Placement à court terme : penser à … l’assurance-vie !
L’assurance-vie est assurément un placement à long terme, mais lorsque le contrat a été souscrit depuis plus de huit ans, il peut servir à rémunérer utilement du … cash. Quand l’assurance-vie devient un produit de trésorerie comme les autres. Explications.
A l’heure où le Livret A affiche un rendement net en forte baisse (2,50% depuis février 2009), il existe une alternative à laquelle on ne penserait pas spontanément. Un moyen astucieux de placer son argent à court terme ? Utiliser des formules d’investissement… à long terme, surtout lorsque celles- ci ont atteint leur durée d’optimisation fiscale. En effet, proroger une assurance vie qui a, déjà , au moins huit ans permet d’obtenir des liquidités bien rémunérées, la plupart du temps sans incidence fiscale ou avec une fiscalité réduite.
Après 8 ans ? Un produit de trésorerie souple.
L’assurance vie permet de faire fructifier des fonds dans le cadre d’un contrat qui bénéficie d’un régime juridique et fiscal intéressant (notamment, les sommes versées produisent des intérêts et des produits qui ne sont pas imposés tant qu’ils ne sortent pas de cette enveloppe). Lorsque la durée minimale de 8 ans a été atteinte à compter de la souscription du contrat, les intérêts et produits perçus sont peu imposés. Ils ne subissent l’imposition au prélèvement libératoire de 7,5% (ou au choix selon la tranche d’imposition du contribuable) qu’au delà d’une franchise annuelle de 4.600 euros pour une personne seule ou de 9.200 euros pour un couple marié, alors que la plupart des autres produits de placement appliquent un prélèvement libératoire de 18% sur les intérêts générés.
Verser des liquidités sur un contrat d’assurance vie de plus de 8 ans revient, en quelque sorte, à utiliser un produit de trésorerie souple. Malheureusement des frais (la plupart du temps de 2% à 5%) sont applicables sur les versements effectués.
Les caractéristiques des contrats d’assurance-vie
Chaque personne peut ouvrir un contrat, y compris les enfants mineurs (sous réserve d’être représentés par leurs parents ou la personne ayant l’autorité parentale) ou majeurs. On peut souscrire autant de contrat qu’on le désire. Mais n’abusez pas des ” bonnes choses “. L’administration fiscale n’apprécie pas que l’on détourne, de manière flagrante, un produit pour l’utiliser dans un cadre autre que celui pour lequel il a été initialement prévu. Gare au excès !
Versement minimum : variable selon les contrats (de quelques dizaines d’euros à plusieurs milliers d’euros).
Plafond des versements : aucun.
Durée : non limitée, l’optimisation a lieu à partir d’une durée de 8 ans, les contrats sont renouvelables par tacite reconduction.
Rémunération : les fonds en euros (sans risque) des contrats d’assurance-vie ont servi en moyenne un rendement net de frais de gestion de 3,80% à 3,90% en 2008, contre 4,10% en 2007. Voir notre dossier spécial “Rendement de l’assurance-vie”.
BERNARD LE COURT, Les Echos
http://www.lesechos.fr/patrimoine/assurance/300339982.htm?xtor=RSS-2066



