Catégorie : Actualié financière et économique

Bercy réforme les taux garantis en assurance vie

 
 le 08/03/2010
 
 
 
 
 
Christine Lagarde, la ministre de l’Économie, a soumis lundi à consultation publique et jusqu’au 31 mars 2010 un projet d’arrêté modifiant les modalités de garanties de taux minimum en assurance vie. Un sujet sensible qui a valu à certaines compagnies des mises en garde de la part de l’autorité de tutelle. Le projet fait trois grandes propositions. Un, une règle garantira que la collectivité des assurés ne finance pas les taux promotionnels faits aux nouveaux arrivants. Deux, le taux maximum garanti sera déterminé en fonction des taux du marché obligataire. Trois, une «enveloppe annuelle globale» encadrera les ressources qu’une compagnie consacre aux taux garantis, afin «d’empêcher des promesses déraisonnables susceptibles de fragiliser la situation d’un assureur»
.http://www.agefi.fr/articles/Bercy-reforme-taux-garantis-assurance-vie-1128401.html

Natixis : les ex-dirigeants ont menti sur leurs pertes

 
Par Guillaume Errard

VIDEOS -Après deux enquêtes infructueuses du gendarme de la Bourse, la troisième a finalement abouti à une conclusion édifiante : Natixis et ses anciens dirigeants ont divulgué une fausse information aux marchés, en octobre 2008.
 
L’AMF (Autorité des marchés financiers) y est finalement parvenu. Dans un ouvrage qui paraît ce jeudi, et intitulé «Natixis : enquête sur une faillite d’Etat» (Editions First Editions), Matthieu Pechberty, journaliste économique de La Tribune, révèle que les anciens dirigeants de Natixis, Philippe Dupont et Dominique Ferrero, respectivement président du directoire et directeur général de Natixis à l’époque, ont communiqué de fausses informations quant aux pertes subies par la filiale des Banques Populaires et de la Caisse d’Epargne (BPCE), en octobre 2008.

 

Ainsi, le 12 novembre 2008, La Tribune a publié un article affirmant que la banque française a perdu 975 millions d’euros, au cours du mois d’octobre 2008. Le lendemain, Natixis publie un communiqué de presse faisant état d’une perte de 500 millions d’euros. Après deux tentatives qui n’ont pas pu aboutir pour manque de preuves, l’AMF diligente une troisième enquête qui a révélé, à l’automne 2009, que les anciens dirigeants de Natixis ont menti, sans confirmer le chiffre divulgué par La Tribune. Par la suite, le gendarme de la Bourse a envoyé une notification de griefs où il accuse Natixis d’avoir délivré une fausse information aux marchés financiers. Pour l’heure, l’AMF s’est refusée à tout commentaire.
Jouyet voudra prouver qu’il a bien tourné la page «EADS»

Le sort des anciens dirigeants de Natixis se trouve désormais entre les mains de la Commission des sanctions, qui n’a toujours pas pris la moindre décision à son sujet. Selon l’auteur de l’ouvrage, la décision finale pourrait être annoncée, dans le courant du mois de mars. Cette commission se compose de douze membres : deux conseillers d’Etat désignés par le vice-président du Conseil d’Etat, deux conseillers à la Cour de cassation désignés par le premier président de la Cour de cassation, six membres désignés par le ministre chargé de l’Economie, et deux représentants des salariés désignés par le ministre chargé de l’Economie.

 

En attendant, cette décision devrait réjouir l’Adam (Association de défense des actionnaires minoritaires), et Déminor. En mars dernier, l’Adam présidée par Colette Neuville a en effet porté plainte au pénal à l’encontre de Natixis pour «informations trompeuses», «faux bilans» et «dividendes fictifs». En janvier dernier, c’est au tour de Déminor , cabinet spécialisé dans le conseil aux actionnaires, avec à sa tête Fabrice Rémon, de déposer une plainte, mais au civil plutôt qu’au pénal. Une option qui pourrait permettre de stopper les poursuites à tout moment, afin de négocier à l’amiable avec Natixis et dédommager les actionnaires.

Bien qu’il soit proche de François Pérol, actuel patron de BPCE, il est à penser que Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF, aura à cÅ“ur de mener à bien cette procédure, pour éviter à la Place de Paris de subir un nouveau camouflet, lui qu’on sait encore très marqué par les suites données à l’affaire EADS.
Les deux anciens dirigeants de Natixis, Philippe Dupont et Dominique Ferrero, risquent une sanction financière maximale de 10 millions d’euros.

Etats-Unis : un dirigeant de la Fed appelle à casser les plus grandes banques

[ 03/03/10  - 14H04 - AFP  ]

Les plus grandes banques sont “dangereuses” et doivent être “cassées”, a déclaré mercredi Richard Fisher, un des dirigeants de la banque centrale des Etats-Unis (Fed).
“Je suis plus convaincu que jamais que les banques trop grosses pour pouvoir faire faillite sont dangereuses et doivent être endiguées”, a déclaré M. Fisher dans un discours prononcé à New York.
“Etant donné les risques que ces institutions présentent de propager des virus débilitants à tout le monde financier, ma préférence va à une approche plus prophylactique” que celle en discussion au Congrès américain et visant à donner à l’Etat les moyens de saisir les entreprises financières les plus grosses qui serait en difficulté pour les démanteler dans le calme, a-t-il ajouté, selon le texte de son discours distribué à la presse.
M. Fisher souhaite “un accord international pour démanteler ces institutions en plusieurs autres de taille plus gérables - plus gérables pour leur direction et leur régulateur”.
“Si nous devons faire ça de manière unilatérale, nous devrions le faire”, a-t-il dit également, répétant un mot de Churchill qu’il affectionne: “En matière de finance, tout ce qui est agréable est malsain, et tous ce qui est sain est désagréable”.
Président de l’antenne régionale de la Fed à Dallas (Sud des Etats-Unis), M. Fisher se présente comme un “avocat acharné de l’économie de marché” qui croit “à la magie de la main invisible” (venant équilibrer les marchés, dans la théorie développée au XVIIIe siècle par Adam Smith, l’un des pères du libéralisme économique).

http://www.lesechos.fr/info/finance/afp_00234914.htm?xtor=RSS-2009

Les Français détiennent encore 4 milliards de francs

 

 
Huit ans après la disparition des «Pascal», des «Montesquieu» ou des «Delacroix», les Français peinent à faire leurs adieux à leur ancienne monnaie. Selon la Banque de France, plus de quatre milliards de francs échangeables dorment actuellement dans leurs bas de laine ou chez des collectionneurs - soit l’équivalent de 625 millions d’euros.

 
«Nous encourageons régulièrement les Français à ne pas attendre le dernier moment pour rapporter les billets qui sont encore échangeables», souligne-t-on pourtant à la Banque de France. Seules cinq catégories de coupures, mises en circulation dans les années 1990, sont aujourd’hui concernées : les «Pierre et Marie Curie» (500 F), les «Eiffel» (200 F), les «Cézanne» (100 F), les «Saint-Exupéry» (50 F) et les «Debussy» (20 F). Cette dernière série de billets ne sera plus reprise après le 17 février 2012.
Billets souvenirs

Ce sont tout de même 27 millions de billets, encore échangeables, que les Français ont conservés pour le souvenir ou sans le savoir. Certains découvriront ainsi, après la mort d’une grand-mère, une caisse remplie de billets longtemps cachée dans le grenier. D’autres retrouveront quelques coupures oubliées depuis de longues années au fond d’un placard, dans la poche d’un manteau ou dans un vieux sac. De nombreux billets en francs ont encore quitté le territoire français dans les poches de touristes étrangers.

«Ceux qui détiennent des petites sommes d’argent les gardent souvent par facilité, ajoute un numismate. L’échange à la Banque de France est une démarche qui peut paraître trop compliquée : il faut parfois se rendre à plus de 100 kilomètres pour trouver un guichet, puis il faut donner son nom, son adresse et déclarer l’origine des fonds…»

À deux ans de l’expiration du délai légal, certaines associations de commerçants ont mis sur pied, à l’occasion des soldes ou des fêtes de fin d’année, des opérations de reprise des francs. «Nous acceptons, pour tout achat, les billets en francs échangeables jusqu’au 31 mars», indique Marc Attal, président de l’Association des commerçants du centre-ville de Carpentras.

Les commerçants du Blanc, une ville de l’Indre, ont eux récolté plus d’un million de francs depuis le lancement de leur opération «Payez vos soldes en francs», en janvier 2007. «La plupart des clients sont des jeunes retraités qui ont retrouvé quelques coupures sous un matelas ou dans un placard, après la mort de leurs parents, raconte Sylvie Auteau Moenne-Loccoz, la présidente de l’association. Ils se font un cadeau en dépensant cet argent.» La Banque de France précise de son côté qu’elle ne garantit pas ces opérations, qui se déroulent aux risques et périls du commerçant en cas de faux.

Depuis 2002, date de l’entrée en vigueur de l’euro, l’équivalent de 30 milliards d’euros environ a été échangé par les Français. L’essentiel (29 milliards) a été repris dès la première année. «En comparaison, la proportion de billets qui restent aujourd’hui échangeables est dérisoire» , relativise-t-on à la Banque de France, qui ne reprend plus les pièces depuis 2005.

Les numismates conseillent, eux, de toujours vérifier que le billet n’a pas de valeur, avant de l’échanger. «Parce qu’elles ont une petite faute d’impression ou qu’elles ont été émises certaines années, des coupures peuvent avoir une grande valeur», indique Marc Bovy, responsable d’un cabinet spécialisé dans la vente et l’achat de monnaie et de billets de banque.

Le billet de 500 F «Pascal», par exemple, vaut à peine entre 3 et 10 euros. Ce billet, qui n’est plus échangeable depuis le 28 février 2007, est très courant sur le marché. Neuf, c’est-à-dire sans pliure, tâche ou trou d’épingle, le «Pascal» peut toutefois être repris jusqu’à 50 euros. Imprimé en 1968 ou en 1969, ce billet vaut même quelque 600 euros. Mais, selon Marc Bovy, «la grande majorité des billets retrouvés après le délai légal d’échange ne rapporteront rien».

http://www.lefigaro.fr/patrimoine/2010/01/08/05001-20100108ARTFIG00005-les-francais-detiennent-encore-4-milliards-de-francs-.php

Assurance-vie : sur quels fonds placer votre épargne ?

Assurance-vie : sur quels fonds placer votre épargne ?
[ 10/02/10  - 09H30  ]

Quels fonds privilégier à l’intérieur de votre contrat d’assurance-vie, selon votre degré d’aversion au risque. Les conseils de Sonia Fendler, de Generali Patrimoine.           
Sonia FendlerL’assurance-vie est une enveloppe fiscale, dans laquelle, quand le contrat est multisupport, on peut investir sur toutes une série de fonds, qui représentent généralement toutes les classes d’actifs (actions, obligations, monétaires, etc.) dans toutes les zones géographique du monde. Nous avons demandé à Sonia Fendler directeur du développement commercial et de l’innovation chez Generali Patrimoine (1) de nous donner ses choix d’investissement pour ce début d’année.

Quel choix d’investissement conseilleriez-vous à un détenteur d’assurance-vie qui souhaiterait ne prendre aucun risque en 2010 ?
Pour les personnes allergiques au risque, les solutions sont assez restreintes. La première, c’est naturellement le fonds en euros, qui quoiqu’il arrive préserve le capital investi. Et en plus, chaque année, les intérêts qu’il génère sont portés au contrat et définitivement acquis (c’est ce que les professionnels appellent “l’effet de cliquet”). C’est la solution sans risque par excellence. Deuxième piste : opter pour un fonds dit “structuré à capital garanti”. Ici vous êtes sûr de retrouver le capital que vous avez versé, mais à la condition de rester jusqu’au terme, en général 5 à 8 ans. Mais en contrepartie, vos chances de gain sont supérieures à celles du traditionnel fonds en euros. Si vous en avez la possibilité, préférez des fonds structurés qui offrent des possibilités de sortie avant le terme.

Quid pour les personnes qui acceptent de prendre un risque, mais mesuré ?
Pour elles, je privilégierais les supports garantis (fonds en euros ou structurés à capital garanti) à hauteur de 70% ou 80% de l’investissement. Et pour les 20 ou 30% restants, je répartirais équitablement les versements entre :

- les fonds actions qui misent sur les pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l’Inde,

- les fonds flexibles où le gérant à carte blanche et peut passer de 0% à 100% en actions en fonction des opportunités de marché ou les fonds en obligations convertibles qui profitent selon les opportunités du marché soit des performances des actions, soit de celles des obligations,

- les SCPI (société civile de placement immobilier), qui distribuent un rendement relativement élevé. Actuellement les rendements annoncés de certaines SCPI pour 2010 sont supérieurs à 5,5% bruts des frais de gestion du contrat d’assurance.

Et enfin, que conseilleriez-vous à un épargnant qui souhaite prendre des risques ?
A sa place, je placerais un tiers de mon épargne sur des fonds structurés, qui promettent un rendement supérieur aux fonds en euros. J’investirais un autre tiers sur des fonds actions de pays émergents et pour le solde, j’opterais pour un panier d’obligations comportant au moins 10 lignes (donc 10 obligations différentes).

Outre le fonds en euros, porté par l’assureur, les autres fonds que vous mettez en avant sont gérés par des sociétés des gestion. Comment choisir la bonne ?
A mon avis, il faut mixer les maisons de renom (Carmignac, Edram, DNCA Finances, …) avec les plus petites structures (Alienor Capital, Mandarine gestion, Métropole Gestion, …), qui peuvent faire des paris originaux. Mon conseil : placer 80% auprès de grandes maisons et 20% auprès de petites structures, pour profiter au maximum des talents de chacun.

PROPOS RECUEILLIS PAR MIREILLE WEINBERG, Les Echos

http://www.lesechos.fr/patrimoine/assurance/300408151.htm?xtor=RSS-2066

AVIS D’EXPERT. “Le CAC 40 atteindra 4.600 points fin 2010″

Les gérants de Lazard Frères Gestion voient le CAC 40 à 4.600 points d’ici la fin de l’année, soit une hausse de 15% à 20%. Les actions ne sont pas chères et possèdent, selon eux, un potentiel de hausse important. Les secteurs à privilégier en 2010.                               
Pour 2010, Lazard Frères Gestion dévoile un message positif. Matthieu Grouès, associé-gérant et Régis Bégué, directeur de la gestion Actions, voient le CAC 40 à 4.600 points, soit une hausse de 15% à 20% sur l’année. Malgré leur important rebond, les actions devraient effectuer un beau parcours cette année. Interview.

Qu’attendez-vous de la Bourse de Paris en 2010 ?
DRMatthieu Grouès et Régis Bégué : Nous ne croyons pas à un renversement de la situation par rapport à 2009. Les indicateurs économiques et les éléments de valorisation plaident tous pour une poursuite du mouvement aux Etats-Unis et en Europe. Aux USA, les indices ISM de confiance des affaires qui existent depuis 50 ans et qui ne se sont jamais trompés retrouvent des niveaux élevés. Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont nettement orientées à la baisse. Les entreprises américaines, qui ont beaucoup licencié dans la récession, devraient rapidement augmenter leurs effectifs. Dans les autres pays, où ce sont surtout les heures de travail qui ont été réduites, le retour à des créations d’emplois vigoureuses sera sans doute plus lent.

Régis Bégué, directeur de la gestion Actions - DRD’autres éléments peuvent être mis en avant : les prix immobiliers aux USA ne baissent plus, il y a même une légère progression. La consommation va repartir au niveau global et se maintenir à un rythme soutenu en Chine et tirer ainsi l’économie mondiale en 2010. Les actions ne sont pas chères et elles possèdent un potentiel de hausse important. De plus, 2010 sera également une année où les OPA et les fusions acquisitions animeront le marché. Nos projections pour l’indice parisien CAC 40 sont de 4.600 points à la fin de l’année 2010. Un CAC 40 à 5.500 points d’ici trois ans ne serait pas un niveau aberrant. Début 2009, nous étions descendus à un niveau de valorisation des actions comparable à celui de la période de guerre 1939/1945.

Quels sont les tailles d’entreprises, les valeurs et les secteurs économiques à privilégier ?
Matthieu Grouès et Régis Bégué : Il nous paraît plus important de juger une entreprise par la qualité de son management, son niveau d’endettement et de rentabilité ou encore par son appartenance sectorielle que par sa taille. Il y a des entreprises - petites ou grandes - mal gérées et d’autres qui créent durablement de la richesse. Si les petites valeurs peuvent offrir une certaine décorrélation des grandes, nous ne surpondérerons pas particulièrement ces titres en 2010. Nous préférons oublier la taille de la capitalisation pour étudier la vraie valeur du titre.

De nombreuses valeurs sont encore à 50%, voire 60% de leur plus haut historique d’avant la crise. Par exemple, c’est le cas d’Axa qui est à 17 euros environ alors que le titre cotait 30 euros en 2007. Or le paysage dans l’assurance dommages et l’assurance vie, après s’être fortement détérioré en 2009, pourrait être à nouveau très favorable. Pour sa part, BNP Paribas a prouvé, dans un secteur pourtant très affecté par la crise économique et financière, qu’il était capable d’y résister sans endommager le retour aux actionnaires, et même apte à profiter de la situation pour réaliser des opérations opportunes, comme l’acquisition des actifs de Fortis. Nous sommes donc confiants dans certaines valeurs financières et certaines cycliques. Mais il y a aussi du potentiel dans des secteurs plus défensifs.

Et quelle autre zone géographique mettriez-vous en avant ?
Matthieu Grouès et Régis Bégué : Les principaux risques qui sont avancés sont les retraits trop rapides des aides publiques et le pétrole trop cher. Le premier risque nous paraît très faible. Le deuxième, dépendant d’éléments de marchés, est plus difficilement prévisible mais la relative stabilité du pétrole depuis le mois de juin est plutôt rassurante. Nous ne croyons pas aux risques inflationnistes, car nous sommes en sous-production partout dans le monde. Europe et Japon pourraient être les marchés qui tireront le mieux leur épingle du jeu. Nous observons en effet qu’historiquement les marchés euro ont tendance à amplifier les hausses du marché américain. Le marché japonais est très en retard. Il n’ a pas tiré profit de l’année 2009.

PROPOS RECUEILLIS PAR BERNARD LE COURT, Les Echos
A lire également en rubrique “Finances personnelles” :
Interview “Où placer son argent en 2010″

http://www.lesechos.fr/patrimoine/bourse/300404786.htm?xtor=RSS-2066

Les indépendants gagnent 36.400 euros par an

Les 2,3 millions d’indépendants qui travaillent en France dans les secteurs non agricoles ont gagné en moyenne 36 400 euros en 2005. Photo F. Bouchon Le Figaro.
Les pharmaciens, les médecins et les avocats arrivent en tête avec des rémunérations variant entre 80.000 et 100.000 euros par an.
 
Mieux vaux être médecin ou exercer une profession juridique que d’être artisan taxi ou coiffeur. Les premiers gagnent six à sept fois plus que les seconds. Tel est l’un des enseignements de l’édition 2009 de l’étude réalisée par l’Insee sur les revenus des travailleurs indépendants.

Les 2,3 millions d’indépendants qui travaillent en France dans les secteurs non agricoles ont gagné en moyenne 36.400 euros en 2005. Mais les écarts sont importants selon les métiers. Les différences s’expliquent «en partie dans l’obtention ou non d’un diplôme, dans le caractère plus ou moins réglementé des professions, dans le degré de la concurrence…», expliquent les auteurs de l’enquête. Sans surprise, les femmes gagnent moins que les hommes. «L’écart est même supérieur à celui des salariés du privé : 40 % contre 25 %», constatent les experts de l’Insee.

La prime à l’expérience est importante. Le revenu des entrepreneurs est de l’ordre de 18. 500 euros avant 30 ans pour atteindre 42.000 euros entre 50 et 65 ans. Il recule après 65 ans pour demeurer à 27.000 euros après 70 ans. Mais le bénéfice de l’ancienneté varie selon les secteurs. Les gains sont faibles pour les taxis (10,9 % après quinze ans), le BTP (39,2 %), les coiffeurs, les exploitants de pressing, les esthé­ticiennes (56,2 %). Ils atteignent 204 % pour les professions juridiques, les architectes, les comptables.

La taille de l’entreprise joue également un rôle important. Le revenu annuel moyen est de 27.000 euros quand l’indépendant n’emploie pas de salarié. Il s’élève à 146.000 euros quand la société compte au moins 20 personnes. On constate des différences selon les régions. Les habitants de l’Ile-de-France ont des revenus plus élevés de 32 % que les provinciaux à l’exception des taxis parisiens (moins 29 %) et des pharmaciens parisiens (moins 14 %).
58 260 euros pour les dirigeants de société

Hors professions médicales et agriculteurs, les indépendants ont vu leur salaire moyen annuel augmenter de 2,4 % par an en euros constants entre 2005 et 2007.

L’Insee a également étudié les revenus des 200.000 dirigeants salariés et leur évolution entre 2005-2007. La progression a été de 4,7 % par an en euros constants. Les services ont été les premiers bénéficiaires avec une progression de 6,2 % par an contre 3 % pour les autres secteurs. Le salaire moyen a atteint 58 260 euros par an en 2007. Mais alors que le patron d’une entreprise de moins de 10 salariés gagne 41.180 euros, celui d’une société employant 1 000 personnes perçoit plus de sept fois plus (301. 640 euros). Le premier a bénéficié d’une amélioration de 6,4 % en deux ans. Le second de 11,3 %.

http://www.lefigaro.fr/lentreprise/2009/09/18/09001-20090918ARTFIG00269-les-independants-gagnent-36400euros-par-an-.php

Les banques suisses ne sont pas à l’origine de la liste des 3.000 fraudeurs

Le ministre du Budget a démenti avec vigueur l’information publiée par le quotidien suisse «Le Temps», début septembre. Il a en outre ajouté qu’il ne donnerait pas les noms des banques concernées.
 
Le mystère reste entier. Alors que depuis plusieurs semaines, des banques suisses situées en France sont soupçonnées d’avoir fourni aux autorités de l’Hexagone, une liste de 3.000 contribuables français ayant des comptes non déclarés en Suisse, Eric Woerth, le ministre du Budget, a apporté mardi un puissant démenti. Interrogé sur un article du quotidien suisse «Le Temps» , en date du 8 septembre, selon lequel les autorités françaises auraient obtenu ces informations par les structures françaises de trois banques helvétiques, Eric Woerth, en déplacement au Liechtenstein pour la signature d’un accord d’informations fiscales, a répondu d’un cinglant «non, pas du tout». Et de préciser : «Je ne confirme pas du tout cette information et je ne donnerai pas le nom des banques concernées».

Selon le quotidien suisse, les noms auraient été fournis par les filiales françaises de trois banques helvétiques dont Credit Suisse. Un porte-parole de la banque avait assuré que l’établissement helvétique n’avait livré «aucune donnée venue de Suisse aux autorités françaises ou à d’autres pays». Pour Eric Woerth, «l’Etat français était tout à fait en mesure de se procurer des informations, au même titre que l’Etat américain, qui a obtenu la livraison de 4.450 noms de clients d’UBS soupçonnés d’avoir fraudé le fisc».

Le ministre avait annoncé fin août que Bercy s’est procuré une liste de 3.000 contribuables français détenant des comptes dans trois établissements bancaires en Suisse, pour un montant de trois milliards d’euros. Les contribuables concernés ont jusqu’au 31 décembre pour régulariser leur situation. Après cette date, ils ne pourront plus bénéficier de la clémence des autorités.

http://www.lefigaro.fr/impots/2009/09/22/05003-20090922ARTFIG00588-les-banques-suisses-ne-sont-pas-a-l-origine-de-la-liste-des-3000-fraudeurs-.php

Un fonds souverain de Dubai boit la tasse

L’un des principaux fonds souverains de Dubai est contraint de replier la voilure et de réduire ses effectifs.
Istithmar signifie « investissement » en arabe. Mais cela ne signifie pas gagnant. Istithmar World est donc l’un des principaux fonds du petit Etat de Dubai, qui, étant dépourvu de ressources pétrolières, a fait de l’immobilier et de la finance les piliers de son développement. Malheureusement, ce fonds souverain n’a pas toujours eu beaucoup de doigté dans ses choix. Il a racheté Perella Weinberg Partners, une boutique de gestion d’actifs, au plus haut de sa valorisation, et il s’est surtout largement développé dans le luxe, achetant des galeries commerciales spécialisées, des hôtels de prestige tout autour de la planète, et le magasin new-yorkais Barney’s. Résultat, le fonds affiche aujourd’hui une dette de 6 milliards d’euros supérieure à la valeur des actifs. Et Istithmar ne peut compter sur sa maison mère Dubai World, dont l’endettement est compris entre 60 et 80 milliards de dollars, soit autant que l’Etat de Dubai lui-même. Finalement, notre modeste FSI ne s’en tire pas si mal, comparé à cette aventure moyen-orientale !

http://www.jdf.com/rumeurs/2009/09/21/03011-20090921ARTJDF00055-un-fonds-souverain-de-dubai-boit-la-tasse.php

Warren Buffett recharge ses batteries

Le milliardaire américain a investi il y a un an chez un fabricant chinois de batteries qui prépare sa cotation.
Il a déjà gagné 1 milliard de dollars. Il y a tout juste un an, Warren Buffett annnonçait très discrètement - c’était en pleine crise financière - qu’il investissait 230 millions de dollars dans la société BYD, qui produit des batteries électriques lithium-ion et des voitures électriques. Cette société, dont Buffett détient 10 %, préparerait sa cotation à la Bourse de Shenzen pour le mois de janvier 2010. Les bases sur lesquelles se ferait cette cotation seraient cinq fois supérieures à la valeur d’achat par Warren Buffett de ses propres titres. Si bien qu’il dispose d’une plus-value potentielle de 1 milliard de dollars sur cette participation.

.http://www.jdf.com/rumeurs/2009/09/21/03011-20090921ARTJDF00052-warren-buffett-recharge-ses-batteries.php

Thèmes WordPress - WordPress tuto