arrivĂ©s les revenus des anciens. Private joke

http://www.lefigaro.fr/placement/2009/06/29/05006-20090629ARTFIG00283-un-seisme-est-en-cours-dans-le-monde-feutre-de-la-gestion-privee-.php

La croissance fera son retour en 2010 en France, selon le FMI

Selon un rapport du Fonds monĂ©taire international (FMI), la rĂ©cession en France devrait renouer avec une croissance “lente” dĂ©but 2010. Le gouvernement français prĂ©voit, lui, une croissance Ă©conomique annuelle de 0,5 % en 2010

 La rĂ©cession en France devrait baisser d’intensitĂ© d’ici Ă  la fin de l’annĂ©e, et le pays devrait renouer avec une croissance “lente” dĂ©but 2010, estime le Fonds monĂ©taire international (FMI) dans un rapport publiĂ© dimanche soir.
  
“La contraction de l’Ă©conomie devrait ralentir sur le reste de 2009 et ĂŞtre suivi par un lent retour Ă  la croissance qui commencera dĂ©but 2010″, Ă©crit le FMI dans ce rapport publiĂ© Ă  l’issue d’une mission de consultation en France.
  
“Etant donnĂ© les structures de bases de l’Ă©conomie et des mesures politiques d’actions prises de bonne heure, la France a surmontĂ© la crise actuelle mieux que la plupart des autres grandes Ă©conomies”, estime le Front.
  
“NĂ©anmoins, le pays reste en profonde rĂ©cession, et les politique Ă  court terme de soutien Ă  la reprise sont essentielles”, ajoute le rapport, qui s’inquiète par ailleurs de “la hausse rapide du niveau de la dette publique”.
  
Le FMI ne donne par d’estimation chiffrĂ©e pour l’Ă©volution du produit intĂ©rieur brut français, mais ses pronostics sont comparables Ă  ceux du gouvernement de Paris, qui attend une reprise lente et progressive en 2010, avec une croissance Ă©conomique annuelle de 0,5%.
  
Le PIB français a baissĂ© de 1,2% au premier trimestre. La baisse de l’activitĂ©, qui a commencĂ© Ă  l’automne 2008, avec un PIB en baisse de 1,4%, devrait se poursuivre au troisième trimestre Ă  un rythme de 0,2%, avant de se stabiliser au dernier trimestre, selon les dernières prĂ©visions de l’Institut national de la statistique (Insee).
  
Pour l’Insee comme pour le gouvernement la chute du PIB devrait atteindre 3,0% en 2009, du jamais vu depuis 1949.
  
Le FMI estime que “la rĂ©cession mondiale impose un lourd tribut Ă  l’Ă©conomie française.
  
Le Fonds note les “mesures importantes” prises par le gouvernement pour “soutenir le secteur financier”, en particulier les injections de capital dans les banques, qui ont atteint plus de 13 miliards d’euros.
  
D’une manière gĂ©nĂ©rale, estime le FMI, “les banques françaises se sont montrĂ©es comparativement rĂ©sistantes face Ă  la crise jusqu’ici”, mais les “pressions montent” sur leur chiffre d’affaires et leur rentabilitĂ©, et la “tourmente financière devrait continuer Ă  avoir des consĂ©quences nĂ©gatives” sur le secteur “pour quelque temps” encore.
  
“Bien qu’il y ait des signes de stabilisation de l’Ă©conomie” française, celle-ci reste encore sujette aux risques, et notament Ă  celui d’une “contraction plus forte” dans l’Union europĂ©enne, Ă  laquelle sont destinĂ©es “deux-tiers des exportations françaises”, ajoute le rapport.
  
Le FMI estime en outre que “des mesures supplĂ©mentaires pouraient ĂŞtre nĂ©cessaires pour renforcer la stabilitĂ© financière”. A cet Ă©gard, le Fonds, qui plaide pour que les banques soient dĂ©chargĂ©es des actifs invendables accumulĂ©s pendant la dernière bulle immobilière, note que ceux-ci “sont toujours dans les bilans” des banques françaises.

http://www.france24.com/fr/20090629-FMI-France-prevoit-croissance-retour-2010-lente-economie-gouvernenement

George Soros : “Le pire est derrière nous”

Le milliardaire hongrois qui expliquait Ă  la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision polonaise TVN24 que l’essentiel de la crise Ă©conomique Ă©tait passĂ©, plaide en faveur d’un système de rĂ©gulation international.

« Le pire est derrière nous », expliquait dimanche le milliardaire hongrois George Soros Ă  la tĂ©lĂ©vision polonaise. Au sujet de la crise Ă©conomique mondiale, il dĂ©clarait Ă  TVN24 que celle-ci n’est pas « comme les crises prĂ©cĂ©dentes mais marque la fin d’une Ă©poque ». Pour lui, le système financier actuel « Ă©tait basĂ© sur les fausses hypothèses que les marchĂ©s pouvaient indĂ©pendamment regagner leur Ă©quilibre et que le système pouvait s’autorĂ©guler », dĂ©sormais, « la question est de savoir ce qui va se passer dans le futur ».

 

Un contrĂ´le Ă  l’Ă©chelle internationale serait nĂ©cessaire

 

D’après le PDG du Soros Fund Management, des mesures de rĂ©glementation de l’Ă©conomie devraient ĂŞtre prise afin de contrĂ´ler les bulles spĂ©culatives des diffĂ©rents marchĂ©s. D’oĂą l’intĂ©rĂŞt de mettre en place un système « de rĂ©gulation international », « ce ne sera pas facile mais si nous y parvenons, alors la mondialisation telle que nous la connaissons sera terminĂ©e »expliquait George Soros. Le cĂ©lèbre investisseur, qui s’est bâti une fortune dans le milieu des devises et des hedges funds, retourne donc sa veste, appelant Ă  oublier la main invisible d’Adam Smith au profit d’un arbitrage par la loi. Il va mĂŞme plus loin, avançant que « l’Etat doit intervenir ». Pour lui, les diffĂ©rents gouvernements doivent en effet fournir des garanties aux institutions gouvernementales et augmenter leurs dĂ©penses, quitte Ă  les rĂ©duire lorsque l’Ă©conomie ira mieux afin de limiter les risques d’inflation.

 

Avec l’euro, ma Pologne aurait Ă©tĂ© moins affectĂ©e

 

La « Pologne, la Hongrie et les autres pays n’ont pas Ă©tĂ© protĂ©gĂ©s car ils Ă©taient en dehors de la zone euro, donc quand Lehmann Brothers a fait faillite, les banques ont commencĂ© a se dĂ©barrasser de leurs actifs en provenance de ces pays», expliquait-il Ă  la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision polonaise. En d’autres termes, le fort impact de la crise Ă©conomique dans les pays de l’Est et la frilositĂ© des investisseurs Ă  l’Ă©gard de cette zone auraient sans doute Ă©tĂ© plus modĂ©rĂ©s s’ils avaient adoptĂ© l’euro.

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Livret A : première décollecte pour 2009

Baisse du taux de rémunération oblige, les épargnants se détournent progressivement des placements liquides, Livret A en tête. 

Baisse du taux de rĂ©munĂ©ration oblige, les Ă©pargnants se dĂ©tournent progressivement des placements liquides. Le Livret A et son petit frère, le Livret de dĂ©veloppement durable (LDD, ex-Codevi), ont ainsi connu leur premier mois de dĂ©collecte depuis la banalisation. Elle a atteint 1,6 milliard d’euros pour l’ensemble des rĂ©seaux en mai. Il faut dire que le taux de rendement du “ placement prĂ©fĂ©rĂ© des Français ” Ă©tait tombĂ© de 2,5 % Ă  1,75 % au 1er mai, ce qui l’a rendu nettement moins attractif. Il faut dire aussi que le Livret A et le LDD avaient “ fait le plein ” en dĂ©but d’annĂ©e, tous les rĂ©seaux bancaires Ă©tant dĂ©sormais autorisĂ©s Ă  les distribuer. Sur cinq mois en cumul, la collecte s’Ă©lève Ă  22,2 milliards d’euros, ce qui reste un niveau record.

Son plus bas niveau

Toute la question est maintenant de savoir si la dĂ©collecte va s’accĂ©lĂ©rer. Car le taux de rendement du Livret A et du LDD n’est pas prĂŞt de s’amĂ©liorer. Si on le calculait mĂ©caniquement aujourd’hui, il tomberait en effet Ă  0,25 % ! C’est le chiffre d’inflation de juin, publiĂ© Ă  la mi-juillet, qui servira de rĂ©fĂ©rence au calcul.

La plupart des spĂ©cialistes s’attendent cependant Ă  ce que la Banque de France et le gouvernement amortissent la baisse du taux, qui ne devrait pas filer sous 1 %. “ On peut plutĂ´t s’attendre Ă  un taux de 1,25 ou 1,5 %, sinon les Ă©pargnants videront massivement leurs livrets ”, souligne l’un deux. A 1,75 % actuellement, le taux du Livret A est dĂ©jĂ  Ă  son plus bas niveau depuis sa crĂ©ation. Et la dĂ©collecte initiĂ©e en mai plaide pour que le taux ne soit pas trop baissĂ©…

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Emprunt Sarkozy : quels avantages pour les épargnants

Le PrĂ©sident Sarkozy vient d’annoncer le lancement d’un grand emprunt. Les particuliers auront-ils intĂ©rĂŞt Ă  souscrire ? Tous dĂ©pendra des conditions de rĂ©munĂ©ration et des Ă©ventuels avantages complĂ©mentaires accordĂ©s, notamment en terme de fiscalitĂ©.   

Pour financer les “prioritĂ©s nationales”, Nicolas Sarkozy veut lancer un grand emprunt. Aujourd’hui, on ignore encore si cet emprunt sera simplement levĂ© sur les marchĂ©s financiers ou largement ouvert aux Français, via un placement relayĂ© par les rĂ©seaux bancaires. Cette seconde solution devrait ĂŞtre retenue dans la lignĂ©es des grands emprunts lancĂ©s au cours des 60 dernières annĂ©es.

 

Les précédents grands emprunts populaires
L’emprunt Balladur. Le lancement d’un nouvel emprunt national auprès des Français serait la première opĂ©ration de ce type depuis l’emprunt Balladur de 1993, Ă©poque Ă  laquelle le ministre du Budget Ă©tait … Nicolas Sarkozy ! RĂ©munĂ©rĂ© Ă  6% l’an et d’une durĂ©e de quatre ans, l’emprunt Balladur avait rencontrĂ© un vif succès, en permettant de lever 110 milliards de francs (16,7 milliards d’euros) auprès de 1,4 million de souscripteurs, contre 40 milliards de francs initialement attendus. Outre son taux d’intĂ©rĂŞt avantageux pour l’Ă©poque, cet emprunt offrait de nombreux atouts, notamment la possibilitĂ© d’Ă©changer son “Balladur” contre des actions de sociĂ©tĂ©s privatisĂ©es (BNP, Elf-Aquitaine, UAP, France TĂ©lĂ©com …). De plus, des avantages supplĂ©mentaires Ă©taient offerts, comme la possibilitĂ© de souscrire un supplĂ©ment de titres France TĂ©lĂ©com, Ă  condition de payer avec du “Balladur”.
Les autres grands emprunts publics. Pour retrouver la trace d’autres grands emprunts, il faut remonter Ă  une autre Ă©poque : l’emprunt Giscard en 1973 qui rapportait du 7% l’an et qui Ă©tait indexĂ© sur l’or, les deux emprunts d’Antoine Pinay, l’un en 1952, le second en 1958. Ce dernier offrait l’avantage de pouvoir ĂŞtre transmis sans droit de succession et il Ă©tait indexĂ© sur la pièce d’or de 20 francs, dite NapolĂ©on.

L’emprunt ” Sarkozy ” mis en place Ă  l’automne

L’emprunt “Sarkozy” sera ouvert Ă  l’automne. On estime qu’il devrait ĂŞtre, Ă  la fois, largement ouvert aux Français et aux marchĂ©s financiers. Le montant de cet emprunt pourrait ĂŞtre très important, proche du montant du dĂ©ficit public qui pourrait atteindre les 140 milliards d’euros. On murmure une enveloppe de l’ordre d’une centaine de milliards d’euros. La durĂ©e de cet emprunt pourrait ĂŞtre assez longue, par exemple 8 Ă  10 ans. Le taux offert dĂ©pendra, d’une part, des taux pratiquĂ©s Ă  l’Ă©poque de son lancement, de sa durĂ©e et des avantages que pourrait apporter cet emprunt. Rappelons que le taux de l’OAT 10 ans (obligation d’Etat) est aujourd’hui Ă  3,84%.

Un placement rassurant

ce placement sera-t-il inintĂ©ressant pour les particuliers ? Très probablement. Actuellement, les actions sont encore jugĂ©es risquĂ©es, la chute vertigineuse des marchĂ©s financiers restera longtemps dans les mĂ©moires des Ă©pargnants. Les placements Ă  court terme de leur cĂ´tĂ©, sont faiblement rĂ©munĂ©rĂ©s : les Sicav monĂ©taires dĂ©livrent Ă  peine un rendement de 1% l’an, le Livret A offre une rĂ©munĂ©ration de 1,75% qui pourrait encore ĂŞtre abaissĂ©e Ă  partir du 1er aoĂ»t 2009. En ces pĂ©riodes d’incertitude, les obligations ont la cote, surtout celles Ă©mises par des entreprises bien notĂ©es ou par les États. La prĂ©sence de l’Etat va jouer un rĂ´le important et rassurer les Ă©pargnants.

Quels avantages pour les épargnants ?

Pour attirer les Français, l’emprunt Sarkozy devrait, s’il Ă©tait Ă©mis aujourd’hui, au moins proposer du 4,5% comme l’emprunt EDF. La rĂ©munĂ©ration pourrait ĂŞtre moins importante si un avantage fiscal particulier Ă©tait attachĂ© Ă  cet emprunt. Par exemple :

- une prime Ă  l’Ă©mission pour les particuliers : l’emprunt pourrait ĂŞtre vendu Ă  99% de sa valeur pour les particuliers alors que le prix pour les institutionnels serait de 100%,

- une exonĂ©ration de l’impĂ´t sur les revenus (hors prĂ©lèvements sociaux) notamment en rendant Ă©ligible l’emprunt Sarkozy au plan d’Ă©pargne en actions (PEA), ce qui, d’une part, permettrait de drainer les liquiditĂ©s des PEA et, d’autre part, aux Français de mettre dans leur PEA un actif peu risquĂ©. L’emprunt Balladur Ă©tait dĂ©jĂ  Ă©ligible au PEA,

- on ignore si ce nouvel emprunt versera des intĂ©rĂŞts annuels ou au contraire s’il sera Ă  coupon zĂ©ro. Dans ce dernier cas, les intĂ©rĂŞts ne seront payĂ©s par l’Etat que lors du remboursement de l’emprunt. Tout dĂ©pendra de la durĂ©e de l’emprunt : s’il est Ă©mis pour une durĂ©e de 4 ou 5 ans, il pourrait ĂŞtre Ă  coupon zĂ©ro. S’il est Ă©mis pour une durĂ©e plus longue, par exemple 8 Ă  10 ans, il paraĂ®t plus difficile de faire attendre l’Ă©pargnant autant d’annĂ©es pour lui permettre de toucher ses intĂ©rĂŞts … Ă  moins que l’emprunt ne soit utilisĂ© pour payer des droits de succession (voir ci-dessous),

- l’exonĂ©ration, sous certaines conditions, des droits de succession ou de donation. Ainsi, les titres de cet emprunt pourraient ĂŞtre transmis entre proches sans fiscalitĂ©,

- la dernière opportunitĂ© qui pourrait ĂŞtre offerte : une amnistie fiscale qui ferait rentrer les capitaux partis Ă  l’Ă©tranger, comme ce fut le cas de l’emprunt Pinay de 1952.

Une fiscalitĂ© dĂ©favorable pour les intĂ©rĂŞts…

Si aucune exonĂ©ration fiscale n’est offerte Ă  l’emprunt Sarkozy, la fiscalitĂ© des intĂ©rĂŞts versĂ©s par cet emprunt serait alors classique :

- des prélèvements sociaux à hauteur de 12,1% sur les intérêts ; 

- et une imposition de ces intĂ©rĂŞts au taux de votre impĂ´t sur le revenu ou au prĂ©lèvement fiscal libĂ©ratoire (aujourd’hui de 18%).

Exemple : Sur une obligation de 1.000 euros rapportant 4,5% (comme l’emprunt EDF) vous percevez chaque annĂ©e un intĂ©rĂŞt de 45 euros, d’oĂą il faut dĂ©duire 12,1% de prĂ©lèvements sociaux et une imposition forfaitaire de 18% (sauf choix de l’impĂ´t sur le revenu). Dans l’hypothèse la moins favorable, l’impĂ´t global atteint 30,1%. Le rendement rĂ©el passe donc Ă  3,146 % et la somme qui vous reste est de 31,46 euros sur 45 euros versĂ©s. Si vous ĂŞtes non imposable, la taxation n’est que de 12,1% au titre des prĂ©lèvements sociaux. Le rendement passe donc Ă  3,956 % et la somme qui vous reste est de 39,56 euros.

…comme pour les plus-values 

Si vous gardez votre emprunt jusqu’Ă  son Ă©chĂ©ance, vous rĂ©cupĂ©rerez la totalitĂ© de votre capital. Ce capital Ă©tant le remboursement de votre emprunt vous serez exonĂ©rĂ© d’imposition, sauf si vous faites un gain en valeur sur cet emprunt en le vendant avant son Ă©chĂ©ance. En effet, si vous dĂ©cidez de vendre vos titres d’emprunt avant l’Ă©chĂ©ance, leur valeur peut varier Ă  la hausse ou Ă  la baisse. Le cours de l’emprunt montera si les taux d’intĂ©rĂŞt du marchĂ© baissent. Le cours de l’emprunt diminuera si les taux d’intĂ©rĂŞt remontent.

Exemple : Vous avez souscrit Ă  cet emprunt le 19 octobre 2009 pour un montant de 10.000 euros, deux ans plus tard vous cĂ©dez vos titres pour 11.200 euros. Votre plus-value imposable sera de 1.200 euros. Si vous vendez vos titres d’emprunt avec un gain vous serez alors taxĂ©s sur la plus-value dès lors que vous dĂ©passerez le seuil annuel de cession de valeurs mobilières qui est de 25.730 euros pour 2009. Le taux d’imposition sera alors de 30,1% (12,1% de prĂ©lèvements sociaux + 18% de prĂ©lèvement fiscal forfaitaire) sur la totalitĂ© des bĂ©nĂ©fices rĂ©alisĂ©s dans l’annĂ©e.

BERNARD  LE COURT, Les Echos

http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300357636.htm?xtor=RSS-2066

 

Les économistes prévoient une fin de crise pour août

Les analystes interrogés par le Wall Street Journal prévoient que la crise économique américaine prendra fin en août, mais ne croient pas que la banque centrale relèvera ses taux cette année


L’Ă©tude est très suivie aux Etats-Unis : le Wall Street Journal a fait part de son enquĂŞte menĂ©e auprès de 52 Ă©conomistes entre le 5 et le 9 juin (voir video ci-dessous). Elle concerne notamment la croissance amĂ©ricaine, la politique monĂ©taire de la Fed, le niveau du chĂ´mage et le marchĂ© immobilier.





Selon cette enquĂŞte, la rĂ©cession se terminera en aoĂ»t et le retour Ă  la croissance devrait s’effectuer au troisième trimestre 2009. MalgrĂ© cela, le niveau du chĂ´mage devrait toujours ĂŞtre Ă©levĂ©. Le taux de chĂ´mage est prĂ©vu Ă  9,9% Ă  la fin 2009 avec un retour Ă  9,4% vers dĂ©cembre 2010. La majoritĂ© des personnes interrogĂ©es estime que la Fed ne relèvera pas ses taux cette annĂ©e. Seule une minoritĂ© d’entre eux - 18% - estime qu’elle les relèvera dès cette annĂ©e. 32% jugent que la Fed n’interviendra qu’au premier semestre 2010 et 36% au second. Les autres estiment que cela ne se produira pas avant 2011. 70% d’entre eux considèrent que la banque centrale ne devrait pas accroĂ®tre ses achats d’obligations du TrĂ©sor. Pour l’heure, les taux se situent depuis dĂ©cembre dans une fourchette comprise entre 0 et 0,25%, un plus bas historique.


Au niveau des prix, en moyenne, les Ă©conomistes n’attendent pas un indice des prix Ă  la consommation Ă  2% (chiffre qui constitue l’objectif fixĂ© par la Fed) avant 2010. Les prix du baril de brut devraient quant Ă  eux se situer Ă  environ 72 dollars en dĂ©cembre 2010, soit leur niveau actuel. Dans l’immobilier, les Ă©conomistes prĂ©voient que le marchĂ© restera sous pression. La plupart estime que les prix continueront de baisser jusqu’au premier semestre 2010, puis devraient se stabiliser. Mais 92% d’entre eux disent que la fin de la chute des prix ne prĂ©figure en rien d’un rĂ©tablissement du secteur.


Les trois-quarts donnent quelque crĂ©dit au secrĂ©taire amĂ©ricain au TrĂ©sor Timothy Geithner, estimant que le plan mis en place pour redresser l’Ă©conomie commence Ă  porter ses fruits. A près de deux contre un (65%), ils jugent que Geithner s’est pour l’heure montrĂ© plus efficace que son prĂ©dĂ©cesseur Henry Paulson.


http://www.lefigaro.fr/tauxetdevises/2009/06/12/04004-20090612ARTFIG00435-les-economistes-prevoient-une-fin-de-crise-pour-aout-.php





L’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s serait relevĂ© temporairement autour de 36 %

Cette mesure viendrait compenser la suppression de la taxe professionnelle avant la mise en place de la contribution « climat-énergie »

Le projet de réforme de la taxe professionnelle (TP) de la mission d’information de la Commission des finances de l’Assemblée nationale a été bien accueilli par la ministre de l’Economie. « Je suis spontanément séduite », a confié Christine Lagarde aux membres de la mission.

Cette réforme se donne pour objectif d’aider l’industrie (automobile, biens d’équipement, biens intermédiaires, biens de consommation et agroalimentaire) et s’appuie sur deux piliers : le foncier et la valeur ajoutée produite.

D’une part, l’assiette foncière doit être plus juste. En effet, les assiettes industrielles ont progressé au rythme du foncier, mais pas celles des locaux commerciaux. Or, l’industrie détient 32,3 % de l’assiette foncière, pour 27,2 % de la TP brute et 21 % de la valeur ajoutée (VA). Aussi, la mission propose une minoration forfaitaire de 15 % de l’assiette foncière des établissements industriels, soit un gain de plus de 900 millions d’euros. La mission demande également une révision générale des valeurs locatives, et une stricte liaison des taux (assiette foncière et taxe habitation).

D’autre part, la mission propose une contribution sur la valeur ajoutée (CVA), avec un taux de 1,5 % à partir de 1 million d’euros de chiffre d’affaires, et un taux progressif en dessous de ce seuil. En plus, une minoration forfaitaire, par exemple de 500 euros, viendra protéger les plus petites entreprises.

Ces deux impositions seraient plafonnées à 3,5 % de la valeur ajoutée.

Pour les entreprises, l’allègement du poids de la TP sera de l’ordre de 7,5 milliards d’euros, et s’accompagnera d’un allègement net de la fiscalité locale de 6,3 milliards. Ainsi, sur 100 euros d’allègement net, 45 iraient à l’industrie, note la mission.

L’Etat devra financer un solde de 4,7 milliards d’euros. Ce solde serait financé par la contribution « climat-énergie », de l’ordre de 5 milliards d’euros. En attendant qu’elle soit opérationnelle, la mission propose une majoration de l’impôt sur les sociétés (IS). Une aide supplémentaire à l’industrie, explique la mission, puisque ce secteur ne contribue qu’à 11 % de l’IS. Pour la période transitoire, les rapporteurs proposent un complément du taux d’IS de 2 à 3 points, soit un impôt sur les sociétés autour de 36 %.

La balle est dans le camp du gouvernement, tandis que la mission vise une entrée en vigueur pour les entreprises dès 2010.
http://www.agefi.fr/articles/article.aspx?id=1097410

Finance : Obama annonce la plus grande réforme depuis les années 1930

Le prĂ©sident amĂ©ricain, Barack Obama, a annoncĂ©, mercredi 17 juin, que son projet de rĂ©forme de la rĂ©gulation financière Ă©tait le plus vaste depuis la Grande DĂ©pression des annĂ©es 1930, selon le texte d’une dĂ©claration qu’il doit faire Ă  18 h 50 publiĂ© par la Maison Blanche. Voici ses principales propositions, qui devront ensuite ĂŞtre approuvĂ©es par le Congrès :

Un grand rĂ©gulateur. La rĂ©forme vise Ă  donner Ă  la banque centrale, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale (Fed), de nouveaux pouvoirs de rĂ©gulation sur les plus grandes institutions financières du pays, dont la faillite mettrait en danger l’ensemble du système Ă©conomique.

ProtĂ©ger les consommateurs. Comme prĂ©cĂ©demment annoncĂ©, elle comprendra la constitution d’une nouvelle agence de protection des consommateurs chargĂ©e de superviser spĂ©cifiquement les crĂ©dits immobiliers et les crĂ©dits Ă  la consommation.

Evaluer les risques. Elle doit Ă©galement comporter la crĂ©ation d’un conseil de surveillance des services financiers. Cet organe, dont la prĂ©sidence reviendra au TrĂ©sor, sera chargĂ© d’Ă©valuer les risques menaçant le système financier dans son ensemble et de coordonner l’action des diffĂ©rents organes de rĂ©gulation pour y faire face.

ContrĂ´ler les fonds spĂ©culatifs. Pour assurer la stabilitĂ© du système, le gouvernement va Ă©galement relever le niveau de capital que devront possĂ©der “toutes les institutions” financières, avec des obligations plus contraignantes pour les plus importantes d’entre elles. Les fonds spĂ©culatifs, qui Ă©chappent pour l’instant au contrĂ´le des autoritĂ©s, devront s’enregistrer auprès d’un rĂ©gulateur. Cette obligation pourrait nĂ©anmoins ne s’appliquer qu’Ă  partir d’un certain montant d’actifs gĂ©rĂ©s.

ContrĂ´ler les produits dĂ©rivĂ©s. La rĂ©forme doit Ă©galement imposer que les produits dĂ©rivĂ©s dĂ©sormais standardisĂ©s, qui se troquent de grĂ© Ă  grĂ©, s’Ă©changent via des structures de compensation centralisĂ©es. Cela devrait nĂ©anmoins laisser un grand nombre de produits dĂ©rivĂ©s hors du contrĂ´le des autoritĂ©s.

Responsabiliser les acteurs. Le gouvernement va aussi Ă©dicter des normes pour la titrisation, opĂ©ration consistant Ă  transformer en titres des actifs financiers, afin d’Ă©viter que les Ă©metteurs qui y recourent ne se dĂ©chargent totalement de leurs risques sur le reste du système. La titrisation est en partie responsable de la croissance effrĂ©nĂ©e des crĂ©dits immobiliers Ă  risque ayant entraĂ®nĂ© la crise actuelle.

Les agences de notation, accusĂ©es d’avoir manquĂ© de clairvoyance dans l’estimation des risques posĂ©s par ces opĂ©rations, devraient ĂŞtre encadrĂ©es. La rĂ©forme doit enfin donner au gouvernement les moyens d’agir pour permettre un dĂ©mantèlement en douceur des grandes institutions financières menaçant de s’Ă©crouler.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/06/17/finance-obama-annonce-la-plus-grande-reforme-depuis-les-annees-1930_1208053_3222.html#xtor=RSS-3234

Système financier: les risques restent élevés en zone euro, selon la BCE

La Banque centrale européenne (BCE) a mis en garde contre des risques toujours élevés pesant sur le système financier de la zone euro, dans un rapport publié lundi.
“Les risques pour la stabilitĂ© financière restent Ă©levĂ©s”, prĂ©vient la BCE dans son rapport semestriel qui fait le point sur l’Ă©tat de santĂ© des grands acteurs du système financier, en particulier les banques et les assureurs.
Parmi ces menaces, elle n’exclut pas une nouvelle crise de confiance chez les grandes banques et s’inquiète de la soliditĂ© financière des assureurs. Par ailleurs, une rĂ©cession plus sĂ©vère et plus longue que prĂ©vu de la zone euro pourrait aussi dĂ©stabiliser le système financier, de mĂŞme qu’une intensification des tensions dans les pays d’Europe centrale et orientale.
L’institution n’exclut pas non plus de nouvelles baisses de prix plus fortes que prĂ©vu dans l’immobilier aux Etats-Unis.
“On ne peut pas exclure que plusieurs de ces risques se matĂ©rialisent simultanĂ©ment”, a ajoutĂ© le vice-prĂ©sident de l’institution Lucas Papademos lors d’un point presse.
Les turbulences financières, qui s’Ă©taient intensifiĂ©es après la faillite de la banque d’affaires amĂ©ricaine Lehman Brothers en septembre 2008, se sont calmĂ©es et les rĂ©sultats des banques au premier trimestre se sont globalement nettement amĂ©liorĂ©s, note le rapport.
Mais les perspectives d’”un retournement significatif Ă  court terme” de la situation financière des grandes banques commerciales sont “peu prometteuses”, a soulignĂ© M. Papademos.
La BCE a évalué à 283 milliards de dollars les pertes potentielles supplémentaires que les banques pourraient accuser entre 2009 et 2010, essentiellement en raison de leur exposition sur des crédits douteux.
http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00157291.htm?xtor=RSS-2009

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