Avec la crise, l’ISF rapporte beaucoup moins à l’État

Comme on pouvait s’y attendre au vu de la crise boursière et immobilière, la campagne d’impôt de solidarité sur la fortune de 2009 n’a pas été fructueuse pour l’État.

Selon nos informations, au 20 juin 2009, les recettes brutes ont atteint 2,76 milliards d’euros, contre 3,47 milliards à la même époque l’an passé. Soit une chute de plus de 25 % en un an.

Certes, ces chiffres ne sont pas tout à fait complets. Seuls les contribuables domiciliés en France ont jusqu’au 15 juin pour déclarer et payer leur ISF.

Ceux qui habitent à l’étranger ont un délai supplémentaire, soit au 15 juillet, soit au 31 août. En outre, les redevables ont pu cette année imputer sur leur ISF ce que le fisc leur doit au titre du bouclier fiscal. Mais la tendance ne fait guère de doute. Bercy comptait récolter 3,6 milliards avec l’ISF en 2009. Cet objectif, même faible (l’impôt sur le revenu rapporte en moyenne une cinquantaine de milliards), ne sera pas atteint.

En 2008, la recette d’ISF avait baissé de 5,4 %, à 3,8 milliards. Mais ce recul était dû au succès du dispositif qui permet de réduire son ISF en investissant dans les PME. Cette année, en revanche, il est probable que la chute s’explique par l’effritement des patrimoines, évalués au 1er janvier 2009. Le CAC 40 a perdu 42,6 % en 2008 et l’immobilier 1 % à 3 %.

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L’assurance-vie fait aussi partie des victimes de Madoff

L’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles et la FFSA, bien que discrètes, suivent de près l’évolution du dossier Madoff, dans le domaine de l’assurance-vie.  

Dans l’affaire Madoff, les investisseurs ne sont pas que des actionnaires de Luxalpha, Thema ou LuxInvest. Les victimes se comptent aussi dans les rangs des titulaires de contrats d’assurance-vie. Sur le front des plaintes, les compagnies d’assurances paraissent en retrait, quand elles ne sont pas absentes. Elles sont pourtant le sauf-conduit des naufragés. La règle veut que les investisseurs ne sont que des créanciers dans le cadre de l’assurance-vie. Les propriétaires des actifs sont les assureurs. Sans eux, point de chance de récupérer les actifs. Sauf en cas de règlement général du dossier.

Depuis le début de l’affaire Madoff, le 11 décembre 2008, et contrairement à l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) est restée silencieuse sur le dossier Madoff. ” Nous avons une tradition de maison discrète “, convient Cyril Roux, secrétaire général adjoint de l’Acam. Pourtant, l’assurance-vie en France n’a pas été épargnée par les fonds liés au courtier américain, qui vient d’écoper d’une peine de prison de cent cinquante ans.

” L’assurance-vie est touchée en second rang par Madoff “, signale Cyril Roux, pour justifier le silence du régulateur vis-à-vis du grand public. L’AMF, peu après la révélation du scandale, avait été prompte à donner une première estimation des dégâts au sein des sociétés de gestion, plus de 500 millions d’euros. Une partie de cette exposition se retrouve bien entendu dans les contrats d’assurance-vie en unités de compte. ” Il y a six semaines, nous avons fait un sondage sur 15 % du marché pour regarder très en détail ce qui s’est passé,révèle le secrétaire général adjoint de l’Acam. Les actifs sont très peu touchés. Cela se compte en millièmes par rapport à la masse des encours gérés dans le cadre de l’assurance-vie. C’est-à-dire quelques centaines de millions d’euros sur les 1.500 milliards. “

La Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) est un peu plus précise. ” Moins de 0,03 % des encours “, avance Gérard Ménéroud, président de la commission plénière des assurances des personnes de la FFSA. Les montants bruts ne sont pas anodins, mais les professionnels cherchent à relativiser. ” Ce n’est presque rien en proportion dans l’actif général. Les pertes sont concentrées dans quelques contrats en unités de compte. Peu de monde en avait souscrit. Ce sont souvent des riches souscripteurs qui ont utilisé l’assurance-vie pour loger leurs actions de sicav,explique Cyril Roux. Les assureurs n’ont pas cherché à diffuser largement. “

Succès incertain des procédures

Cela ne veut pas dire pour autant qu’ils ne doivent rien faire pour défendre les intérêts de leurs clients. ” Les assureurs ont des obligations importantes,rappelle-t-il. Notre rôle n’est pas simplement de rappeler la loi, mais aussi de contrôler s’ils l’appliquent et de sanctionner s’ils ne le font pas. ” Par exemple, quand l’unité de compte disparaît ou est transformée, cela doit faire l’objet d’une information et d’un avenant au contrat. ” C’est le cas pour un OPCVM qui détenait plus de 5 % de fonds Madoff et pour lequel l’AMF a autorisé la création d’une poche pour les actifs non liquides(” side-pocket “) “, illustre-t-il.

Hélène Feron-Poloni, avocat associé du cabinet Lecoq-Vallon & Associés, insiste dans ses plaintes civiles contre les assureurs sur la dimension information et sur l’obligation de vérification. ” C’est l’assureur qui rend éligible les fonds. Ils doivent répondre à l’article L131-1 du Code des assurances qui signale que les unités de compte doivent figurer sur une liste de produits fixée par décret et doivent assurer une protection efficace de l’épargne “, indique-t-elle. ” Avant la révélation, Luxalpha présentait toutes ces caractéristiques,fait remarquer Cyril Roux. Mais savoir quels OPCVM offrent une protection suffisante de l’épargne investie est une question difficile. Nous souhaitons justement faire bouger les textes et impliquer l’AMF “.

Par ailleurs, le statut des souscripteurs pourrait changer. ” Comme le succès des procédures est incertain, la réglementation pourrait évoluer et ce par voie d’ordonnance, annonce Gérard Ménéroud, président de la commission plénière des assurances des personnes de la FFSA. Un assuré pourrait, s’il le souhaite, récupérer les titres en directs. ” Une façon de soulager les assureurs.

STEPHANE LE PAGE, Les Echos

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Acheter des pièces d’or et des lingots sur Internet

Le courtier Cortal Consors lance l’achat en ligne d’or physique. Une première en France.

L’appétit des Français pour l’or physique donne des idées aux distributeurs. Lundi, Cortal Consors a ainsi annoncé qu’il proposait désormais aux particuliers d’acheter par son intermédiaire des napoléons ou des lingots. «Nos clients sont demandeurs de placements concrets, durables et palpables. Ils pourront réaliser des transactions, de manière très simple, sur des pièces ou des lingots par Internet ou par téléphone», explique Benoît Gommard, directeur général de Cortal Consors France. Une idée qui séduit, semble-t-il, puisque dès le premier jour ce sont 200 napoléons qui ont ainsi été vendus.

Les frais de transaction sont fixés à 2 % à l’achat (et autant à la revente). Le client est incité à garder ses pièces ou ses lingots dans un coffre par l’intermédiaire de Cortal Consors (moyennant des frais de conservation de 1,6 %). «L’or sera conservé par CPOr, qui est le spécialiste de l’or physique sur le marché français. Il sera dans ses propres coffres, qui sont pour partie situés à la Banque de France» , indique Benoît Gommard. Le courtier pourra ensuite se charger de la revente.

Ceux qui le souhaiteront pourront toutefois retirer leurs pièces ou lingots moyennant des frais (5 euros par pièce et 25 euros par lingot). Mais ils ne pourront plus ensuite passer par l’intermédiaire de la société pour les revendre. «Cela nécessiterait la mise en place d’un service d’expertise pour être certain de l’état des pièces et de leur valeur», justifie Benoît Gommard.

 

Un appétit qui se maintient

 

Les investisseurs ont redécouvert l’or depuis la crise financière et la demande a explosé au dernier trimestre 2008. Le métal jaune a retrouvé son rôle de valeur refuge. Depuis le début de l’année, le calme est peu à peu revenu, mais la plupart des experts estiment qu’il est sage de détenir un petit pourcentage d’or dans un portefeuille. «Même si à court terme, l’inflation ne semble pas un risque, l’or reste à moyen terme un excellent placement anti-inflation pour qui a un horizon de placement d’au moins cinq ans», rappelle Benoît Gommard. Depuis le début de l’année, l’once d’or a gagné 7 % en euros.

Attention tout de même, l’or ne rapporte rien. L’investisseur parie donc sur la valeur de son capital sans attendre aucun rendement. Lundi, le lingot valait 21 210 euros, tandis que le napoléon cotait 130 euros. «Les pièces présentent une prime positive de 5 %. Elles cotent plus que leur poids d’or, ce qui montre qu’il existe toujours un courant acheteur sur l’or physique, une demande de la part d’investisseurs», explique-t-on à CPR or.

http://www.lefigaro.fr/placement/2009/07/07/05006-20090707ARTFIG00293-cortal-va-vendre-des-pieces-d-or-et-des-lingots-.php

Placements : le rappel à l’ordre de la Banque de France

La Banque de France et le gendarme de l’assurance trouvent un peu trop généreux les taux servis sur certains livrets d’épargne ou contrats d’assurance-vie.

Christian Noyer a haussé le ton. Le gouverneur de la Banque de France a écrit à l’ensemble des banques françaises, à la mi-juin. Dans ce courrier révélé vendredi par La Tribune, il s’attaque au taux des livrets d’épargne. Le gouverneur s’inquiète de la déconnexion entre la rémunération offerte par certaines banques aux épargnants et le prix de la liquidité sur les marchés.

Les taux des livrets bancaires les plus attractifs tournent aujourd’hui en France autour de 4 %. Allianz Banque et Barclays proposent les offres les plus commerciales du marché : ils rémunèrent, pour un montant et une durée limités, l’épargne de leur client à 6 %. Ce taux est valable chez Allianz pour une durée de deux mois et un montant maximal de 50 000 euros, le client de Barclays peut profiter de l’offre pendant deux ans, mais uniquement jusqu’à 5 000 euros. ING direct ou encore Cortal Consors, filiale de BNP Paribas, proposent pour leur part un intérêt de 4 %, mais toujours pour une durée limitée.

Les grands acteurs ne se sont pas laissé entraîner en direct dans cette chasse au client. Les livrets du Crédit agricole, de la Société générale ou de BNP Paribas offrent une rémunération inférieure à celle du Livret A, qui est fixée à 1,75 % depuis le 30 mai. Ces taux apparaissent en phase avec les conditions du marché. Entre un mois et un an, les banques se refinancent en effet auprès de la Banque centrale européenne (BCE) à 1 %. En fixant un taux d’intérêt très bas, la BCE poursuit un but clair : relancer l’économie par une baisse du coût du crédit.

Christian Noyer craint que ce cercle vertueux soit mis à mal par la guerre commerciale que se livrent les banques. Avec une rémunération généreuse des livrets, elles encouragent l’épargne plutôt que la consommation. Et puis, pour servir des taux à 4 %, cela suppose d’engranger par ailleurs des marges confortables. Le risque, c’est que ce soit le crédit qui devienne plus cher pour les clients. Sauf à ce que les banques dégradent leur compte d’exploitation. Des dangers potentiels pointés par le gouverneur de la Banque de France dans son courrier.

 

Assurance-vie à 5%

 

Cette inquiétude trouve un écho chez le régulateur des assureurs. L’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (l’Acam) s’est émue vendredi, lors de la présentation de son rapport d’activité 2008, des offres trop généreuses proposées par certaines sociétés d’assurance-vie. « Les compagnies d’assurance-vie ont arbitré en faveur des assurés en ne répercutant pas instantanément sur eux les effets de la crise, au prix d’une dégradation sensible de leur solvabilité », a déploré Pierre-Jean Vouette, directeur de la surveillance du marché, sans citer de noms.

Parmi les offres les plus attrayantes du marché, ressort celle d’ING. Le néerlandais propose à ses clients un taux garanti de 5 % sur ses fonds euros jusqu’à fin 2009.

http://www.lefigaro.fr/placement/2009/07/04/05006-20090704ARTFIG00205-placements-le-rappel-a-l-ordre-de-la-banque-de-france-.php

Le bouclier fiscal a profité à 19 000 contribuables

Cent contribuables ont capté à eux seuls plus du tiers du coût du bouclier fiscal, estimé à 578 millions d’euros, d’après les chiffres de Bercy.

Critique sur le bouclier fiscal, le rapporteur général UMP du Budget, Gilles Carrez, a mené un droit d’inventaire sur ce dispositif, publié vendredi dans un rapport d’information. Selon lui, l’avantage fiscal permettant de plafonner ses impôts (CSG-CRDS inclus) à 50% de ses revenus, a bénéficié à 18 893 ménages l’an dernier, contre 14 426 foyers pour le bouclier à 60% en 2007. Avec un coût de 578 millions d’euros, la facture du bouclier a donc augmenté de 120 millions d’euros, mais reste en deçà des «810 millions de dépense fiscale prévus lors de la loi TEPA». Cette hausse s’explique d’une part par le traitement des derniers dossiers traités par l’administration début 2008, mais aussi parce que le bouclier à 50% touche une cible plus large que le dispositif précédent. Ainsi, Gilles Carrez note que le renforcement du bouclier a «accentué la prépondérance des assujettis à l’ISF dans le coût du dispositif mais a aussi augmenté leur proportion en nombre de bénéficiaires». Et d’expliquer qu’en 2008 ces assujettis représentaient «40% des bénéficiaires contre 27% l’année précédente et concentraient 99% du coût contre 91% en 2007.»

Autre fait marquant : 100 redevables auraient capté plus du tiers du coût du dispositif pour une restitution moyenne de 1,15 million d’euros. Cependant, souligne le rapport, sans le bouclier, «les taux d’imposition spontanés des plus gros bénéficiaires sont proprement confiscatoires», jusqu’à 130% pour les 100 plus gros contribuables par exemple, comme le révélait vendredi dernier «Le Figaro». Enfin, Gilles Carrez va se pencher sur le cas de 20 contribuables détenteurs d’un patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros euros. Leur revenu de référence étant inférieur à 3 263 euros, ils se sont vus restituer un chèque de 286 000 euros.

 

«Des défauts de fabrication»

 

Le rapporteur pointe également de «multiples imperfections » liées au mode de calcul des revenus et des impôts ouvrant droit au bouclier fiscal. Par exemple, alors que la CSG est prise en compte au dénominateur (les impôts payés), elle ne l’est pas au numérateur (les revenus déclarés). «Est-ce logique ? Je ne le pense pas», écrit Gilles Carrez. D’autant que cette «distorsion» profite au contribuable. Le rapporteur dresse un constat similaire pour les contrats d’assurance-vie, dont les revenus ne sont pas intégrés dans le bouclier fiscal, alors que les taxes afférentes le sont.

D’autre part, les revenus déclarés sont minorés des frais et charges déductibles. «Dans ce dernier cas, les dividendes bénéficient d’un abattement de 40 %, si bien qu’ils n’entrent au dénominateur qu’à hauteur de 60 % de ce qu’ils sont réellement», poursuit le rapport. Certains revenus, exonérés d’impôt sur le revenu, sont également tout simplement «effacés». Les plus-values mobilières et immobilières sont notamment concernées. Autant d’imperfections à corriger dès l’automne prochain, selon le rapporteur.

Bouclier fiscal : les plus fortes restitutions

Parmi les redevables bénéficiant du bouclier fiscal, les plus fortes restitutions concernent ceux appartenant à la dernière tranche (patrimoine supérieur à 15 810 000 euros). Selon le rapport, le montant total dépasse 155 millions d’euros. “Ces 100 personnes, dont la restitution moyenne est de 1,154 million d’euros, captent donc plus du tiers du coût du bouclier fiscal”, souligne le rapporteur. La restitution moyenne des 10 plus grosses restitutions est de 5,97 millions d’euros, contre 2,21 millions d’euros en 2007, soit une hausse de 270%. Enfin “les 1 000 restitutions les plus importantes concernent des redevables de tous profils avec une forte concentration puisque 655 d’entre eux disposent d’un patrimoine supérieur à 15 810 000 euros et des revenus supérieurs à 42 507 euros, note Gilles Carrez. Ces personnes captent donc près de 74 % du coût du bouclier fiscal. Ces chiffres marquent une augmentation de l’ordre de 85 % par rapport à 2007.”

G.G

LIRE AUSSI

http://www.lefigaro.fr/impots/2009/07/06/05003-20090706ARTFIG00404-le-bouclier-fiscal-a-profite-a-19-000-contribuables-.php

Douanes : attention aux mauvaises surprises

Même dans le cadre du marché unique européen, les vacanciers ont des obligations à la sortie ou au retour dans le territoire français concernant l’import ou l’export de marchandises ou de capitaux. Le ministère du budget les a rappelées aujourd’hui.

 Mieux vaut prévenir que guérir. Qui ne s’est pas posé la question, au retour de ses vacances à l’étranger, combien de cartouches de cigarettes ou de bouteilles d’alcool il pouvait rapporter en France ? Sans parler de caméra, appareil photo ou ordinateur portable détaxés en Chine ou au Moyen-Orient ? Pour éviter toute mauvaise surprise à la descente de l’avion, le ministre de tutelle des douanes, Éric Woerth, et ses services, ont lancé lundi une campagne d’informations rappelant les droits et obligations des touristes français. Voyons point par point ce qu’il faut faire.

• DUTY FREE : 430 euros au lieu de 175 euros

Désormais, chaque touriste français peut rapporter dans ses bagages personnels des produits hors taxe dans la limite de 430 euros (300 euros en cas d’autres moyens de transport que l’avion ou le bateau). Les voyageurs âgés de moins de 15 ans bénéficient, quant à eux, d’une franchise limitée à 150 euros, quel que soit le mode de transport.

Les touristes peuvent donc ramener plus de marchandises sans payer de supplément, puisque la franchise était auparavant de 175 euros pour les voyageurs de plus de 15 ans.

• TABAC ET ALCOOL hors UE : 2 cartouches et 1 litre d’alcool fort

Certaines marchandises, comme les tabacs et les alcools, sont soumises à des franchises quantitatives, en ce qui concerne les voyages effectués hors de l’Union Européenne (UE) voici les quantités qu’il est permis de rapporter :

 

 

Au delà des franchises, les voyageurs doivent déclarer spontanément les marchandises en se présentant à la douane, afin d’acquitter des droits et taxes correspondants. Ne pas les déclarer expose à la confiscation des marchandises et à une amende douanière.

• TABAC ET ALCOOL à l’intérieur de l’UE: 5 cartouches et 10 litres d’alcool

A l’intérieur de l’Union européenne, les limites ci-dessus citées sont étendues jusqu’à cinq cartouches dans le cas d’une consommation personnelle. Au delà et jusqu’à dix cartouches, il convient de faire établir un document de circulation en passant par un bureau de douane. Au-delà de 10 cartouches par personne, l’importation est interdite et saisie immédiatement. En ce qui concerne les alcools, les touristes français peuvent rapporter jusqu’à 10 litres d’alcool fort, 90 litres de vins et même 110 litres de bière toujours pour leur consommation personnelle.

• SORTIE OU ENTREE DE CAPITAUX : seuil relevé à 10.000 euros

Le seuil de l’obligation déclarative de capitaux est désormais de 10.000 euros contre 7600 euros auparavant. Ainsi, toute personne détenant des espèces, titres ou valeurs, d’un montant égal ou supérieur à 10.000 euros, doit les déclarer à la douane au franchissement de la frontière française, quel que soit le pays de destination ou de retour. Cette mesure, qui n’implique aucun frais, a pour but de lutter contre le blanchiment. L’an dernier, les douanes ont procédé à 1453 contrôles positifs, pour une somme globale de 99 millions d’euros, soit une augmentation de 23% par rapport à 2007.

• CONTREFACONS

On pouvait s’en douter au pays du luxe et de la mode, elles sont prohibées à titre absolu. Les douaniers procèdent à la saisie de toutes les contrefaçons. «Nous calculons les amendes douanières à partir de la valeur des produits de marque qui ont été contrefaits. Elles peuvent être donc très élevées».

• DROGUES

Les drogues de tout type, y compris le cannabis, sont prohibées à titre absolu. En détenir ou en transporter expose à des sanctions pénales (emprisonnement, amendes).

• ESPECES PROTEGEES ANIMALES OU VEGETALES

La douane est chargée de faire respecter la convention de Washington, qui protège les espèces animales et végétales menacées d’extinction. Par respect pour l’environnement, il est conseillé de ne prélever dans les pays de villégiature aucune espèce animale ou végétale, dont certaines peuvent être en voie de disparition ou dangereuses pour l’écosystème européen.

• RESTRICTIONS PARTICULIERES

Les médicaments, les denrées alimentaires (la viande et le poisson notamment), les Å“uvres d’art, les armes, sont soumises à des dispositions particulières. Il convient de se renseigner avant le départ, sur les dispositions applicables en la matière, tant dans le pays de destination que pour le retour en France.

• ADRESSE UTILE AVANT DE PARTIR

Afin d’éviter toute mauvaise surprise, il convient dans tous les cas de se renseigner avant de partir sur le site internet de la douane : www.douane.gouv.fr.

http://www.lefigaro.fr/conso/2009/07/06/05007-20090706ARTFIG00510-douanes-attention-aux-mauvaises-surprises-.php

Le taux de chômage atteint son plus haut niveau depuis 1983

Quelque 467 000 emplois ont été supprimés au mois de juin aux États-Unis, où le taux de chômage atteint désormais les 9,5 %. Un chiffre que le pays n’avait pas atteint depuis août 1983.

REUTERS - L’économie américaine a supprimé 467.000 emplois au mois de juin, beaucoup plus qu’attendu, portant le taux de chômage aux Etats-Unis à 9,5%, montrent les statistiques officielles publiées jeudi.

 

Les économistes interrogés par Reuters la semaine dernière anticipaient en moyenne 363.000 suppressions de postes sur le mois écoulé, leurs estimations s’échelonnant de 200.000 à 500.000.

 

Les chiffres révisés d’avril et mai font ressortir 8.000 suppressions d’emplois de moins qu’annoncé auparavant: celles de mai ont été ramenées à 322.000 contre 345.000 mais celles d’avril ont été revues à la hausse, à 519.000 contre 504.000.

 

A 9,5%, le taux de chômage augmente d’un dixième de point par rapport à mai; il s’agit du chiffre le plus élevé enregistré depuis août 1983. Les économistes tablaient sur un taux de 9,6%.

 

Le détail des statistiques montre que le secteur des services a supprimé 244.000 postes en juin, contre 107.000 en mai. Les réductions d’effectifs ont en revanche diminué dans l’industrie manufacturière, avec 136.000 postes en moins contre 156.000 en mai.

http://www.france24.com/fr/20090702-usa-demi-million-emplois-juin-chomage-economie

Attentat de Karachi : le rôle d’Edouard Balladur en question

Selon le site Internet Mediapart (sur abonnement), l’ancien premier ministre Edouard Balladur serait impliqué dans l’affaire du versement de commissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan. Commissions qui pourraient être liées à l’attentat de Karachi, le 8 mai 2002, qui avait coûté la vie à quatorze personnes dont onze Français travaillant pour la Direction des constructions navales (DCN).

Dans ce dossier, l’instruction avait d’abord privilégié la piste de la mouvance islamiste visant les intérêts français au Pakistan. Mais le juge chargé de l’instruction a récemment confié aux familles des victimes qu’il avait mis de côté la piste d’Al-Qaïda. Il enquête désormais sur un éventuel règlement de comptes entre le Pakistan et la France, à propos du versement de commissions sur la vente de sous-marins nucléaires par la DCN. Le scénario privilégié est celui d’une possible vengeance après l’arrêt du versement de commissions sur la vente, en 1994, de sous-marins de la DCN.

L’arrêt du versement des commissions avait eu lieu peu après l’élection de Jacques Chirac comme président de la République. Selon Mediapart, cette mesure aurait pu être dirigée envers son ancien concurrent Edouard Balladur, premier ministre à l’époque de la vente des sous-marins. Charles Millon, ancien ministre de la défense de Jacques Chirac, a confirmé, dans une interview à Paris Match, avoir coupé de nombreux versements de commissions, pour éviter en retour des “rétro-commissions” en faveur d’hommes et de partis politiques. Jeudi 2 juillet, Mediapart a affirmé détenir des éléments confirmant des liens financiers entre Edouard Balladur et l’homme d’affaires libanais Abdulrahman El-Assir, principal bénéficiaire des commissions sur la vente de sous-marins, par ailleurs soupçonné de blanchiment d’argent et de trafic d’armes.

LIENS FINANCIERS

Mediapart appuie sa révélation sur le témoignage d’un ancien agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST), Claude Thévenet, qui avait été chargé par la DCN de mener une enquête sur les attentats de Karachi. C’est notamment sur la foi de son témoignage que la piste islamiste a été petit à petit abandonnée. Aujourd’hui, il dit avoir eu partiellement accès à une fiche de la DGSE portant sur les relations financières entre Abdulrahman El-Assir et Edouard Balladur.

Mais le site Bakchich.info remet en cause la qualité du témoignage de Claude Thévenet, rappelant qu’il a été mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des faits de corruption au sein de la DCN. Le site estime que l’arrêt du versement des commissions ne constitue pas un mobile suffisant pour l’attentat puisque, selon ses sources, “88 % des commissions avaient déjà été réglées” lorsque Jacques Chirac en a suspendu le paiement.

Selon Mediapart, ces liens auraient aussi été confirmés devant le juge d’instruction par l’ancien directeur financier de la DCN, Gérard-Philippe Menayas. Car selon lui, c’est le pouvoir politique qui, en 1994, a imposé à la DCN les deux intermédiaires qui devaient négocier auprès du Pakistan les contrats de vente de sous-marins, Abdulrahman El-Assir et Ziad Takkieddine. Selon le rapport Nautilus écrit par Claude Thévenet et cité par Médiapart, “en France, le réseau El-Assir a eu pour principale fonction d’assurer le financement de la campagne d’Edouard Balladur”. Un courrier du parquet de Paris que l’agence Reuters s’est procuré en juin envisagerait un lien entre une société créée par la DCN au Luxembourg et le financement de la campagne d’Edouard Balladur.

Le lien entre les ventes de sous-marins et Edouard Balladur a été évoqué dès le 19 juin par Mediapart. Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre du budget, avait qualifié ces accusations de “ridicules”. Edouard Balladur avait lui aussi démenti : “Les comptes de ma campagne ont été établis, déposés, contrôlés et validés par l’organe compétent à cet effet”, a-t-il déclaré, dimanche 28 juin, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. “Toute référence à une utilisation autre que la rémunération, légitime d’ailleurs dans une certaine mesure, de ceux qui avaient joué un rôle dans ces tractations commerciales est parfaitement infondée”, a-t-il ajouté.

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/02/attentat-de-karachi-le-role-d-edouard-balladur-en-question_1214580_3216.html#xtor=RSS-823353

Un député exige la fin des avantages fiscaux des sportifs

Le parlementaire UMP Marc Le Fur a déposé une proposition de loi visant à supprimer des dispositions fiscales spéciales pour les sportifs. Rien qu’en 2007, le droit à l’image des stars du foot ou du rugby a coûté 95 millions d’euros aux contribuables.

L’effet Karim Benzema se fait sentir jusqu’aux portes du Palais-Bourbon. Au lendemain du transfert de l’attaquant vedette de Lyon au Real Madrid pour 35 à 41 millions d’euros, un député UMP tape du poing sur la table. Pas n’importe lequel : Marc Le Fur, vice-président de l’Assemblée nationale. L’élu des Côtes d’Armor veut ni plus ni moins supprimer les avantages fiscaux dont bénéficient les sportifs de haut niveau.

Le départ du footballeur de l’Olympique lyonnais «vient de démontrer de manière éclatante l’inutilité des niches fiscales accordées aux sportifs professionnels», estime ainsi Marc Le Fur, qui a déposé sa proposition de loi jeudi. Il justifie également sa démarche en affirmant que «les clubs français ne pourront jamais rivaliser avec la démesure financière du Real Madrid, de Chelsea et du Milan AC». Selon lui, «les contribuables français ne doivent pas faire les frais d’une course à l’échalote sportive malsaine».

 

Suppression du régime fiscal d’impatriation

 

Le député des Côtes-d’Armor propose ainsi la suppression de trois dispositions qui profitent aux sportifs professionnels. D’abord, l’option pour le bénéfice moyen qui permet «d’atténuer la progressivité de l’impôt». Ensuite, l’utilisation extensive du droit à l’image : dans leur revenu, les sportifs peuvent distinguer leur salaire, assujetti aux cotisations sociales, et la rémunération de leur droit à l’image, exonérée de cotisation sociale. Enfin, le régime fiscal de l’impatriation serait lui aussi supprimé (exonération fiscale pour les cadres qui viennent de l’étranger travailler en France).

En 2007, 639 footballeurs, 492 rugbymen et 136 basketteurs qui travaillent en France ont bénéficié du droit à l’image pour un coût de 95 millions d’euros à la charge des finances publiques, selon Marc Le Fur, qui cite la Cour des comptes. La députée-maire PS de Rouen Valérie Fourneyron avait déjà dénoncé ces exonérations auparavant.

 

La «loi Benzema» face aux lobbies

 

Même si son texte n’est pas inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée, il assure qu’il pourra être présenté sous forme d’amendement aux prochaines lois de finances de l’Etat et de la Sécurité sociale, examinées à l’automne prochain. Reste plusieurs questions épineuses : la secrétaire d’Etat aux Sports Rama Yade et le ministre Budget Eric Woerth appuieront-ils son texte ? Cette proposition de loi résistera-t-elle aux lobbies des grands clubs de football, qui risquent d’être encore plus désavantagés face aux monstres du football mondial ?

Contacté par Le Figaro.fr, Marc Le Fur ne craint pas les lobbies : «J’ai le soutien du peuple. Les gens ont été très choqués par ce mercato. Je suis favorable à ce que l’on paie le talent, mais gardons la raison. On pouvait accepter certaines choses en période de prospérité, mais maintenant…». S’il reconnaît ne pas savoir si sa démarche «aboutira», il souhaite que «le débat s’ouvre». Il promet par ailleurs de publier les noms des députés signataires de sa proposition de loi sur son blog, sans préciser toutefois s’il nommera ou non son texte «loi Benzema»…

http://www.lefigaro.fr/impots/2009/07/03/05003-20090703ARTFIG00432-un-depute-exige-la-fin-des-avantages-fiscaux-des-sportifs-.php

Le batônnier de Paris :«Je prône la désobéissance civile»

INTERVIEW - Me Christian Charrière-Bournazel refuse de transmettre à Bercy des déclarations de soupçons sur ses clients.

 LE FIGARO. - Vous refusez que les avocats aient à dénoncer leurs clients, comme l’impose la troisième directive européenne antiblanchiment. Comment justifiez-vous cette position ?
Christian CHARRIÈRE- BOURNAZEL. - En effet, je prône la désobéissance civile. J’ai dit que je ne souhaitais pas transmettre à Tracfin les éventuelles déclarations de soupçons que je recevrais au barreau de Paris. Je conseillerai en revanche au confrère concerné de se retirer du dossier. Et puis j’attendrai qu’on me poursuive… Je suis prêt à aller à la Santé ! Une société qui veut faire de ses avocats des auxiliaires de police est une société où les droits fondamentaux sont en danger. La logique de délation est une logique effrayante.

En quoi cette directive européenne pose-t-elle à la profession plus de difficultés que celle qui est en vigueur actuellement ?
Désormais, la fraude fiscale entre dans le champ du blanchiment. Imaginons qu’un de mes clients vienne me voir. Il veut divorcer. Je lui conseille de laisser la jouissance de l’appartement familial à son épouse. Il est d’accord, mais souhaite mettre le bien directement au nom de ses enfants, pour éviter tout problème à l’avenir. Je lui propose de créer une société civile immobilière (SCI), chose très courante et banale. Et là, je dois lui poser quelques questions sur l’origine des fonds. Il m’avoue que, il y a quelques années, les affaires ne marchaient pas bien, il n’a pas été tout à fait sincère avec le fisc pour sauver son commerce… Est-ce que je dois vraiment le dénoncer ?

Mais n’est-il pas indispensable de lutter contre la fraude, le financement du grand banditisme et du terrorisme ?
Il ne s’agit pas du tout pour nous de couvrir la fraude. Mais nous n’avons pas, nous les avocats, à nous faire les délateurs d’un éventuel délit, éventuellement même un délit prescrit - puisque le blanchiment se constate à partir de la réintroduction des fonds dans le circuit économique… Et cela sans même avertir la personne, et à partir d’un simple soupçon. Un soupçon et une preuve, ce n’est pas du tout la même chose. Ce n’est pas parce que l’on ne dénonce pas, que l’on est complice. Par ailleurs, lorsque j’ai découvert des opérations illégales au sein de nos comptes Carpa (comptes professionnels des avocats), en tant que bâtonnier, je n’ai pas hésité à intervenir, voire à porter plainte.

http://www.lefigaro.fr/impots/2009/07/02/05003-20090702ARTFIG00287-le-batonnier-de-paris-je-prone-la-desobeissance-civile-.php

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