La loi Tepa profite aux PME

Les rĂ©ductions d’impĂ´t ont permis un milliard d’investissements dans les PME en 2008.
 
C’est encore un effet de la crise. Le nombre de dĂ©clarations imposables Ă  l’impĂ´t de solidaritĂ© sur la fortune (ISF) s’Ă©tablit au dĂ©but du mois de juillet Ă  près de 539 000, contre 548 000 Ă  la mĂŞme date en 2008, a indiquĂ© hier le ministère du Budget.

Comme le laissaient pressentir les premières tendances (nos Ă©ditions du 8 juillet), le montant de l’impĂ´t dĂ©clarĂ© recule nettement, Ă  3,13 milliards d’euros contre 3,75 milliards l’an dernier Ă  la mĂŞme Ă©poque, prĂ©cise Éric Woerth.

 

Dépréciation du patrimoine des ménages
 

Seuls les contribuables installĂ©s Ă  l’Ă©tranger ont encore un dĂ©lai pour leur dĂ©claration. La campagne d’impĂ´t de solidaritĂ© sur la fortune de 2009 risque donc de ne pas ĂŞtre aussi fructueuse qu’espĂ©rĂ© pour l’État ! Bercy comptait rĂ©colter 3,6 milliards avec l’ISF cette annĂ©e. Compte tenu des recettes encore attendues, « le montant des encaissements d’impĂ´t de solidaritĂ© sur la fortune pour 2009 devrait prĂ©senter un Ă©cart limitĂ© par rapport Ă  la prĂ©vision », estime toutefois Éric Woerth. Selon lui, la baisse est « contenue, malgrĂ© la dĂ©prĂ©ciation d’Ă©lĂ©ments du patrimoine des mĂ©nages (notamment les placements boursiers et les actifs immobiliers) ».

Autre raison Ă  cette baisse : le succès des allĂ©gements fiscaux dĂ©cidĂ©s par le gouvernement dans le cadre de la loi Tepa. Quelque 102 000 rĂ©ductions pour investissement dans une PME ou pour don Ă  un organisme d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral ont Ă©tĂ© dĂ©clarĂ©es, gĂ©nĂ©rant un montant total de rĂ©duction d’impĂ´ts de 718 millions d’euros (contre 92 000 rĂ©ductions et 656 millions d’euros en 2008). Le ministère prĂ©cise que « la rĂ©duction d’impĂ´t n’Ă©tant acquise qu’Ă  hauteur d’une fraction de l’investissement rĂ©alisĂ©, cette mesure aura en rĂ©alitĂ© permis de mobiliser près d’un milliard d’euros d’investissements nouveaux dans nos PME » : 520 millions d’euros par souscriptions directes au capital, 440 millions d’euros via des holdings ou des fonds.

http://www.lefigaro.fr/impots/2009/07/18/05003-20090718ARTFIG00124-isf-moins-d-assujettis-et-moins-de-recettes-.php

Immobilier : le Club MĂ©diterranĂ©e propose des villas Ă  l’Ile Maurice

Le Club MĂ©diterranĂ©e a inaugurĂ© samedi dernier sa première villa de luxe Ă  l’Ă®le Maurice. En se lançant dans la promotion immobilière, l’exploitant de villages de vacances veut accroĂ®tre sa capacitĂ© d’accueil sans financement ni risque locatif. Vendues Ă  des particuliers, les villas ont en effet vocation Ă  ĂŞtre louĂ©es.         
Le Club MĂ©diterranĂ©e, qui a fait le pari de se lancer dans la promotion immobilière, a donnĂ© samedi dernier un tour concret Ă  cette nouvelle stratĂ©gie en inaugurant sa première construction: une villa de deux millions d’euros attenante Ă  l’un de ses clubs les plus haut de gamme, celui de La plantation d’Albion, Ă  l’Ă®le Maurice.

Vingt-six des 40 villas qui y sont projetĂ©es seront achevĂ©es d’ici Ă  la fin du premier semestre 2010, avec un concept inhabituel en France :chacune (de 1 Ă  2 millions d’euros pour deux Ă  quatre chambres) est assortie de la jouissance gratuite de toutes les prestations du club cinq tridents mitoyen (restauration, loisirs, animations…). Le Club Med assure par ailleurs leur maintenance et leur service au quotidien.

Occupation de six semaines par an
Le propriĂ©taire ne pourra toutefois y sĂ©journer que six semaines par an. Le reste du temps, le groupe les mettra en location (2.000 euros la nuit pour la villa de quatre chambres inaugurĂ©e hier, par exemple) et reversera au propriĂ©taire un quart des revenus locatifs, diminuĂ©s des charges de maintenance et de copropriĂ©tĂ©. ” Il s’agit d’un concept, la “villa d’hĂ´tel”, inconnu en France mais très rĂ©pandu ailleurs, commente Bruno Gimazane, de l’agence ThĂ©ma Properties, spĂ©cialisĂ©e dans l’immobilier d’investissement et qui commercialise les villas d’Albion depuis le dĂ©but 2008.

Mais, contrairement Ă  un hĂ´tel comme le Four Seasons ou un groupe immobilier, le Club Med peut apporter davantage de prestations que la seule maintenance et la gestion locative. ” Le Club Med a vendu ferme 10 des villas d’Albion, dispose de 7 rĂ©servations et de 15 options.

Les acquĂ©reurs signent un bail de gestion locative de douze ans (la durĂ©e du bail du Club Ă  Albion) reconductible, Ă  moins qu’ils n’optent Ă  terme pour rĂ©cupĂ©rer la pleine jouissance (sans accès aux prestations du club).

” Un produit haut de gamme ”
Un investissement dans une villa est gĂ©nĂ©ralement motivĂ© par la recherche d’un rendement locatif (non assurĂ© puisqu’il dĂ©pend de la demande locative) et d’une plus-value Ă  la revente, mais ” la vaste majoritĂ© des acquĂ©reurs sont des clients du Club Med, qui achètent en perspective de la retraite.

Ils ont en moyenne 40 ans et sont souvent Français “, assure l’exploitant de villages de vacances. Si les acquĂ©reurs se lassent de l’Ă®le Maurice, le Club Med propose cinq autres destinations, changĂ©es tous les ans. Une formule qui mord sur l’offre Ă©mergente des ” destinations club ” .

Le groupe de loisirs attend beaucoup de cette stratĂ©gie de promotion immobilière. ” Elle augmente notre capacitĂ© d’accueil, avec un produit haut de gamme, sans financement ni risque locatif puisque nous ne sommes pas propriĂ©taire. Et nous pouvons louer une villa en attendant qu’elle trouve acquĂ©reur “, souligne son PDG, Henri Giscard d’Estaing.

L’objectif est de gĂ©nĂ©rer, par les villas, 30% du rĂ©sultat d’exploitation de la plantation d’Albion. A ce stade, le Club Med planche sur une extension de la formule, avec une mise en chantier d’ici Ă  deux ans, sur trois autres villages : Cap Skirring au SĂ©nĂ©gal et La Caravelle en Guadeloupe, et celui Ă  construire Ă  Valmorel en Savoie (dĂ©but des travaux en mai 2010).

Les villas françaises seront plus petites, moins chères (de 800.000 Ă  1,3 million d’euros) et calibrĂ©es pour ĂŞtre Ă©ligibles aux dĂ©ductions d’impĂ´t des nouveaux dispositifs fiscaux. Le groupe Ă©tudie la possibilitĂ© d’un montage fiscal permettant de cumuler l’avantage fiscal du Scellier (plafonnĂ© Ă  un investissement de 300.000 euros) avec celui des LMNP. Un cocktail inĂ©dit.

http://www.lesechos.fr/patrimoine/immobilier/300364020.htm?xtor=RSS-2066

Douanes : attention aux mauvaises surprises

MĂŞme dans le cadre du marchĂ© unique europĂ©en, les vacanciers ont des obligations Ă  la sortie ou au retour dans le territoire français concernant l’import ou l’export de marchandises ou de capitaux. Le ministère du budget les a rappelĂ©es aujourd’hui.
 
Mieux vaut prĂ©venir que guĂ©rir. Qui ne s’est pas posĂ© la question, au retour de ses vacances Ă  l’Ă©tranger, combien de cartouches de cigarettes ou de bouteilles d’alcool il pouvait rapporter en France ? Sans parler de camĂ©ra, appareil photo ou ordinateur portable dĂ©taxĂ©s en Chine ou au Moyen-Orient ? Pour Ă©viter toute mauvaise surprise Ă  la descente de l’avion, le ministre de tutelle des douanes, Éric Woerth, et ses services, ont lancĂ© lundi une campagne d’informations rappelant les droits et obligations des touristes français. Voyons point par point ce qu’il faut faire.

• DUTY FREE : 430 euros au lieu de 175 euros

DĂ©sormais, chaque touriste français peut rapporter dans ses bagages personnels des produits hors taxe dans la limite de 430 euros (300 euros en cas d’autres moyens de transport que l’avion ou le bateau). Les voyageurs âgĂ©s de moins de 15 ans bĂ©nĂ©ficient, quant Ă  eux, d’une franchise limitĂ©e Ă  150 euros, quel que soit le mode de transport.

Les touristes peuvent donc ramener plus de marchandises sans payer de supplément, puisque la franchise était auparavant de 175 euros pour les voyageurs de plus de 15 ans.

• TABAC ET ALCOOL hors UE : 2 cartouches et 1 litre d’alcool fort

Certaines marchandises, comme les tabacs et les alcools, sont soumises Ă  des franchises quantitatives, en ce qui concerne les voyages effectuĂ©s hors de l’Union EuropĂ©enne (UE) voici les quantitĂ©s qu’il est permis de rapporter :

 

 

Au delĂ  des franchises, les voyageurs doivent dĂ©clarer spontanĂ©ment les marchandises en se prĂ©sentant Ă  la douane, afin d’acquitter des droits et taxes correspondants. Ne pas les dĂ©clarer expose Ă  la confiscation des marchandises et Ă  une amende douanière.

• TABAC ET ALCOOL Ă  l’intĂ©rieur de l’UE: 5 cartouches et 10 litres d’alcool

A l’intĂ©rieur de l’Union europĂ©enne, les limites ci-dessus citĂ©es sont Ă©tendues jusqu’Ă  cinq cartouches dans le cas d’une consommation personnelle. Au delĂ  et jusqu’Ă  dix cartouches, il convient de faire Ă©tablir un document de circulation en passant par un bureau de douane. Au-delĂ  de 10 cartouches par personne, l’importation est interdite et saisie immĂ©diatement. En ce qui concerne les alcools, les touristes français peuvent rapporter jusqu’Ă  10 litres d’alcool fort, 90 litres de vins et mĂŞme 110 litres de bière toujours pour leur consommation personnelle.

• SORTIE OU ENTREE DE CAPITAUX : seuil relevé à 10.000 euros

Le seuil de l’obligation dĂ©clarative de capitaux est dĂ©sormais de 10.000 euros contre 7600 euros auparavant. Ainsi, toute personne dĂ©tenant des espèces, titres ou valeurs, d’un montant Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  10.000 euros, doit les dĂ©clarer Ă  la douane au franchissement de la frontière française, quel que soit le pays de destination ou de retour. Cette mesure, qui n’implique aucun frais, a pour but de lutter contre le blanchiment. L’an dernier, les douanes ont procĂ©dĂ© Ă  1453 contrĂ´les positifs, pour une somme globale de 99 millions d’euros, soit une augmentation de 23% par rapport Ă  2007.

• CONTREFACONS

On pouvait s’en douter au pays du luxe et de la mode, elles sont prohibĂ©es Ă  titre absolu. Les douaniers procèdent Ă  la saisie de toutes les contrefaçons. «Nous calculons les amendes douanières Ă  partir de la valeur des produits de marque qui ont Ă©tĂ© contrefaits. Elles peuvent ĂŞtre donc très Ă©levĂ©es».

• DROGUES

Les drogues de tout type, y compris le cannabis, sont prohibées à titre absolu. En détenir ou en transporter expose à des sanctions pénales (emprisonnement, amendes).

• ESPECES PROTEGEES ANIMALES OU VEGETALES

La douane est chargĂ©e de faire respecter la convention de Washington, qui protège les espèces animales et vĂ©gĂ©tales menacĂ©es d’extinction. Par respect pour l’environnement, il est conseillĂ© de ne prĂ©lever dans les pays de villĂ©giature aucune espèce animale ou vĂ©gĂ©tale, dont certaines peuvent ĂŞtre en voie de disparition ou dangereuses pour l’Ă©cosystème europĂ©en.

• RESTRICTIONS PARTICULIERES

Les mĂ©dicaments, les denrĂ©es alimentaires (la viande et le poisson notamment), les Ĺ“uvres d’art, les armes, sont soumises Ă  des dispositions particulières. Il convient de se renseigner avant le dĂ©part, sur les dispositions applicables en la matière, tant dans le pays de destination que pour le retour en France.

• ADRESSE UTILE AVANT DE PARTIR

Afin d’Ă©viter toute mauvaise surprise, il convient dans tous les cas de se renseigner avant de partir sur le site internet de la douane : www.douane.gouv.fr.

http://www.lefigaro.fr/conso/2009/07/06/05007-20090706ARTFIG00510-douanes-attention-aux-mauvaises-surprises-.php

Les Français travaillent plus de la moitiĂ© de l’annĂ©e pour l’Etat

Les Français travaillent 195 jours par an  pour payer les dépenses publiques.        
C’est aujourd’hui le jour de ” libĂ©ration fiscale “, selon l’association Contribuables associĂ©s, qui calcule chaque annĂ©e le nombre de jours que ” consacrent les Français Ă  travailler pour payer les dĂ©penses des administrations publiques ” (195 en 2009).

Le gouvernement pourra rĂ©torquer que le taux de prĂ©lèvements obligatoires devrait Ă  nouveau diminuer sensiblement cette annĂ©e, Ă  42 % du PIB, contre 42,8 % en 2008, 43,2 % en 2007 et 43,9 % en 2006. Et ” malgrĂ© le contrecoup des mesures fiscales du plan de relance [NDLR : qui jouent Ă  plein en 2009], le taux ne remonterait que de 0,1 point de PIB en 2010 “,souligne le document de Bercy prĂ©paratoire au dĂ©bat d’orientation des finances publiques, qui s’est dĂ©jĂ  tenu Ă  l’AssemblĂ©e nationale et qui aura lieu demain au SĂ©nat.

Les prélèvements chutent plus vite que le produit intérieur brut, attendu en recul de 3 % cette année.

Faibles recettes de TVA
L’exĂ©cutif reste nĂ©anmoins discret sur le sujet pour une raison simple : la baisse du taux de prĂ©lèvements obligatoires s’explique surtout par l’effondrement des recettes fiscales anticipĂ© pour cette annĂ©e en raison de la rĂ©cession. Les moins-values d’impĂ´t sur les sociĂ©tĂ©s (dont les rentrĂ©es devraient ĂŞtre divisĂ©es par deux) sont les plus impressionnantes. S’y ajoutent de faibles recettes de TVA et des rentrĂ©es de cotisations sociales, elles aussi dĂ©primĂ©es (avec une masse salariale prĂ©vue en baisse d’au moins 1,25 %).

Outre la conjoncture, les mesures du plan de relance contribuent aussi temporairement Ă  amoindrir les recettes de l’Etat : remboursements anticipĂ©s de TVA, de crĂ©dit impĂ´t recherche, baisses d’impĂ´t sur le revenu, etc. Sans oublier la baisse de la TVA sur la restauration. RĂ©sultat : les prĂ©lèvements chutent plus vite que le PIB, attendu en recul de 3 % cette annĂ©e.

Les limites de l’indicateur
A 42 %, le taux de prĂ©lèvements obligatoires reviendrait Ă  son niveau de 1993 (42,2 %). Il Ă©tait de 41,4 % en 1992. A l’inverse, un pic avait Ă©tĂ© atteint en 1999 (44,9 %), avec, Ă  l’Ă©poque, une forte croissance qui gĂ©nĂ©rait des plus-values fiscales importantes. Cela montre d’ailleurs les limites de cet indicateur, dont l’Ă©volution doit surtout ĂŞtre regardĂ©e Ă  moyen terme. Au-delĂ  des effets de la crise, la baisse du taux de ” PO ” rĂ©sulte aussi des allĂ©gements fiscaux dĂ©cidĂ©s depuis 2007, qui ont reprĂ©sentĂ© 0,5 point de PIB selon Bercy, dont 0,3 point liĂ© Ă  la loi Tepa (exonĂ©rations de charges sur les heures supplĂ©mentaires, droits de succession) et le reste liĂ© aux dĂ©grèvements de taxe professionnelle
http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/300363228.htm?xtor=RSS-2066

Il y a un an, le pétrole faisait trembler le monde

Le 11 juillet 2008, l’or noir rentrait dans l’histoire avec un prix record de 147,50 dollars. Or aujourd’hui, l’intensification de la crise Ă©conomique est passĂ©e par lĂ , brouillant les cartes, et plaçant la demande pĂ©trolière au centre du jeu.
 
11 juillet 2008. Ce jour-lĂ , marchĂ©s financiers, pays consommateurs et automobilistes restaient sans voix face au nouveau pic atteint par les prix du pĂ©trole : 147,50 dollars. Le point d’orgue d’une ascension entamĂ©e quelques mois plus tĂ´t suite Ă  la combinaison de plusieurs facteurs qui atteignirent un pic Ă  ce moment : tensions gĂ©opolitiques, dollar Ă  un niveau historiquement faible, envolĂ©e de la demande dans les pays Ă©mergents et boulimie des investisseurs pour les matières premières. Un an et deux jours après ces records historiques, la situation a radicalement changĂ©. La crise financière et Ă©conomique a eu le temps de s’amplifier et de remettre Ă  plat une situation que certains analystes jugeaient inaltĂ©rable. Pourtant, les faits sont lĂ , le pĂ©trole a perdu plus de 60% de sa valeur d’antan, sous le coup d’une faible demande en raison de la conjoncture Ă©conomique et du niveau relativement Ă©levĂ© des rĂ©serves de produits pĂ©troliers aux Etats-Unis. Lundi 13 juillet, le baril de «light sweet crude» cĂ´te Ă  New York s’Ă©changeait Ă  59,30 dollars, soit presque 90 dollars de moins.

En un an, c’est Ă©galement la psychologie du marchĂ© qui a changĂ©. A l’Ă©poque, la moindre tension gĂ©opolitique dans les pays producteurs (NigĂ©ria, Iran) pouvait faire monter en une seule sĂ©ance les prix du pĂ©trole de deux ou trois dollars. Aujourd’hui, cela n’est plus d’actualitĂ©, en tout pas comme avant. Autre changement, majeur celui-lĂ  : la crainte d’une pĂ©nurie a laissĂ© place Ă  la crainte d’une faible demande. La reprise Ă©conomique tarde toujours Ă  montrer le bout de son nez, et la demande en hydrocarbures s’en ressent. A ce titre, l’Agence internationale de l’Ă©nergie (AIE) estime que la consommation d’or noir devrait atteindre 83,8 millions de barils par jour (mbj) en 2009, soit 2,4 millions de moins que l’an dernier. Selon l’agence, cela s’explique par des donnĂ©es Ă©conomiques «plus ¬faibles que prĂ©vu» dans les pays de l’Organisation de coopĂ©ration et de dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE), «en dĂ©pit des plans de relance massifs» engagĂ©s dans le monde. Selon Barclays Capital, «un pessismisme croissant sur l’Ă©conomie et l’Ă©vanouissement de la confiance en une reprise subsistent, maintenant une bride Ă©troite sur les prix».
http://www.lefigaro.fr/societes/2009/07/13/04015-20090713ARTFIG00393-il-y-a-un-an-le-petrole-faisait-trembler-le-monde-.php

À 1.25%, le Livret A est-il encore intéressant ?

A peine annoncée, la baisse du taux du Livret A à 1.25% au 1er août fait déjà polémique. Cette nouvelle est-elle si mauvaise pour les épargnants ?
 
Le gouvernement a fait un geste pour les Ă©pargnants. Pourtant, la baisse du taux du Livret A Ă  1,25% au 1er aoĂ»t contre 1,75% actuellement passe mal. «On est sympa au gouvernement: « on rĂ©munère votre livret A Ă  1,25%, mais cela aurait pu ĂŞtre 0,25%.’ Vous voyez Ă  quoi vous avez Ă©chappĂ©, bande de pauvres?», rĂ©agit ainsi Lhyr, un lecteur du Figaro.fr . Un sentiment partagĂ© par de nombreux Ă©pargnants. Mais cette nouvelle chute du taux est-elle si pĂ©nalisante pour les particuliers ? Rien n’est moins sĂ»r. En aoĂ»t dernier, le taux du Livret A rĂ©munĂ©rait Ă  4% - un seuil qui a fait dĂ©coller la collecte Ă  un niveau record - mais l’inflation atteignait dans le mĂŞme temps 3,5%. Le gain pour l’Ă©pargnant se limitait ainsi Ă  seulement 0,5 point. «MĂŞme avec un taux Ă  1,25%, les Ă©pargnants sont mieux rĂ©munĂ©rĂ©s aujourd’hui qu’ils ne l’Ă©taient il y a un an», avance ainsi Cyril Blesson, directeur de la recherche du cabinet Seeds Finance. Aujourd’hui, en effet, les prix Ă  l’inflation, sur lesquels est calculĂ© le taux du Livret A, ont reculĂ© de 0,5% sur un an. Les Livrets A rapportent ainsi 0,75% net. Une rĂ©munĂ©ration qui reste intĂ©ressante, souligne CĂ©line Choulet, Ă©conomiste Ă  BNP-Paribas. «Lorsque le taux du Livret A avait franchi le seuil des 2%, la collecte avait dĂ©jĂ  fortement reculĂ©. C’est donc bien l’aspect psychologique qui joue.»

La CGT de la Caisse des dĂ©pĂ´ts use de l’argument, avançant que «ce nouveau coup portĂ© Ă  l’Ă©pargne rĂ©glementĂ©e pourrait bien prendre l’allure d’une estocade, si l’on se rĂ©fère Ă  la forte dĂ©collecte (-1,6 milliard d’euros) observĂ©e en mai suite Ă  la prĂ©cĂ©dente baisse de taux Ă  1,75%.»
Une hausse des prix pèsera sur le Livret A

Pour l’Ă©conomiste Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès, la baisse du Livret A n’est pas «justifiĂ©e, ni politiquement, ni Ă©conomiquement.» D’une part, le gouvernement s’Ă©tant Ă©cartĂ© de la formule mathĂ©matique qui donne le taux du Livret A, il aurait très bien pu le maintenir Ă  son niveau actuel. D’autre part, rien ne dit que les prix Ă  la consommation vont rester nĂ©gatifs dans les mois Ă  venir. Certains spĂ©cialistes envisagent mĂŞme dès le mois de septembre une reprise de l’inflation. Commentant ce matin les chiffres des prix Ă  la consommation, l’Ă©conomiste Alexander Law tablait ainsi sur une reprise progressive de la hausse des prix dès septembre. Un point de vue partagĂ© par Nicolas Bouzou : «les prix du pĂ©trole ne baissent plus aujourd’hui, cela va se traduire automatiquement par une reprise de l’inflation.» DĂ©jĂ  en juin, l’inflation augmentait lĂ©gèrement de 0,1%. Rognant d’autant la rĂ©munĂ©ration du Livret A. A l’inverse, pour FrĂ©dĂ©rique Cerisier, de BNP-Paribas, «les prix Ă  la consommation resteront nĂ©gatifs jusqu’Ă  fin 2009, Ă  -0,5%.»

Dans tous les cas, quelle que soit la courbe des prix Ă  venir, le taux du Livret A est recalculĂ© au minimum tous les six mois : une première fois en fĂ©vrier et une seconde en aoĂ»t. Et sous l’impulsion du gouverneur de la Banque de France, des rĂ©visions intermĂ©diaires peuvent Ă©galement avoir lieu en avril et en octobre.

http://www.lefigaro.fr/placement/2009/07/16/05006-20090716ARTFIG00433-le-livret-a-est-il-encore-interessant-.php

Immobilier de prestige : afficher le juste prix pour vendre vite

Les biens immobiliers haut de gamme se vendent rapidement quand ils sont affichĂ©s au juste prix. La clientèle Ă©trangère continue de soutenir ce marchĂ©, qui s’est ajustĂ© plus rapidement que lors des prĂ©cĂ©dentes crises, selon le cabinet Barnes.  

Les biens d’exception ou de prestige n’ont pas Ă©chappĂ© Ă  la crise. Le nombre de transaction a chutĂ©, les prix ont baissĂ©, mais les spĂ©cialistes du cabinet Barnes, spĂ©cialisĂ© dans l’immobilier haut de gamme _ ils rĂ©alisent une transacation par jour depuis le dĂ©but d’annĂ©e, sur des biens de plus de 1 millions d’euros _, sentent un certain frĂ©missement au cours du premier semestre 2009.  “Les produits de qualitĂ© ont vu leur prix varier de 5% Ă  10% Ă  la baisse, contre une baisse plus importante, jusqu’Ă  15% pour les produits de milieu de gamme. Les biens d’exception, eux,  se nĂ©gocie avec une dĂ©cote qui n’excède pas 15% de son prix au plus haut du marchĂ©”, selon le cabinet Barnes.

 

Comment réagissent à la crise les acheteurs étrangers ?
“La clientèle russe, après avoir Ă©tĂ© sulfureuse puis providentielle est devenue plus vendeuse qu’acheteuse !”, selon le communiquĂ© du cabinet Barnes. Les Ă©trangers soutiennent le marchĂ© et reprĂ©sentent 15% des acquĂ©reurs sur la rive droite et plus de 25% des acquĂ©reurs sur la rive gauche pour les transactions comprises entre 1 million et 5 millions d’euros, selon Barnes. Au-delĂ  de 5 millions d’euros, les Ă©trangers reprĂ©sentent plus de 60% des acquĂ©reurs, rive droite rive gauche rĂ©unie. Sur les 15 dernières transactions rĂ©alisĂ©es Rive gauche, 65% des acquĂ©reurs sont Ă©trangers (russe, colombien, amĂ©ricain, europĂ©ens).

Les biens affichés à leur juste prix trouvent preneur plus rapidement

Les spĂ©cialistes constatent que quand le bien est prĂ©sentĂ© Ă  son juste prix sur le marchĂ©, il se vend beaucoup plus rapidement. “Lorsque nous sommes au prix, nous avons rĂ©ellement une demande qui se traduit par des offres. Un appartement qui est prĂ©sentĂ© Ă  son prix de marchĂ©, qu’il vaille 1 million ou 5 millions, se vendra en cinq ou semaines. Toujours !”, explique Thibault de Saint Vincent, prĂ©sident de Barnes, dans un communiquĂ©.  

L’ajustement du marchĂ© se fait plus rapidement que lors des prĂ©cĂ©dentes crise

“Nous observons une rĂ©action du marchĂ© plus rapide que lors des prĂ©cĂ©dentes crises qui ont affectĂ© le marchĂ© immobilier. Les vendeurs dĂ©cident plus rapidement de baisser leur prix pour vendre”, font valoir les spĂ©cialistes de chez Barnes. Si c’est une bonne chose, cela peut cependant avoir des inconvĂ©nients. “Actuellement seulement une offre sur deux acceptĂ©e dĂ©bouche sur une vente. Le dĂ©sistement vient de l’acheteur mais de plus en plus du vendeur qui pense, compte tenu de la rapiditĂ© de transaction, ne pas avoir eu la meilleure offre possible. Car c’est paradoxalement dĂ©routant pour un propriĂ©taire d’avoir très rapidement des offres au prix de l’estimation”, explique-t-on chez Barnes.

MIREILLE WEINBERG, Les Echos

http://www.placementfacile.com/actus/wp-admin/post-new.php

Il y a un an, le pétrole faisait trembler le monde

Le 11 juillet 2008, l’or noir rentrait dans l’histoire avec un prix record de 147,50 dollars. Mais aujourd’hui, l’intensification de la crise économique est passée par là, brouillant les cartes, et plaçant la demande pétrolière au centre des préoccupations.

11 juillet 2008. Ce jour-là, marchés financiers, pays consommateurs et automobilistes restaient sans voix face au nouveau pic atteint par les prix du pétrole : 147,50 dollars. Le point d’orgue d’une ascension entamée quelques mois plus tôt suite à la combinaison de plusieurs facteurs qui atteignirent un pic à ce moment : tensions géopolitiques, dollar à un niveau historiquement faible, envolée de la demande dans les pays émergents et boulimie des investisseurs pour les matières premières. Un an et deux jours après ces records historiques, la situation a radicalement changé. La crise financière et économique a eu le temps de s’amplifier et de remettre à plat une situation que certains analystes jugeaient inaltérable. Pourtant, les faits sont là, le pétrole a perdu plus de 60% de sa valeur d’antan, sous le coup d’une faible demande en raison de la conjoncture économique et du niveau relativement élevé des réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis. Lundi 13 juillet, le baril de «light sweet crude» côte à New York s’échangeait à 59,30 dollars, soit presque 90 dollars de moins.

En un an, c’est également la psychologie du marché qui a changé. A l’époque, la moindre tension géopolitique dans les pays producteurs (Nigéria, Iran) pouvait faire monter en une seule séance les prix du pétrole de deux ou trois dollars. Aujourd’hui, cela n’est plus d’actualité, en tout cas dans une moindre mesure. Autre changement, majeur celui-là : la crainte d’une pénurie a laissé place à la crainte d’une faible demande. La reprise économique tarde toujours à montrer le bout de son nez, et la demande en hydrocarbures s’en ressent. A ce titre, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que la consommation d’or noir devrait atteindre 83,8 millions de barils par jour (mbj) en 2009, soit 2,4 millions de moins que l’an dernier. Selon l’agence, cela s’explique par des données économiques «plus faibles que prévu» dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), «en dépit des plans de relance massifs» engagés dans le monde. Selon Barclays Capital, «un pessismisme croissant sur l’économie et l’évanouissement de la confiance en une reprise subsistent, maintenant une bride étroite sur les prix».

http://www.jdf.com/matieres-premieres/2009/07/13/02004-20090713ARTJDF00040-il-y-a-un-an-le-petrole-faisait-trembler-le-monde.php

Conjoncture : le FMI renoue avec l’optimisme

Pour la première fois depuis des mois, le Fonds monĂ©taire international (FMI) exprime un rĂ©el optimisme. Il a revu Ă  la hausse, mercredi 8 juillet, l’Ă©volution de l’Ă©conomie mondiale pour 2009, dĂ©sormais attendue Ă  - 1,4 % (+ 0,1 point) et celle de 2010, Ă  +2,5 % (+ 0,6 point). “L’Ă©conomie mondiale commence Ă  sortir d’une rĂ©cession sans prĂ©cĂ©dent depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Ă©crit le Fonds, mais la stabilisation est inĂ©gale et la reprise sera probablement timide.” Dans son rapport sur la stabilitĂ© financière publiĂ© le mĂŞme jour, le FMI prĂ©vient : “Comme l’amĂ©lioration de la conjoncture financière s’explique pour beaucoup par le solide redressement qu’ont enregistrĂ© les actifs Ă  risques depuis mars, les marchĂ©s pourraient connaĂ®tre de sĂ©rieux revers, s’ils devançaient par trop le rythme de la reprise Ă©conomique.”

Alain Faujashttp:
//www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/07/09/conjoncture-le-fmi-renoue-avec-l-optimisme_1217145_1101386.html#xtor=RSS-3234

Livret A : 25% des Français hors la loi

Près d’un quart des possesseurs de Livrets A en dĂ©tiennent plusieurs, ce qui est interdit par la loi.

Fin 2008, 46 millions de Livets A Ă©taient en circulation. Et depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, 8 millions de nouveaux comptes ont Ă©tĂ© ouverts. Ainsi, 54 millions de Livrets A sont en circulation en France. Selon une source bancaire, près de 25% des dĂ©tenteurs de Livrets A en possĂ©deraient ainsi plusieurs. Une pratique interdite par la loi, mĂŞme si dans de nombreux cas, les montants dĂ©posĂ©s sont faibles. «Il y a très peu de livrets au plafond», c’est-Ă -dire dont la somme maximum de 15.300 euros est atteinte, prĂ©cise cette mĂŞme source bancaire.

 

Les fautifs amendables

 

En mai dernier, Bercy prĂ©cisait que l’administration fiscale procĂ©dera, cet Ă©tĂ©, au premier recoupement jamais rĂ©alisĂ© pour identifier les contrevenants. Le ministère des Finances indiquait alors que dans un premier temps les informations recueillies lors de cette vĂ©rification ne seront pas utilisĂ©es pour sanctionner les fautifs. En effet, pour Bercy, «l’essentiel des cas de multi-dĂ©tentions est liĂ© Ă  des oublis davantage qu’Ă  des fraudes». Les informations seront transmises aux banques, qui prĂ©viendront leurs clients afin qu’ils rĂ©gularisent leur situation. L’administration procĂ©dera ensuite Ă  d’autres recoupements. Si des «difficultĂ©s Ă  rĂ©gulariser» apparaissent, les services fiscaux Ă©tudieront alors la possibilitĂ© de sanctionner les multi-dĂ©tenteurs. La loi du 4 aoĂ»t 2008 prĂ©voit ainsi une amende correspondant Ă  2% de l’encours du ou des Livrets A supplĂ©mentaires ouverts par une personne en possĂ©dant dĂ©jĂ  un. Si le montant est infĂ©rieur Ă  50 euros, l’amende ne sera pas exigĂ©e.

 

La liste des multi-détenteurs connus en août

 

L’identification des multi-dĂ©tenteurs a Ă©tĂ© rendu possible grâce Ă  l’exploitation du fichier des comptes bancaires, dit Ficoba. Ce fichier qui recense tous les comptes ouverts en France est actuellement refondu. Il est seulement consultable par les personnes et les organismes habilitĂ©s par la loi : direction gĂ©nĂ©rale des finances publiques, autoritĂ©s judiciaires, direction gĂ©nĂ©rale des douanes, etc. Selon les banques, cette première opĂ©ration de recensement avait valeur de test. La vĂ©ritable liste des multi-dĂ©tenteurs va ĂŞtre fixĂ©e en aoĂ»t. De plus, fin 2009, ou dĂ©but 2010, la refonte du fichier Ficoba permettra Ă  toutes les banques de vĂ©rifier si un client possède dĂ©jĂ  ou non un Livret A avant de lui en ouvrir un.

http://www.lefigaro.fr/placement/2009/07/09/05006-20090709ARTFIG00477-livret-a-25-des-francais-hors-la-loi-.php

Thèmes WordPress - WordPress tuto