De l’amnistie fiscale Ă l’augmentation de la TVA,le grand Ă©cart de l’Union
Face Ă l’envolĂ©e des dĂ©ficits publics, l’Europe rĂ©agit en ordre dispersĂ©.
L’Allemagne songe Ă relever la TVA
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Ă€ en croire un document interne de la CDU, rĂ©vĂ©lĂ© par le quotidien Bild, le camp conservateur dirigĂ© par Merkel, donnĂ© ultrafavori aux Ă©lections lĂ©gislatives de septembre, envisagerait d’augmenter la TVA après le scrutin, pour faire face Ă l’endettement record contractĂ© par l’Allemagne. Bien qu’ils s’en dĂ©fendent officiellement, les conservateurs voudraient augmenter de 7 % Ă 19 % la TVA sur les produits alimentaires et les fleurs coupĂ©es, ce qui pourrait rapporter 14 milliards par an dans les caisses de l’État. La CDU-CSU pourrait aussi choisir de revenir Ă un taux de TVA unique Ă 18 %. D’après l’Ă©conomiste Udo Ludwig, «les autres possibilitĂ©s de faire des Ă©conomies sont très limitĂ©es et difficiles Ă mettre en Ĺ“uvre».
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La Grande-Bretagne veut taxer les plus riches
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Dès l’annĂ©e prochaine, le taux d’imposition des Britanniques entrant dans la tranche la plus Ă©levĂ©e va passer de 40 % Ă 50 %. Gordon Brown tente ainsi de faire porter sur les plus riches une partie de l’effort engagĂ© pour redresser les finances publiques, plombĂ©es par le sauvetage des banques, l’important plan de relance et la forte rĂ©cession qui frappe le Royaume-Uni. Comme c’Ă©tait dĂ©jĂ le cas depuis quelques annĂ©es, les taxes sur le tabac, l’alcool et les carburants vont encore augmenter, jusqu’Ă 2 % l’annĂ©e prochaine. En revanche, aucune date n’a Ă©tĂ© donnĂ©e pour revenir en arrière sur la baisse de la TVA, mise en Ĺ“uvre l’automne dernier.
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L’Irlande alourdit l’impĂ´t sur le revenu
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Pour tenter de stabiliser les dĂ©ficits qui devraient atteindre 10 % du PIB cette annĂ©e, le gouvernement irlandais n’a eu d’autre choix que d’augmenter fortement les impĂ´ts en mĂŞme temps qu’il taillait dans les dĂ©penses de l’État et divisait par deux certaines allocations sociales. La contribution Ă l’effort public des revenus les plus modestes sera de 30 euros par mois, alors que les plus riches devront dĂ©bourser jusqu’Ă 1 300 euros d’impĂ´ts en plus par mois. En revanche, le gouvernement a promis que l’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s, l’un des points clĂ©s de l’attractivitĂ© de l’ancien «tigre celtique» restera Ă 12,5 %.
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L’Espagne accroĂ®t la fiscalitĂ© sur le tabac et l’essence
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RĂ©cession oblige, JosĂ© Luis Zapatero tourne la page de dix ans de baisses d’impĂ´ts. Alors que le dĂ©ficit public s’envole Ă 10 % du PIB, le chef du gouvernement espagnol a annoncĂ© une hausse prochaine des impĂ´ts. Elle s’appliquera d’abord au tabac et au carburant Ă usage privĂ©, deux produits qui sont actuellement moins taxĂ©s que dans le reste de l’Europe. L’augmentation devrait atteindre entre 7 et 10 %. Si la consommation rĂ©siste, ces taxes devraient rapporter 2,3 milliards d’euros au budget de l’État. «L’Espagne va ainsi contribuer Ă promouvoir une Ă©conomie plus Ă©cologique et soucieuse de la santĂ© des contribuables », s’est justifiĂ©e la ministre de l’Économie Elena Salgado. Dans un second temps, le gouvernement envisage d’Ă©liminer la dĂ©duction fiscale de 400 euros sur l’impĂ´t sur le revenu, votĂ©e l’an dernier, rĂ©servant ce cadeau aux plus dĂ©munis.
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La France refuse d’augmenter les impĂ´ts
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La France s’en tient Ă une ligne de conduite stricte sur la fiscalitĂ©. «Je n’augmenterai pas les impĂ´ts parce que l’augmentation des impĂ´ts retarderait longtemps la sortie de crise et parce qu’en augmentant les impĂ´ts quand on est au niveau de prĂ©lèvements oĂą nous nous trouvons, on ne rĂ©duit pas les dĂ©ficits, on les augmente», a rĂ©pĂ©tĂ© Nicolas Sarkozy, Ă Versailles. Il faut dire qu’impĂ´ts et charges sociales reprĂ©sentent aujourd’hui 43 % du PIB en France. Un des taux les plus Ă©levĂ©s au monde. Raison pour laquelle le chef de l’État avait fait de la baisse des prĂ©lèvements obligatoires l’un de ses thèmes de campagne. Et avait instaurĂ© le bouclier fiscal dès son arrivĂ©e Ă l’ÉlysĂ©e. Une mesure sur laquelle le gouvernement refuse de revenir aujourd’hui, malgrĂ© les pressions de l’opposition et des centristes.
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Les pays nordiques renoncent à alourdir leurs prélèvements
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Championne europĂ©enne des prĂ©lèvements, la Suède peut difficilement jouer de cette arme pour rĂ©duire son dĂ©ficit. D’une part, parce que le gouvernement de centre droit, au pouvoir depuis 2006, a fait de la baisse des impĂ´ts son cheval de bataille. La baisse ciblĂ©e sur les bas salaires est jugĂ©e indispensable pour stimuler l’emploi, afin de concurrencer les aides sociales très gĂ©nĂ©reuses. D’autre part, la Suède, qui a menĂ© plusieurs cures d’austĂ©ritĂ© après la grande crise des annĂ©es 1990, peut taper dans son matelas pour financer la relance. Face Ă une rĂ©cession historique, les pays Baltes, sont, eux, contraints d’augmenter la TVA.
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L’Italie songe Ă une nouvelle amnistie fiscale
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Le gouvernement envisage une nouvelle amnistie fiscale pour encourager le rapatriement des capitaux exportĂ©s illĂ©galement. Cette mesure pourrait rapporter 10 Ă 12 milliards d’euros. La dĂ©cision sera arrĂŞtĂ©e en juillet lors de l’adoption de la loi d’orientation budgĂ©taire. En attendant, Silvio Berlusconi veut allĂ©ger la pression fiscale sur les entreprises. Il devrait proposer, aujourd’hui, en Conseil des ministres de dĂ©taxer les bĂ©nĂ©fices des sociĂ©tĂ©s lorsqu’ils sont rĂ©investis dans l’achat de biens d’Ă©quipements. Le gouvernement veut Ă©galement octroyer une prime aux sociĂ©tĂ©s qui renoncent Ă mettre des travailleurs au chĂ´mage technique ou les rĂ©embauchent avant la fin de leur chĂ´mage.
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http://www.lefigaro.fr/impots/2009/06/26/05003-20090626ARTFIG00255-de-l-amnistie-fiscale-a-l-augmentation-de-la-tva-le-grand-ecart-de-l-union-.php



